Le ministre de l’enseignement primaire, secondaire et profession­nel Maker Muangu Famba en sa qualité du président du co­mité national de l’examen d’Etat a procédé, le 01Août 2008, à la publication des ré­sultats de la section pédago­gique. Cette première livrai­son a concerné quatre pro­vinces éducationnelles sur les trente que compte la République Démocratique du Congo (RDC). Il s’agit de Kinshasa Est, Kinshasa cen­tre, Kinshasa Ouest et Maniema.

Comme la tradition l’exige, quelques élèves ont brillé. Ainsi, Kalaha Muepu, lauréat de l’Institut Mokengeli de la commune de Lemba (dans la province éducationnelle de Kinshasa Centre), a obtenu 72% des points, Celui du Collège Notre-Dame du Congo a réalisé 74% des points. Contacté au téléphone, l’inspec­teur général  de l’enseignement Luthuli Gay Prosper a fait sa­voir que les lauréats ont été classés par province éducationnelle. Ainsi, pour la publication de ce jour, chaque province a sorti un lauréat qui totalise un grand nombre des points dans sa province.

Selon toujours l’inspec­teur général la publication des résultats en ce début du mois d’août constitue un ex­ploit jamais réalisé depuis la création du système de l’exa­men d’Etat. Toutefois, a-t-il précisé, si l’inspection géné­rale est arrivée à battre ce record c’est grâce à l’intro­duction de l’ordinateur au cen­tre de correction par l’actuel ministre.

Par ailleurs, le ministre Maker a procédé, jeudi 31 juillet, à la remise des mal­les contenant les diplômes d’Etat de l’édition 2007 aux inspecteurs principaux provin­ciaux: de cinq provinces éducationnelles à savoir les provinces de Kinshasa Est, Kinshasa Centre, Kinshasa Ouest, Bandundu 3 et Kasaï 3. Il a invite ces interlocuteurs à remettre ces malles aux chefs d’établissement sans condition et sans délai.

Les hauts et les bas des résultats par le Net

La journée du 1er août consacrée généralement aux morts et aux parents a connu une ambiance particulière dans les rues de la Capitale. Dans l’avant-midi, des bandes d’élèves sillonnaient les rues, la tête couverte de poudre blanche signe de réussite aux examens d’Etat. D’autres ont loué des voitures et circu­laient à travers la Ville. Le fameux “ Bloc ” à Bandal a été littéralement envahi par ces jeunes faisant main basse sur la bière et autres amuse gueule. Avec une telle am­biance, il ne faut guère s’éton­ner que certains puissent tra­verser le Rubicon.

La publication des exa­mens d’Etat sur Internet est une innovation à encourager car elle permet à tout récipien­daire d’accéder rapidement à ses résultats. Le problème ne se pose pas pour les élèves résidant dans les centres ur­bains. Par contre, cela devient une mer à boire pour ces milliers d’élèves habitant l’arrière-­pays où les nouvelles techno­logies de l’information et de la communication ont du mal à s’implanter. Sans anticiper sur les Conséquences, il y a lieu de croire que le ministre à tout prévu!

A Kinshasa même, tout le monde n’a pas le privilège d’accéder à l’Internet. Cette formule de publication a entraîné, hier, une ruée vers les cybercafés de la place. Alors que le site était bien connu, de tous les finalistes, les res­ponsables de ces cybercafés ont interdit à tout client l’ouverture dudit site ! Ils en avaient seul le monopole en faisant payer à chacun pas moins de 200 FC. De bon­nes affaires ont été ainsi fai­tes sur le dos de ces pauvres élèves désireux de connaître les résultats.

Lors du bilan à faire pro­chainement, il serait intéres­sant que l’opinion soit infor­mée sur le coût de cette in­novation qui écourte le délai de publication. De trois mois, on est passé à quelques trois semaines. Que représenterait ce gain par rapport au budget initialement prévu par le Gouverne­ment, prévisions peut-être calculées sur base d’un trai­tement manuel! Dans tous les cas, bravo aux uns et aux autres.

(Milor)

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