Les obsèques de l’artiste musicien Wendo Kolosoy ont eu lieu dimanche en début d’après- midi au cimetière de la Gombe en présence de plusieurs personnalités après une cérémonie d’adieu à l’esplanade du stade des Martyrs.

L’artiste musicien Wendo Kolosoy a été conduit dimanche à sa dernière demeure au cimetière de la Gombe après les hommages qui lui ont été rendus à l’esplanade du stade des Martyrs où il a eu droit aux obsèques dignes de son rang depuis la sortie de son corps samedi de la morgue de la Clinique Ngaliema où son corps a été conservé après sa mort le lundi 29 juillet 2008. C’est dans cette formation médicale qu’il a trouvé la mort à l’âge de 83 ans suite à certains malaises. Le dimanche dans la journée, avant la levée de corps pour le cimetière, une cérémonie officielle retransmise en direct sur les antennes de la télévision nationale et au cours de laquelle il lui a été décerné à titre posthume, au nom du Chef de l’Etat une médaille d’or de mérite artistique.
Emouvante, cette cérémonie de décoration a été officiée par le Général Joachim Mabiala, Chancelier des Ordres nationaux.
Wendo a réuni autour de lui les membres du cabinet du Chef de l’Etat, du Gouvernement, du parlement, des officiers généraux des Fardc et de la Police nationale, les membres de sa famille dont sa nombreuse progéniture, les membres de l’Union des Musiciens du Congo (Umuco) conduits par leur vice-président Papa Wemba le patron de de l’orchestre Viva la Musica ainsi que plusieurs admirateurs du défunt et autres curieux. La délégation du Congo- Brazzaville qui était aussi à cette rencontre était conduite par Mme Opa, la représentante du ministre de la Culture et des art avec des personnalités de haut rang dont les membres du bureau du Festival panafricain de Musique (Fespam) avec son commissaire général.
Après le stade des Martyrs, le long cortège avec à sa tête des motards de la Police nationale, suivi des 2 corbillards, l’un transportant le cercueil de l’illustre disparu et l’autre chargé des fleurs, s’est dirigé vers le cimetière sous les pleurs de certains de ses inconditionnels alors que d’autres, sous les pulsions rythmiques de son orchestre dont les musiciens, perchés sur un imposant podium alloué par une société brassicole de la place.
Ce ni deuil ni fête a crée de l’ambiance dans la mesure où la confusion était totale.
L’on se croirait à un festival ou dans une kermesse, pour corroborer aux écrits de notre très distingue confrère AfriquEchos Magazine partir de sa rédaction centrale en Suisse au sujet de ces obsèques de koko (Grand père) Wendo : “ J’espère que, dimanche, lors de ses obsèques à Kinshasa, personne ne s’est amusé à pleurer Wendo Kolosoy. Parce qu’en Afrique, la mort d’une personne âgée est considérée comme la fin d’une vie bien remplie, parce que mourir à un âgé avancé est regardé comme une grâce ”. Et nous de confirmer : Botowamungu, on ne l’a pas pleuré à grosses larmes. A peine quelques cas isolés de pleurs. La piste était envahie aussi bien par les jeunes, même de moins de 10 ans que par de grandes personnes chaque fois qu’on interprétait les œuvres tirées du répertoire riche du défunt.
Au grand bain de foules sur le trajectoire de ce cortège et aux nombreuses couronnes de fleurs dont il a droit, il faut faudra ajouter de multiples oraisons funèbres, dédicaces et témoignages au stade des Martyrs. C’est le cas de ceux du ministre de la Culture et des Arts, du Gouverneur de la ville de Kinshasa, de Maître Taureau, artiste et un des compagnons et confidents de Wendo, de Papa Wemba…
Pas très bien organisé à cause surtout des improvisations, le protocole qui n’a pas été à la hauteur a été débordé car tout le monde était déterminé à s’incliner deavant le cercueil de Wendo, à témoigner sur la vie de ce dernier.
André Kimbuta a salué en Wendo un “ patrimoine culturel kinois ”. “ Il a vu générations biologiques qui ont fait de lui un père, un arrière et arrière grand-père qui a entièrement consacré sa vie à la musique ”, a-t-il dit.
Un baobab est tombé, une étoile s’est éclipsée, une voix s’est éteinte. C’est avec déception que le monde a appris la mort de cet artiste, a déclaré M. Esdras Kambale le ministre de la Culture et des Arts.
Pour sa part, Papa Wemba et un représentant de la famille du disparu a remercié le Chef de l’Etat pour son intervention pour l’organisation de ces obsèques.
Boni Tsala/MMC
Last edited: 04/08/2008 19:27:51