Le ministre congolais des Finances et Secrétaire Rapporteur du Cacus africain, Athanase Matenda Kyelu vient de regagner le pays après une brillante participation à la Conférence internationale sur le rôle de bailleurs de fonds non traditionnels dans le financement du développement en Afrique qui s’est tenue le vendredi 1er août 2008 à Nouakchott, capitale de la Mauritanie.

Heureux qui comme Athanase Matenda vient d’effectuer un séjour fructueux en Mauritanie. Le ministre des Finances a mis à profit les assises de Nouakchott sur le rôle des bailleurs des fonds non traditionnels en Afrique pour éclairer la religion des plénipotentiaires de la finance internationale sur le partenariat avec la Chine. Le mérite du ministre Matenda est d’avoir démontré que le contrat avec Pékin résulte du constat unanimement établi par Kinshasa et ses partenaires traditionnels.
Lesquels sont conscients que les besoins urgents et importants en infrastructures sont au-dessus de leurs capacités de financement et qu’ils doivent s’ouvrir à d’autres partenaires. Pour autant, a martelé l’argentier national, le gouvernement s’engage à respecter ses engagements avec ses partenaires traditionnels. En somme, oui au partenariat avec la Chine, oui à la poursuite du programme avec les institutions de Bretton Woods. Voilà qui est bien dit.
Les bailleurs de fonds non traditionnels sont invités à améliorer la concessionnalité de leurs prêts afin de bénéficier de leur implication dans plus des régions et de pays et de permettre aux pays à faible revenu de préserver la viabilité de leur dette. C’est une des recommandations de la conférence internationale sur le rôle des bailleurs de fonds non traditionnels dans le financement du développement en Afrique qui s’est tenue le 1er août 2008 à Nouakchott en Mauritanie. On a noté une présence remarquable de la RDC représentée par le ministre des Finances et Secrétaire rapporteur du Caucus africain, Athanase Matenda.
Dans son discours prononcé du haut de la tribune de la conférence internationale, le ministre des Finances a retracé les péripéties qui ont émaillé la RDC pendant plus de 15 ans: de troubles sociaux et politiques, de l’isolement international de l’yperinflation et de recul continu de l’activité économique, ... qui ont été les conséquences de plusieurs décennies de mauvaise gouvernance politique administrative et économique et d’une crise profonde de légitimité.
Il a relevé la mise en place d’un vaste programme d’urgence de réhabilitation des infrastructures économiques et sociales de base ainsi que de restructuration de l’administration et des entreprises publiques. Il a indiqué que ce programme très ambitieux qui se poursuit, a été financé par des ressources concessionnels consenties par les partenaires traditionnels de la RDC au premier rang desquels se placent la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Union européenne. Il a par ailleurs, indiqué que le gouvernement congolais et les partenaires traditionnels sont conscients que les besoins urgents et importants en infrastructures sont au dessus de leurs capacités de financement et qu’ils doivent s’ouvrir à d’autres partenaires. C’est dans ce contexte qu’un partenariat original avec la Chine a été conclu. Il a reconnu que le gouvernement congolais devra veiller au respect de ses engagements avec les partenaires traditionnels.
En prélude au Forum d’Accra en septembre prochain, le ministre a fait savoir que le gouvernement de la RDC a procédé avec les principaux bailleurs de fonds à savoir : la BM et la BAD à l’évaluation de la performance des portefeuilles de ces dernières. Cela a permis d’identifier les difficultés dans la mise en oeuvre des projets qui se déclinent surtout en une importante lenteur des procédures d’établir les responsabilités et de dégager des pistes de solution pour relever les niveaux d’exécution physique et financière des projets d’infrastructures.
A ce sujet le gouvernement s’est engagé à redynamiser son programme de réformes structurelles en vue d’améliorer sensiblement la capacité d’absorption de l’économie congolaise par rapport aux financements des partenaires traditionnels et non traditionnels.
Le ministre des Finances a souligné que le cas de la RDC suscite des interrogations sur la manière de concilier le respect du cadre de soutenabilité de la dette publique, qui est le fondement de la politique d’aide au développement des partenaires traditionnels de la RDC avec les exigences nouvelles et non intégrées de ses partenaires non traditionnels. Alors que la déclaration de Paris sur l’efficacité, de l’aide n’a pas encore fini de résoudre les questions de coordination et d’harmonisation.
Une autre recommandation formulée à l’endroit des bailleurs de fonds non traditionnels c’est de mettre l’accent dans leurs projets d’investissement sur la valeur ajoutée, le transfert des connaissances et le renforcement des capacités locales qui devrait caractériser l’aide au développement.
Aux institutions de Bretton Woods, les gouverneurs Africains ont recommandé, entre autres, d’introduire plus de flexibilité dans l’application des seuils de concessionnalité requis en tenant compte des besoins de financement auxquels font face les pays africains, notamment pour le financement des infrastructures, ainsi que de la rentabilité de banque projet.
Les institutions de Bretton Woods devraient également mieux prendre en compte dans l’analyse de viabilité de la dette, les effets induits des projets d’infrastructures et leur impact potentiel sur les exportations, la croissance et les recettes budgétaires, de permettre aux pays éligibles à l’IDA d’avoir accès aux ressources de la Banque mondiale en des termes souples et réaliser la solution de 1 % proposée par le président de la BM en relation avec les fonds souverains.
Aux bailleurs de fonds traditionnels il a été demandé de faire en sorte que les engagements financiers pris en faveur de l’Afrique se traduisent par des flux réels prévisibles et à temps des ressources promises, d’accélérer la mise en oeuvre des recommandations de la déclaration de Paris sur l’harmonisation et l’alignement de l’aide, en particulier celles liées aux appuis budgétaires et à l’utilisation des systèmes nationaux et d’améliorer l’accès des produits des pays africains à leurs marches.
Les bailleurs des fonds traditionnels devraient aussi consentir des appuis câblés au secteur agricole dans les pays africains. sous forme d’assistance technique et financière visant à accroître la production agricole et la valeur ajoutée et à atténuer la flambée des prix des produits alimentaires causée par la conjonction de la hausse de la demande, l’augmentation des prix de pétrole et l’utilisation des récoltes basées sur les biocarburants.
La conférence internationale sur le rôle des bailleurs de fonds était présidée par M. Ousmane Kane président du Groupe des gouverneurs africains du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Ont participé à cette conférence notamment les gouverneurs africains des institutions de Bretton Woods, le Directeur général du FMI, le président de la Banque islamique de développement.
Le Gouverneur de la Banque de développement de la République populaire de Chine et des hauts représentants du Groupe de la Banque mondiale de la Banque africaine de développement et de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA).
(Milor)
Dma Buhake/Forum des as
Last edited: 06/08/2008 17:31:22