Constat d’arrêt total de fonctionnement de la dernière turbine qui était encore en marche au barrage hydroélectrique de Mobayi-Mbongo dans la province de l’Equateur. La menace de cet arrêt avait longtemps fait l’objet d’alerte par les techniciens œuvrant à cette centrale électrique.
La centrale hydroélectrique de Mobayi Mbongo, située à 25 kms de la ville de Gbadolite, dans le Nord Uhangui, dans la province de l’Equateur, est complètement à l’arrêt depuis 3 jours à cause de la défectuosité de certaines pièces essentielles mécaniques de la toute dernière turbine.
Cet arrêt qui a provoqué d’office la rupture de l’énergie électrique pour laquelle les responsables de la SNEL (Société nationale d’électricité) et les autorités politicoadministratives avaient tiré la sonnette d’alarme quelques mois plus tôt, pourrait perdurer si l’acquisition des pièces de rechanges traînait. De source sûre, on apprend que la SNEL avait déjà consenti une somme de 194.000 euros pour la réparation des machines en panne.
Cette situation, constate-t-on, a entraîné des conséquences graves, notamment la rupture d’approvisionnement en eau potable, le non fonctionnement des machines et autres appareils dont l’utilisation nécessite l’énergie électrique, portant ainsi un coup sérieux à la vie socio-économique de Gbadolite et ses environs.
A cela s’ajoutent l’insécurité et le vol de câbles qui sont à craindre la nuit. Mis en service en 1989, et deuxième du type moderne en Afrique, le barrage de Mobayi Mbongo avec ses trois turbines n’a jamais connu depuis un certain temps de remplacement des pièces défectueuses, si bien que les deux premières machines avaient cessé de fonctionner depuis près de cinq ans, signale-t-on.
(Milor)Acp
Last edited: 02/08/2008 16:58:01