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Bonjour | 02/12/2008 18:58 | English Make DC Home page | RSS feed

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Mwewa avait reçu mission de citer “ deux commanditaires ” : André Kimbuta et Vital Kamerhe. Quels autres rebondissements va enfanter la confrontation entre Kadi, Mwewa et Kimbuta ? L’affaire du crime odieux perpétré sur le vice-président de l’Assem­blée provinciale Daniel Bo­teti n’a pas fini de voguer de rebondissements en rebon­dissements.

A l’audience de lundi, au Tribunal militaire de garnison de Ngaliema, un nouveau pion a été cité. Il s’agit d’un certain détenu du CPRK répondant au nom de Kasongo et au sobriquet de Phénomène. Pour l’auditeur militaire, ce jeune mi­litaire est condamné par la justice militaire, pour avoir tué M. Sangwa, en recou­rant au même modus ope­randi. Fausse barrière sur la chaussée. Dès que la voi­ture de la victime s’est im­mobilisée, il a tiré sur cette dernière et causé sa mort. Il est ami à Patrick Mwewa, a-­t-il laissé entendre, avant de faire comparaître ses codé­tenus, afin qu’ils rapportent au tribunal ce qui s’était dit en prison au sujet de cette affaire.

Après la comparu­tion des responsables du dispensaire du CPRK, le policier infirmier Adolphe Landu et son adjoint René Mwanza, reprochables pour avoir laissé accéder au malade Mwewa, le détenu Kasongo phénomène qui l’a nourri avec de la bouillie de maïs, le constat relevé par les avocats est que la sécurité des détenus mala­des au CPRK n’est pas as­surée et que les infirmiers condamnés et en détention, comme les membres des autres corps organisés, ne peuvent pas exercer leur profession.

La substance des confi­dences entre les détenus Kasongo et le lieutenant Edo

Un autre témoin cité par le ministère public, le lieutenant Edo Nzuzi in­terné à la chambre 1 A du pavillon 3, est passé lundi à la barre pour rappeler dans quelles circonstances, il a connu Patrick Mwewa et le détenu Kasongo, et ce qu’il a entendu dans les milieux du CPRK au sujet du pro­cès de l’assassinat de Da­niel Boteti.

Un soir, alors qu’il suivait à la télé, la rediffu­sion des audiences du pro­cès, il avait entendu Mwewa annoncer les couleurs, pro­mettant de citer comme commanditaire, un mem­bre important du gouver­nement. A cette occasion, Kasongo phénomène avait confié que Mwewa citera le gouverneur de la ville et Vi­tal Kamerhe, le président de l’Assemblée nationale. Cela pour qu’on lui assure de bons soins médicaux et que sa sécurité soit renforcée.

Selon cet officier, les détenus Flory, Bekazwa et Jean-Marie Wama, tous de la chambre 1 pavillon 3 A, peuvent confirmer que ces informations circulaient déjà en prison.

Le 18 juillet à l’audience, Patrick Mwewa n’a cité qu’André Kimbuta, plongeant les autres déte­nus dans l’indignation. Car, eux, les ex-Faz n’appré­ciaient pas des dénonciations contre les autorités gouvernementales.

D’où une vive discussion, qui a éclaté entre ces anciens militaires et policiers du régime Mobutu et les “ kadogos ” dont se réclament Kasongo et Mwewa.

Selon le lieutenant Edo Nzuzi, en sa présence, Kasongo phénomène “ son petit ”, aura bien des cho­ses à dire au tribunal.

Voilà comment les autres détenus ont appris les stratégies montées par Patrick Mwewa et Kasongo. Serait-ce là l’âme du complot contre certaines auto­rités ?

Le tribunal militaire et les avocats espèrent beaucoup de la confronta­tion entre Kadi et Mwewa, et entre Kadi et le gouverneur de la ville, et enfin, Mwewa et André Kimbuta.

Roger Nsingi a ignoré ses antécédents fâcheux avec Boteti

A la barre, Roger Nsingi a loué les mérites de son vice-président Daniel Boteti qu’il a présenté comme un jeune talentueux, tra­vailleur. De leurs relations amicales et professionnel­les, aucun nuage, même pendant la période des tur­bulences qui ont secoué les premiers moments de leur législature.

D’ou, la question du tribunal de savoir s’ils se  fréquentaient à domicile. Le président de l’Assemblée provinciale dira qu’il ne con­naissait pas l’adresse de son adjoint à Kintambo.

A la mort de Boteti, il a re­connu que des racontars et rumeurs circulaient à tra­vers toute la ville :
Mais que retient-il des travaux de l’Assemblée provinciale pouvant con­duire au meurtre de Daniel Boteti ? Rien de particulier. A l’en croire, tout baignait dans l’huile, à part la majo­rité qui a basculé.

De la comparution du ministre provincial de la Sécurité, Godard Mote­mona, le tribunal n’a pas avancé grand chose. Il a appris la triste nouvelle de l’inspecteur provincial de la police. Et aussitôt, a alerté les autres membres du gou­vernement provincial et de l’Assemblée provinciale.

La défense qui l’attendait de pied ferme sur le terrain de ses compétences, la sé­curité des personnes et de leurs biens dans la ville de Kinshasa, ne récoltera rien de son audition, ni de la suite des questions orales avec débat de l’Assemblée provinciale sur l’insécurité à Kinshasa, auxquelles il ne s’est pas plié. Pour le tribu­nal, les avocats de la défen­se ne doivent pas substituer sa juridiction en une autre chambre de l’Assemblée provinciale. Le tribunal, a-t­-il martelé, instruit sur les in­fractions d’association des malfaiteurs et de meurtre, et non, sur les mesures de renforcement de sécurité prises par le gouvernement provincial.

Le fameux Kadi enfin exhibé devant les juges comme un trophée

André Kimbuta fut le dernier renseignant appelé à la barre. Avant même qu’il ait été livré aux avocats de la partie civile, ces der­niers ont sollicité du tribunal que sa comparution inter-
vienne en même temps que celle de Mwewa qui l’a cité et de Kadi. Car, c’est de leur confrontation que la défen­se entend extraire des élé­ments sur les liens réels ou supposés existant entre les présumés exécutants et les présumés commanditaires. Encore une joute oratoire manquée et des révélations renvoyées à plus tard pour question de méthodologie. Pour le président du tribu­nal, c’est que les avocats n’avaient aucune question à poser au gouverneur de la ville.

L’OMP a alors exhi­bé un des trophées rempor­tés par les services de police et de renseignements militaires, le fameux Kadi jadis en fuite.

Premier sergent de son état, il est du bataillon agri du camp Tshatshi. L’auditeur militaire a indiqué qu’après le crime sur Boteti, l’homme est allé se réfugier dans le Bas-Congo où il n’a pas pu tenir le coup. De re­tour à Kinshasa, il a recons­titué sa bande avec Fidèle et Maseba. Dans la nuit du 24 au 25 juillet, cette bande est allée opérer sur l’avenue Masikita, quartier UPN. Même modus operandi une fausse barrière sur la chaussée. M. Joël en route pour son domicile, échappe au traquenard en fonçant à vive allure. Il a essuyé des coups de feu. Chez lui, il a alerté la police qui, à l’aide d’une voiture banalisée avec des policiers, est al­lée affronter les malfaiteurs. Accrochages. Fidèle et Ma­seba en fuite, Kadi est tou­ché par une balle. Ce qui a permis son arrestation et la saisie de son arme Fa n°20309.

A moins d’un autre programme de travail de la juridiction militaire, sa con­frontation avec ses compè­res interviendra aujourd’hui.

(Milor)

J.R.T./Le Phare

Last edited: 29/07/2008 16:58:50

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