Selon, cet , la prise de position de l’ANEP tombe mal à propos et dénote une certaine agitation irresponsable lorsqu’on sait que le rapport de l’ECOFIN sur le dossier SNEL – MAG ENERGY n’a pas encore fait l’objet de débat à l’Assemblée Nationale.

Le contentieux SNEL – MAG ENERGY, présenté à l’Assemblée Nationale au mois de juillet 2008, est toujours au centre des débats dans tous les milieux politiques. L’on se rappellera qu’à ce sujet, l’Association nationale des entreprises du Portefeuille a eu à publier dernièrement un document dénommé “ L’avis de l’ANEP au sujet du rapport présenté par la Commission Economique et Financière de l’Assemblée Nationale se rapportant au contentieux SNEL-MAG ENERGY du 15 juillet 2008 ”.
Ainsi, sur un ton de surprise et d’indignation, l’honorable Célestin Vunabandi s’est insurgé contre la manière dont le syndicat des employeurs haussent le ton sur la prestigieuse institution de la République assurant le contrôle des entreprises publiques jusqu’au sommet.
Selon, ce député, la prise de position de l’ANEP tombe mal à propos et dénote une certaine agitation irresponsable lorsqu’on sait que le rapport de l’ECOFIN sur le dossier SNEL-MAG ENERGY n’a pas encore fait l’objet de débat à l’Assemblée Nationale. Les questions soulevées par certains médias valent la peine d’être posées : qu’est-ce qui fait courir l’ANEP ? Pour qui roule cette organisation ? Pourquoi cette agitation ?, s’est-il interrogé. Il est irrévérencieux et maladroit pour l’Association nationale des entreprises du portefeuille, d’avoir abordé le fond d’un sujet aussi délicat en instance d’examen à la plénière de l’Assemblée nationale, soutient-il.
En effet, c’est la seconde fois, en quelques mois que ces messieurs s’expriment sur ce dossier, prenant fait et cause et s’érigeant en défenseurs acharnés non pas de la SNEL, ni d’un projet pour la SNEL, mais bien des dirigeants de cette entreprise. C’est clair, l’ANEP est ainsi devenue la caisse de résonance des dirigeants de la SNEL pour des sujets que ces derniers s’abstiennent d’aborder ouverte.
C’est indigne et ridicule !
Les prises de positions de l’ANEP sur ce dossier paraissent pour le moins surprenantes et paradoxales. Tout le monde sait que l’ANEP, syndicat des employeurs, a eu à s’exprimer très rarement, lorsqu’il s’agissait d’aller contre l’avis des autorités gouvernementales ou de tutelle des entreprises publiques. Bien des contrats plus ou moins bons ont été conclus, parfois stigmatisés ou remis en cause, sans que cette association réagisse. Des dirigeants d’entreprises publiques ont été sanctionnés, parfois injustement sanctionnés sans que ce syndicat n’ose lever le moindre petit doigt.
Doit-on rappeler à l’ANEP que ce dossier a été confié à la Commission ECOFIN de l’Assemblée Nationale dont l’honorable Vunabandi est membre à part entière ? Doit-on apprendre à ces messieurs que le dossier aujourd’hui en litige entre les partenaires SNEL et MAG ENERGY est la convention de partenariat pour le financement de la réhabilitation de 4 turbines d’INGA II/B, conclue le 14 septembre 2007 ; que cette convention a été initiée et négociée à partir du mois d’avril 2007, période d’entrée en fonction de l’actuel Comité de Gestion de la SNEL alors que l’honorable Vunabandi Célestin avait quitté le Ministère du Portefeuille depuis octobre 2006 ?
En l’espèce, messieurs de l‘ANEP devraient savoir que l’honorable Vunabandi est à compter parmi les personnes les mieux indiquées pour donner un point de vue éclairé sur ce dossier parce que les faits sujets à problème, concernent un secteur qu’il connaît bien, pour l’avoir dirigé pendant 2 ans. C’est pourquoi l’ECOFIN de l’Assemblée Nationale l’a entendu sur ce dossier. De plus, contrairement à ce qu’affirme l’ANEP, il n’existe aucune disposition du Règlement d’Ordre intérieur de l’Assemblée Nationale qui puisse valablement interdire l’honorable Vunabandi de participer aux travaux de l’ECOFIN de l’Assemblée Nationale sur ce dossier. Contrairement aux dispositions de l’alinéa 2 de l’article 182 du règlement d’ordre intérieur de l’Assemblée Nationale que d’aucuns tentent injustement d’évoquer, l’enquête sur le dossier SNEL-MAG ENERGY ne concerne ni le groupe parlementaire de l’honorable Vunabandi ni son parti politique, ni sa propre personne, ni ses intérêts ou ceux d’un proche à lui, parent ou allié.
Par contre, si pareille disposition devait être lue dans toute sa rigueur, le dossier sous examen n’aurait pas été débattu par un quorum dominé par le parti politique auquel appartiennent les deux ministres de tutelle et la plupart des mandataires de la SNEL.
Dans sa déclaration, l’ANEP soutient que l’honorable Vunabandi aurait dû avoir l’élégance de se déporter et de ne pas prendre part aux débats de la commission au risque d’une part d’influencer les conclusions de la commission pour justifier sa signature antérieure (comme si cette signature faisait problème !), et d’autre part, d’entacher d’irrégularités les travaux de la commission auxquels il a participé et le rapport qui en a découlé. Pourquoi l’honorable fait-il peur ? Pourquoi croire que dans une Assemblée ou le débat et la démocratie sont de mise, l’honorable Vunabandi peut imposer son opinion et manipuler le rapport de toute une commission parlementaire constituée de 80 députés ? C’est une insulte à notre institution et aux honorables députés qui la composent. Doit-on rappeler que l’honorable Vunabandi n’est ni membre du Bureau de l’ECOFIN de l’Assemblée Nationale, ni responsable d’une quelconque sous-commission ?
Dans tous les cas, il y a lieu de noter que l’honorable Vunabandi n’a pas participé à une bonne partie des travaux sur le dossier SNEL -MAG ENERGY durant deux semaines de son séjour à l’étranger. Et qu’en plus, il s’est délibérément abstenu, pour des raisons personnelles, de s’exprimer lorsqu’il s’est agi de formuler des responsabilités et de recommandations à l’endroit de Madame la Ministre du Portefeuille.
Poussant leur outrecuidance et sans mesurer la gravité de leur propos, les dirigeants de l’ANEP se sont permis dans leur conclusion d’évoquer l’éventualité de démission du bureau de l’ECOFIN de l’Assemblée Nationale, soit disant pour haute trahison vis-à-vis du peuple. Comme Si le fait de n’avoir pas soutenu leurs maîtres à penser relève d’un acte de trahison. C’est ridicule !
Des positions qui traduisent les combines et cachent mal un combat d’arrière garde pour ceux qui tiennent à la rupture avec MAG ENERGY; ces affairistes qui exposent dangereusement les intérêts de la République, pour assouvir les intérêts personnels.
Célestin Lutete/MMC
Last edited: 04/08/2008 18:12:59