Selon le porte-parole militaire de la Monuc, le lieutenant-colonel Samba Tall, Laurent Nkunda du CNDP pose toujours des conditions pour rejoindre le processus de Paix de Goma alors que le groupe armé du PRP du Sud-Kivu a promis de prendre part aux réunions des commissions ad hoc.

Selon le porte-parole militaire de la Monuc, le lieutenant-colonel Samba Tall, Laurent Nkunda du CNDP pose toujours des conditions pour rejoindre le processus de Paix de Goma alors que le groupe armé du PRP du Sud-Kivu a promis de prendre part aux réunions des commissions ad hoc.
Cette précision a été donnée au cours du point de presse de mercredi au cours duquel il a dit que la Monuc ainsi que les facilitateurs chargés de convaincre Laurent Nkunda et les leaders d’un groupe armé du Sud-Kivu, multiplient des initiatives en appuie aux autorités du Programme Amani pour que les signataires des actes d’engagement de Goma fassent preuve, par des actes concrets, de leur réelle volonté de mettre fin aux incidents et affrontements dans les zones sous leurs contrôles.
Le porte-parole militaire de la Monuc a poursuivi en déclarant que des incidents armés ont opposé certaines factions et des violences ont été commises sur les populations par les principaux belligérants dans les régions qu’ils occupent tant au Nord-Kivu, au Sud-Kivu qu’en Ituri.
Cependant a-t-il poursuivi, les nouveaux déploiements des casques bleus et les opérations conjointes avec les FARDC dans les provinces de l’Est ont permis de maintenir le cessez-le-feu et de réduire notablement les violations des droits de l’homme.
En Ituri, par exemple, en dépit des actions de sensibilisations menées par les autorités locales à l’endroit des groupes résiduels du FNI et du FRPI, la Monuc et les FARDC maintiennent la pression sur les groupes armés congolais et étrangers. Ce qui a permis l’arrestation de deux miliciens du FRPI ainsi que la récupération de 3 soldats auprès des rebelles ougandais du LRA qui se sont réfugiés dans les forêts de Garamba en territoire de Dungu.
Au Nord et Sud-Kivu, bien que le cessez-le-feu soit globalement respecté, la Monuc a déploré que “ certains groupes signataires des accords de Goma exercent des représailles sur les populations vivant dans les zones qu’ils contrôlent ”.
C’est ainsi qu’entre les 24 et 28 juillet 2008, les casques bleus ont récupéré d’anciens combattants FDLR et Maï-Maï dès qu’ils fuyaient des représailles dans la région de Kasura et de Kalehe et ont interdit l’enlèvement des femmes à Rujebeshe et sur la route Nyanzale-Mweso. Les forces de la Monuc ont également empêché le déplacement des populations de Kalengera qui fuyaient cette localité suite à de fausses rumeurs.
Eyenga Sana/Le Potentiel
Last edited: 31/07/2008 17:43:03