Après la projection du film, un responsable d’Ambassade a répondu aux préoccupations de public, à travers un jeu de questions-réponses.
La salle Mongita a abrité, lundi dernier la projection du film intitulé “ Fils de l’ombre ” Suivi d’un débat, ce film s’inscrit dans le programme d’activités culturelles de l’Ambassade du Japon à Kinshasa. Cela, dans le souci d’améliorer la compréhension mutuelle entre les différents peuples, sans cependant cloisonner de telles manifestations culturelles au centre ville.
Il ressort d’un briefing fait à la presse que le film “ donne une bonne occasion de connaître l’esprit du samouraï et la vie quotidienne que menaient les Japonais de l’époque Edo. Car il s’agit d’un drame historique fondé sur une recherche documentaire minutieusement effectuée. Le héros Seibei Iguchi incame l’esprit chevaleresque du Japon.
En effet, le héros dont le film relate le parcours, est un samouraï au service d’un seigneur féodal dans un fief provincial de l’époque Edo. Il menait une vie assez discrète, avec ses deux filles et sa mère malade.
Plus d’une fois séduit par l’idée de rejoindre la vie prestigieuse de la ville, il a préféré plutôt se vouer à sa modeste condition sociale locale, renonçant quelque peu à la passion de l’escrime au sabre. Pourtant, son excellente technique dans le maniement de cet instrument de combat lui a valu un renom.
C’est notamment dans cet ordre d’idées que la cour seigneuriale a dû recourir à sa bravoure, pour en venir à bout d’un révolté. Ayant répondu avec abnégation au voeu du seigneur qui, lui, voulait à tout prix la tête dudit insurgé, Seibei Iguchi retrouve sa famille après la rude épreuve. Grâce notamment au succès ainsi récolté, il revient sur une décision de longue date, et rompt avec le célibat.
Il se remarie alors à une arme d’enfance, Tomoe. Celleci avait une nature alliant la beauté à la douceur. Après trois ans de vie conjugale, le mari perd la vie à l’occasion dune insurrection populaire. Ses deux filles resteront aux bans soins de leur marâtre, jusqu’à l’age nubile.
Après la projection du film, un responsable d’Ambassade a répondu aux préoccupations de public, à travers un jeu de questions - réponses. D’entrée de jeu, il a fait savoir l’intérêt poursuivi par la coopération nippone en organisant des projections filmiques à la cité. “ Pas à pas, l’Ambassade du Japon recommence de telles activités, pour faire connaître la culture nippone. (...) Ce programme va s’étendre progressivement vers la télévision, nous allons émettre prochainement des programmes documentaires ”, a-t-il relevé.
A la question de savoir ce qu’était devenu les réalités nippones plus de trois siècles après celles rapportées dans le film, l’orateur a établi un pont entre deux époques éloignées l’une de l’autre. Le temps est largement passé, certes, mais la mentalité japonaise n’a pas change. La situation sociale a fortement évolué notamment sur le plan matériel et celui des infrastructures, etc. Le Japon est à ce jour une puissance économique, où l’on travaille dur et très sérieusement. Toutefois, cela n’a pas change l’attachement de l’individu à sa communauté. Si bien que l’amour de la famille est resté inébranlable. (...) ” , a-t-il dit.
(Ern.)Payne/L’Avenir
Last edited: 29/07/2008 18:14:57