Une commission interministérielle installée mercredi va réexaminer 156 titres fores­tiers couvrant plus de 20 millions d’hectares, soit le tiers de la surface exploitable en RDC. Selon le ministre de l’Environnement, au terme de cette opération, les titres fonciers qui ne correspondront pas aux exigences de la loi seront retirés à leurs attributaires.

L’objectif de cette mesure, a souligné le ministre José Endundo est d’atteindre une meilleure rentabilité du secteur forestier dans le budget de l’Etat et les structures décentralisées. La commission interministérielle est souveraine dans ses décisions, a-t-il relevé, ajoutant que lui-même en tant que ministre du secteur, est lié à ces, décisions. D’après lui, désormais, les concessions forestières seront attri­buées pour une durée plus longue. Ce qui rendra le certificat plus bancable, a-t-il laissé entendre.

Greenpeace accuse

Par ailleurs, Greenpeace s’insurge contre le système d’évasion fiscale grâce au moyen de la sous-factura­tion des bois, mis en place par des groupes forestiers opérant en RDC. Dans un rapport publié mercredi, l’or­ganisation internationale Greenpeace met en cause, notamment la firme Danzer, accusée de blanchir ses pro­fits à l’étranger pour échapper la fis­calité locale. En d’autres termes, ces firmes déclarent à des valeurs plus basses, les grumes en RDC alors qu’à l’extérieur, les prix appliqués sur les marchés internationaux pour les mê­mes grumes sont de loin supérieurs. Cela constitue, selon Greenpeace, un manque à gagner évalué à plus de 8 millions d’euros pour la République Démocratique du Congo.

Réagissant aux accusations de Greenpeace, la firme Danzer les qua­lifie d’absurdes et de populistes. D’après Danzer, Greenpeace cherche à ternir sa réputation.

(Milor)

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