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Bonjour | 02/12/2008 19:43 | English Make DC Home page | RSS feed

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Après une seconde opération réussie au niveau de l’abdomen, l’assassin présumé se dit prêt à confondre Kady demain mardi au Camp Kokolo. Le procès relatif à l’as­sassinat de Daniel Botethi avait connu un tournant le samedi 26 juillet 2008 avec l’arrestation du sergent Kady, considéré jusqu’ici comme jeune des pièces maîtresses de cette ténébreuse affaire. En Cavale depuis une vingtaine de jours, le présumé “ agent de liaison ” du gouverneur Kimbuta avait été appré­hendé sur l’avenue Masi­kita à Binza/Upn.

Kady maîtrisé, l’opi­nion a cru que l’heure de vérité avait sonné. C’est ainsi que le Tribunal militai­re de garnison de Ngaliema avait été pris d’assaut le mardi 29 juillet par de nom­breux Kinois pour entendre le fameux sergent. Le public était resté suspendu aux lè­vres de “ l’agent de liaison ”, mais était resté sur sa soif. Présenté par Patrick Mwewa comme l’organisa­teur du crime et la personne qui les avait motivé avec la somme de 1200 dollars, Kady avait tout nié.

L’assistance était ébahie d’apprendre que Kady ne connaissait pas les autres membres de la bande, à savoir Junior Sushungu, le lieutenant Kasongo, le ser­gent Inoki, mais encore n’était jamais entré en con­tact avec le gouverneur An­dré Kimbuta. Il avait même ajouté qu’il s’était rendu dernièrement du côté du Plateau des Batekés.

Ce voyage lui avait rapporté un peu d’argent. Un brin d’espoir avait tout de même germé dans l’esprit des gens à l’annonce par le tribunal de la présence une fois de plus de Kimbuta au prétoire cette semaine. En­tre-temps, une folle rumeur avait fait le tour de la ville, faisant état de la dégrada­tion de la santé de Mwewa. On parlait d’empoisonne­ment ou encore d’une plaie mal soignée qui allait l’emporter avant l’issue du pro­cès.

Nouveau rebondissement

Du coup, des per­sonnes avides de la vérité se sont posé la question de savoir ce qui allait se passer si Mwewa emportait ses “ secrets ” dans la tombe. En somme, elles crai­gnaient que le flou ne persiste.
    
Leurs prières semblent avoir étés exaucés. Dieu merci, Mwewa, toujours souffrant, mais soigné à la clinique Ngaliema, se porte tout de même mieux. Nous sommes en droit d’affirmer que les rumeurs donnant pour mort Mwewa, ne sont pas fondées.

Des sources proches d’un des prévenus nous ont assuré la main sur le coeur le samedi 2 août 2008 que Patrick vient de quitter la salle de réanimation de la clinique Ngaliema où il était admis jusque samedi passé. Il est présentement dans la salle commune. A en croire un membre du conseil de la défense, Mwewa vient de subir sa seconde opéra­tion. En somme, le prévenu Mwewa avait été opéré pour la première fois à la clinique de la Pir. À l’époque, on avait parlé des infections in­testinales nées d’une bles­sure contractée au niveau de l’abdomen. Un peu plus tard, des amies et de la fièvre typhoïde l’avaient atta­qué.

Tout s’est bien passé cette fois-ci, a-t-on entendu. Ce singulier pen­sionnaire de la clinique Ngaliema a comme anges gardiens, des éléments de la police et de l’Audito­rat militaire. L’autre détail, porté à notre intention est que ce prévenu commence même à manger, reprenant visiblement les forces, il promet d’en faire voir des vertes et des pas mûrs à Kady demain. Nul doute que le présume organisa­teur du crime aura fort à faire pour convaincre les juges sur son innocence. D’autant plus qu’en moins d’un contre-ordre du tribunal, il  espère se présenter à la barre cette semaine pour aider à l’éclatement de la vérité.

En dehors des hom­mes en toge qui tentent de le réconforter, n’a-t-il pas de la famille à Kinshasa ?

Il nous a été donné d’apprendre que le jeune homme n’a pas une famille ici, mais qu’il entretient des rapports intimes avec Une fille.

Le “ couple ” a deux enfants; Harcelée par des forces de l’Ordre au motif qu’elle devait les aider, à retrouver la fameuse sim elle n’ose plus mettre pied à la clinique Ngaliema, moins encore au tribunal militaire de garnison de Ngaliema.

Procès Botethi : des signes d’inquiétude

Alors que les phares de l’actualité judiciaire demeurent toujours braqués sur le procès Botethi, et que l’opinion nationale reste ri­vée chaque jour, aux comp­tes-rendus des audiences et reportages des journaux, la vérité judiciaire qui était presque à la portée du tribu­nal militaire de garnison de Ngaliema s’est subitement éloignée de tous les es­poirs avec les dénégations en bloc de Kady. Il nie tout et ignore ses codétenus, à l’exception de son chef S4 de bataillon agri.

Stratégie ? Possible. D’autant qu’il est allé jus­qu’à ignorer même son pro­pre numéro de téléphone, celui par lequel ses compli­ces l’atteignaient et qui lui permettait à son tour de les appeler.

Stratège, Kady tente ainsi de faire perdre à la justice militaire, l’occasion de découvrir les autres éléments le puzzle, afin que de leur reconstitution, la vérité sur le crime odieux de Daniel Botethi puisse éclater au grand jour.

Heureusement que dans ce procès qui a l’air d’un jeu des dames, un autre pion majeur est en­core disponible: Pa­trick Mwewa l’un des avo­cats de la défense s’est con­solé de son rétablissement et croit savoir que mardi prochain, il sera présent à l’audience, en chair et en os. Non pas pour adopter la stratégie kadissienne de dénégations, mais pour dé­voiler le fond de son coeur, comme il l’a fait au cours des précédentes audiences du tribunal militaire de gar­nison de Ngaliema.

Mais, déjà, des si­gnes d’inquiétude sont ma­nifestes dans les milieux de la défense où on laisse en­tendre que beaucoup d’ef­forts doivent être déployés pour sécuriser davantage Patrick Mwewa. Et pour cause!

Des consignes formelles de l’auditeur militaire ba­fouées

On se rappellera que malgré les instructions formelles de l’auditeur mili­taire quant à la sécurité de Mwewa, on a vu un autre détenu accéder facilement au prévenu pour lui donner curieusement à manger. La question qui n’a jamais été posée est celle de savoir si cette nourriture était saine et si elle ne serait pas à la base de l’aggravation qu’on a par la suite enregistrée de l’état de santé de l’assassin présumé.

Bien que cet incident ait été porté à la connais­sance des autorités judiciai­res militaires, aucune sanc­tion n’a été prise pour ces violations de consignes.

Selon les informa­tions parvenues au Phare, Patrick Mwewa qui se porte de mieux en mieux est déterminé à éventer le boa et il entend le faire en envoyant dans les cordes l’autre pièce du puzzle, Kady, lors de leur confrontation de demain devant le tribunal militaire. A en croire les informations qui circulent, Mwewa va  démonter toute la stratégie de dénégations de Kady et peut-être permettre ainsi au tribunal de retrouver la voie de la manifestation de la vé­rité.

En attendant cette confrontation, des inquiétu­des sont de plus en plus ex­primées quant à la sécurité alimentaire de ce témoin-clé. On sait qu’à la suite de l’affaire de la SIM la compagne de Mwewa avait été brutalisée à la sortie de la prison de Makala où elle ve­nait de rendre visite à l’as­sassin présumé. L’objectif était bien sûr de retrouver la SIM qu’elle était sensée garder, mais la conséquen­ce est que depuis, elle n’a plus réapparu et mènerait en quelque sorte une vie de clandestinité. C’est justement cela qui pose aujourd’hui problème par la femme qui devait avoir le contrôle de l’alimentation du prévenu étant devenue invisible, n’importe qui peut avoir accès au prévenu pour ce faire.

Certes des mesu­rés de sécurité ont été ren­forcées surtout depuis la sortie de Mwewa de la salle de réanimation. Il est, selon les informations en notre possession, actuellement garde par des éléments de l’auditorat militaire ainsi que ceux de la police, mais encore une fois, le tendon d’Achille se situent au niveau du système d’alimentation et c’est ici que tous ceux que préoccupe la manifes­tation de la vérité insistent pour que les instructions de sécurité données par l’audi­teur militaire soient rigou­reusement respectées.

(Milor)

Le Phare

Last edited: 04/08/2008 16:36:03

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