La ministre congolaise du Genre, de la Condition féminine et de l’enfant, Philomène Omatuku, a rappelé, à cette occasion, que toute la région des Grands lacs a connu depuis plus d’une décade de très graves perturbations d’ordre socio-économique et sécuritaire dues notamment à des conflits armés.
Le ministre d’Etat à l’Intérieur, à la Décentralisation et à la Sécurité, Dénis Kalume Numbi, a procédé jeudi, à l’Hôtel Memling à Kinshasa, à l’ouverture de la conférence internationale des ministres chargés des Affaires féminines des pays de la région des Grands lacs. Cette conférence, qui se clôture vendredi, est axée sur la création, dans cette région, d’un Centre de recherche et de documentation sur le genre et la promotion de la femme.
La ministre congolaise du Genre, de la Condition féminine et de l’enfant, Philomène Omatuku, a rappelé, à cette occasion, que toute la région des Grands lacs a connu depuis plus d’une décade de très graves perturbations d’ordre socio-économique et sécuritaire dues notamment à des conflits armés et à l’absence de normes démocratiques faisant, comme principales victimes, la femme, la jeune-fille et la petite-fille.
Elle a cependant indiqué que la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Déclaration africaine de Dar es-Salam sur la paix, la sécurité, la démocratie et le développement dans cette région (2004), le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits de la femme en Afrique (2005) et la consécration de l’égalité de genre par quelques constitutions de la région ont constitué des avancées politico-juridiques qui ont abouti à la genèse d’un mécanisme régional particulier, à savoir : le la nécessité de création de ce centre régional.
Ces assises leur permettront d’avoir un même entendement dans les définitions des missions, des objectifs et des stratégies du Centre et de déterminer les modalités de la collaboration avec l’Observatoire du genre de la “ CIRGL ”. Elles devront également formuler des recommandations de gestion et d’organisation sur des programmes du Centre régional de Kinshasa avec ses antennes satellites de dimensions inférieures dans chacun de onze pays membres de la région des Grands lacs.
Les principes pour le choix et le fonctionnement du conseil d’administration, du comité directeur et des comités scientifiques de la structure ainsi que des propositions concrètes des contributions au fonctionnement efficace du centre par les Etats membres, l’UNESCO, l’UNFPA, la BAD, le PNUD, l’UNIFEM, l’UNICEF et d’autres partenaires bi et multilatéraux, sont d’autres points concernés par ces assises.
Le centre régional, a-t-elle souligné, devra être le creuset de la recherche et du savoir mis à la disposition de près de cent millions de personnes, réparties dans les pays impliqués et qui ont soif de connaissances nécessaires à l’établissement d’un ordre social et culturel nouveau, non conflictuel et paritaire pour le rayonnement régional et continental souhaité.
Mme Omatuku a, par ailleurs, indiqué que l’impact stratégique du centre le plus attendu est de permettre l’émergence de la politique régionale du genre dans la région des Grands lacs. Elle a exhorté les participants à œuvrer avec abnégation et détermination en vue de formuler les recommandations sur l’opérationnalité du centre et de ses onze satellites en gestation dans une dynamique de collecte, de traitement et de diffusion.
Pour sa part, M. Pierre Sacré, directeur général adjoint pour les sciences humaines à l’UNESCO, a indiqué que leur souhait est qu’il y ait, à l’issue de ces travaux, un partenariat solide et dynamique devant permettre aux pays de la région de placer les droits des femmes et leur participation à la vie politique, sociale et économique au centre des politiques publiques. Il s’agit précisément des politiques à consolider la paix et enclencher un développement centré sur les besoins et les aspirations des populations de la région.
Il a enfin appelé les participants à l’édification d’un vaste consensus populaire et gouvernemental pour dire “ non ” aux violences faites aux femmes et à la marginalisation politique et économique de celles-ci afin de libérer leur énergie créatrice leur permettant d’exercer “ le leadership qui leur revient de droit dans la reconstruction sociale, économique et politique de la région. Ces assises se tiennent grâce à l’appui financier de la BAD, de l’UNESCO et de l’UNFPA.
Acp
Last edited: 07/08/2008 15:29:55