Affaire Botethi et recrudescence de la grande criminalité à Kinshasa. Des manœuvres en l’air pour décourager les investisseurs chinois de la matérialisation des “ cinq Chantiers ”.

A l’étape cruciale de la mise en œuvre des cinq Chantiers du Chef de l’Etat par l’entrée en jeu des investisseurs chinois arrivés à Kinshasa bourse à la main, on peut dans le même temps noter paradoxalement un fait très singulier. C’est la bouleversante coïncidence entre l’arrivée effective, des constructeurs chinois clé en main et une brusque et exponentielle recrudescence de la grande criminalité à Kinshasa. Des assassins surgis on ne sait d’où tirent impitoyablement sur tout ce qui bouge dès la tombée de la nuit dévalisant tout. Même les villas cossues du quartier huppé de Binza, jadis considéré comme une antre imprenable, ne sont pas épargnées.
En analysant les identités des victimes de ces agressions et en les classifiant selon leurs tendances politiques respectives, on réalise sans peine qu’elles sont issues de tous les camps politiques. Même les Officiers de l’Armée et de la Police nationale sont agressés et tués ça et là par ces gangsters. Ceux-ci ne semblent répondre qu’à une seule logique, la distribution de la terreur, en témoigne leur modus operandi consistant à placer une grosse pierre en guise de barrière de fortune au lieu de l’embuscade et d’attaquer mortellement le premier malchanceux arrivé par un pur hasard.
A ce sujet précis, le cas le mieux illustratif est l’arrestation dans la nuit du samedi 26 juillet 2008 au dimanche 27 de l’assassin Kadi, redoutable malfaiteur cité dans l’affaire Botethi par son compère Mwewa, alias Kabuchungu, un autre tueur à gages poursuivi pour avoir donné la mort au Vice Président de l’Assemblée provinciale de la Ville de Kinshasa.
Botethi Malgré qu’il était activement recherché par tous les services de sécurité, sieur Kadi opérait tranquillement à BinzaTelecom (UPN) où il avait tendu une embuscade de pierre sur l’avenue Masikita et où il a eu la malchance de recevoir comme premières victimes les hommes très bien formés du Colonel Kanyama, commandant du district de la Lukunga qui étaient justement à sa recherche.
Que se serait-il passé cette nuit-là si à la place des fins limiers du Colonel Kanyama, il s’était trouvé l’embuscade du criminel Kadi un homme politique un opérateur économique ou de paisible citoyens ? Désolation serait l’unique réponse.
Revenons à présent à la coïncidence entre cette montée en flèche de la grande criminalité à Kinshasa et l’arrivée des engins et des partenaires chinois pour le début effectif des “ cinq chantiers ” qualifiés par certaine opinion d’illusion du siècle. Quand on observe attentivement ce phénomène de la grande criminalité à Kinshasa. On a une nette impression qu’il y a une main noire quelque part qui planifierait cette terreur aveugle juste pour décourager les investisseurs chinois déjà dans nos murs.
C’est une hypothèse à ne pas minimiser quand on connaît ce que le pays a déjà enduré dans le même sens à l’époque où certaines personnes devenues aujourd’hui des donneurs de leçons de démocratie et de bonne gouvernance à partir de la sécurité de leur tour d’ivoire occidentale étaient aux commandes de certains services stratégiques de l’Etat zaïrois. C’était la même terreur planifiée de la même manière qu’aujourd’hui.
Qui serait donc le bénéficiaire d’une hypothèque jetée sur les “ cinq Chantiers ” du Président de la République? En tout cas, pas son promoteur. Kabila Kabange, qui a l’obligation de réussite pour présenter un bilan élogieux en 2011 afin de demander un nouveau bail aux Congolais, ce qui est de son plein droit.
C’est ici où il y a quelque part l’odeur d’un complot encore diffus. Complot contre les “ cinq Chantiers ”. Donc contre Kabila Kabange. Pas contre sa personne physique, mais contre son porojet de développement pourtant très attendu par toute la population indistinctement quelles que soient leurs différentes convictions politiques, aspire dans son ensemble au mieux-être.
En tout cas, à notre sens, c’est l’explication la plus défendable de la motivation de ces crimes à répétition dont il est difficile de cerner le mobile réel… Il faut donc creuser, investiguer et c’est là la tâche ardue des services des Renseignements qui doivent aller au-delà de ce qui apparaît au commun des mortels.
Le défi à ce jour pour chaque Congolais dans cette affaire est d’aller au-delà de ce qu’on a entendu jusqu’ici, par exemple des déclarations loufoques et décousues de la bouche de certains opposants, toujours les mêmes, agités, qui rasent habituellement les murs des salles de rédactions des tabloïds de Kinshasa et qui écument régulièrement les plateaux des télévisions attribuant pince-sans-rire au “ Pouvoir de Kinshasa ” la paternité de la grande criminalité à Kinshasa.
Est-il besoin de rappeler que le “ Pouvoir de Kinshasa ” dont ils parlent est incarné par Joseph Kabila Kabange, Président élu au suffrage universel direct, Commandant suprême des FARDC et de la Police nationale. Et que à ce titre c’est lui qui est visé par leurs accusations gravissimes et mensongères ?
Verrait-on le Président de la République planifier des opérations de terreur contre ses propres électeurs, contre son propre projet, contre sa propre réélection en 2011, et donc plus explicitement contre sa propre personne ?
Décidément dans quel monde sommes-nous pour avoir des idées aussi diaboliques.
On peut légitimement reprocher au “ Pouvoir de Kinshasa ”, c’est-à-dire à l’Etat, de ne pas avoir su remplir suffisamment son rôle régalien de sécuriser la population, on peut de la même manière accuser les forces armées et de sécurité d’indolence dans certaines situations telles que celles que nous déplorons aujourd’hui, cela est discutable. Mais de là à parler d’une terreur planifiée par l’Etat contre la population, on fait un bond de plusieurs siècles en arrière.
(Milor)CKM/Forum des As
Last edited: 04/08/2008 17:49:05