Sortie politique remarquée du président du Sénat en cette période des vacances parlementaires à l’occasion de la conférence de presse donnée le 1er août à Kinshasa par M. Léon Kengo wa Dondo sur le thème d’un incontestable intérêt politique, à savoir : “Leadership et Etat de droit”.
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Le président du Sénat, Léon Kengo Wa Dondo, a exploré le champ sémantique des concepts “ Leadership et Etat de droit ”, partant de l’antiquité avec le Grec Périclès au 5ème siècle avant Jésus-Christ, au cours d’une conférence qu’il a donnée vendredi en la Cathédrale Notre Dame du Congo, dans la commune de Lingwala à Kinshasa. M. Kengo a précisément traité des points sur “ l’Etat et la Nation ”, “ les leaders et le leadership ” et “ le rôle des leadership dans une nation ”. Il a ainsi indiqué que le rôle de l’Etat est essentiel pour l’éclosion d’une nation, mais celle-ci n’est pas à confondre avec la notion de l’Etat. Le conférencier a relevé plusieurs conceptions du leadership, notamment économique, politique, socio-culturelle et spirituelle. Il a défini le leadership, parmi tant d’autres définitions, comme chef de fil, le meneur d’hommes vers les objectifs fixés.
Le président du Sénat, tablant sur la période de la 2ème République, a souligné les reformes économiques de 1967, avant la zaïrianisation, dont l’économie s’est équilibrée et la dictature du régime de cette période qui a mis en place certaines pratiques incompatibles dans un Etat de droit, qui, lui, est lié aux règles dont l’exercice vise le bien commun.
Il a élargi son exposé sur l’Etat actuel de la 3ème République issue des élections démocratiques. Celles-ci ont permis de faire de la RDC, un pays des règles de la bonne gouvernance de la collectivité nationale, selon les mécanismes que règle la Constitution, en dehors desquels personne ne peut se prévaloir au-dessus de l’Etat, ni des citoyens, ni des institutions démocratiquement établies. Le leadership actuel, a-t-il souligné, est issu de la volonté de la population exprimée à travers les urnes.
Le président du Sénat a ensuite répondu à une dizaine de questions des intervenants notamment sur la différence entre l’Etat et le leadership en RDC, la non existence du leadership dans ce pays et sur la position de plusieurs intellectuels formés dans les institutions scolaires et académiques catholiques qui ne pratiquent pas les valeurs que prônent la doctrine sociale de l’Eglise catholique et autres.
Il a notamment soutenu que l’Etat actuel n’est pas à confondre aux deux premiers Etats. Actuellement, a-t-il indiqué, tout se règle par un Etat de droit et les élections. Le président du Sénat a estimé qu’il faut aller plus loin dans les réformes dans le secteur de l’éducation pour le développement intégral de la RDC, à l’instar de la réforme du père Ekwa, initiateur de la réforme de l’éducation, en distinguant l’enseignement public d’une part, et d’autre part l’enseignement privé, tous agréés au niveau national.
Le modérateur de la séance, le député et professeur Vundwawe Te Pemako, a apprécié la pertinence du thème et les qualités intellectuelles du conférencier Kengo qui fit partie de l’intelligentsia congolaise et catholique.
La conférence a été organisée par l’Institut international africain (IIA), sous le haut patronage de Mgr Laurent Monengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa et fondateur de cet institut. La prochaine conférence de l’IIA sera animée le mois prochain par Mgr Monsengwo, sous le thème “ La paix, le désarmement et le développement ”.
Présentant à cette occasion, l’IIA, l’archevêque de Kinshasa a indiqué que le cycle des conférences programmées par cet institut intègre les objectifs de celui-ci, notamment la formation des leaders politiques soucieux de lier la politique à l’éthique. C’est un institut post-gradué, licencié et doctoral qui réunit les étudiants ayant qualité du leadership après un test. Deux recherches originales, a précisé Mgr Monsengwo, sont exigées aux leaders, indiquant que les professeurs viendront de part le monde pour l’animation.
L’IIA qui est en phase expérimentale, existe depuis 2005. Les évêques auxiliaires de l’archidiocèse de Kinshasa, les évêques venus du Congo/Brazzaville, des députés, des sénateurs, les membres du gouvernement et ceux des corps diplomatique et ecclésiastique en RDC ont assisté à cette conférence.
ACP
Last edited: 04/08/2008 15:19:06