L’histoire se passait à Masina sans fil le week-end dernier, la police surgit, sur le lieu de la fête et embarque les fauteurs de trouble. Renseignement pris : le garnement à la base de cette rixe n’est autre que le neveu du marié congolais de l’étranger.
Un bar de triste réputation réquisitionnée pour abriter une fête de mariage, a été le théâtre samedi dernier d’un pugilat entre kuluneurs en furie au point de compromettre le cours de la manifestation. Verres cassés, tables renversées, casiers jonchant le sol, trace de sang sur le pave, tel est le triste bilan de cet incident gratuit perpétré par une jeunesse ivre et visiblement incapables de maîtriser leurs pulsions. Et pourtant, lorsque commençait la soirée à partir de 22 heures, rien ne présageait une telle issue. Des hommes et des femmes mis sur leur trente et un, attendaient patiemment l’arrivée des maries.
L’homme, vivant à l’extérieur du pays, s’est fait représenter par un de ses proches. Mais, l’ambiance dans ce cadre étroit non approprié pour la tenue de telles manifestations, ne prêtait guerre à l’optimisme pour ceux qui savaient décrypter les signes de temps. Pas d’espace pour poser le pied tant la promiscuité avait atteint son paroxysme pendant que d’autres invités continuaient de négocier durement leur accès.
En fait, les tenanciers de ce night club forçaient la note tout en sachant que leur cadre ne répondait pas aux normes. C’est dans cette ambiance hystérique sur fond d’une musique bruyante que les mariés feront leur entrée. Pluie de confettis, ovations et danse. Puis la cérémonie se poursuit, à la vaille que vaille, sans maître de cérémonie, ni un protocole digne de ce nom. Et puis couac ! Les baffles pètent. Quelques invités se soustraient discrètement. A 2 heures du matin, la boisson se fait rarissime, se négocie à la tête du client. Soudain, un mouvement suspect s’observe du côté de la discothèque.
Un malabar au physique de gladiateur tient l’assistance en respect. Agitation, menace, intimidation, puis... clic ! clac! Baffe! Des bouteilles volent à éclat. C’est le sauve-qui-peut. Les mariés prennent leurs jambes au coup. Il n’y avait pas mille et une façon pour sauver sa peau. Les vigiles du bar s’en mêlent, et avec eux, les kuluneurs du coin venu à leurs rescousse. Une jeep de la police surgit aussitôt et embarque les fauteurs de trouble. Renseignement pris le garnement à la base de cette rixe n’est autre que le neveu du “ marié-congolais de l’étranger ”. Allez-y comprendre !
(Ern.)AD/Uhuru
Last edited: 07/08/2008 17:27:47