Toujours sensible aux difficultés d’ordre humanitaire que connaît l’Afrique en général et la sous-région en particulier, Joseph Kabila, président en exercice de la Ceeac s’est rendu compte que les menaces de cette crise vont de plus en plus grandissantes et qu’il va de soit que des mesures adéquates soient trouvées pour les Etats membres. C’est ainsi d’ailleurs qu’il a tenu à convoquer la rencontre de Kinshasa.

Le Grand Hôtel Kinshasa abrite depuis ce lundi 28 juillet 2008, les travaux de la réunion de concertation régionale sur la crise alimentaire en Afrique centrale, cette rencontre met ensemble les ministres délégués de onze pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac). Ces assises ont été ouvertes lundi par le Premier ministre ad intérim Nzanga Mobutu, représentant le Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, qui se trouve être le président en exercice de ladite communauté. Ces ministres, signalons-le, ont deux jours pour cogiter sur la crise alimentaire mondiale, laquelle crise ne pourra pas épargner la sous-région, si l’on y prend garde.
Le message du Chef de l’Etat Joseph Kabila a été lu à l’ouverture de la réunion, par le Premier ministre intérimaire, Nzanga Mobutu. Dans ce message, le président en exercice e la Ceeac a mis en exergue l’agriculture comme l’une des panacées capitales susceptibles de barrer la route à cette crise. Selon lui, il est plus que temps, de prendre les dispositions utiles pour d’une part pour replacer l’agriculture au centre de l’agenda du développement et d’autre part, avoir dans la sous-région une plus grande coordination des politiques en vue de maximiser les énergies pour stimuler la production agricole et mener des actions fortes à impact visible.
Dans son message aux ministres de la communauté, Joseph Kabila s’est dit convaincu que cette réunion va sans nul doute permettre aux participants de partager des informations sur les mesures d’intervention prises actuellement dans chaque pays de la sous-région et d’identifier les solutions et les stratégies possibles à court, moyen et long termes, pour assurer aux agriculteurs un meilleur accès aux intrants afin de tirer profit des prix élevés actuels des produits agricoles, de réduire la dépendance vis-à-vis des importations et de mieux répondre aux attentes des populations.
Toujours sensible aux difficultés d’ordre humanitaire que connaissent l’Afrique en général et la sous-région en particulier, Joseph Kabila s’est rendu compte que les menaces de cette crise vont de plus en plus grandissantes et qu’il va de soit que des mesures adéquates soient trouvées pour les Etats membres. C’est ainsi d’ailleurs qu’il a tenu à convoquer la rencontre de Kinshasa.
“ Conscient des effets préjudiciables que cela risque d’entraîner sur nos populations dont une frange importante vit en dessous du seuil de pauvreté, j’ai tenu à convoquer cette réunion dans le but d’analyser la dimension et d’identifier les causes de cette crise, ainsi que les tendances et l’incidence sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans nos Etats de l’Afrique centrale, en vue d’envisager les mesures de riposte nécessaires pour renverser la tendance actuelle et élargir le filet de sécurité ”, a déclaré le chef du gouvernement Nzanga Mobutu, citant le Président de la République Joseph Kabila.

Quant à ce qui l’a concerné, le secrétaire général de la Ceeac, M. Louis Sylvain-Goma, a laissé entendre que ces assises doivent apporter les solutions africaines de la crise alimentaire mondiale.
A l’en croire donc, le Conseil des ministres va ainsi définir l’action à mener, dans le court, le moyen et le long terme. Il se pose alors la question des conditions permissives de la réussite dans la mise en œuvre des mesures qui vont être identifiées. A ce stade, a-t-il soutenu, l’on retient quatre repères : la volonté politique ; le maintien et la consolidation de la paix, qui dépend y compris des conditions économiques et sociales, cercle vicieux qui commande une gouvernance vertueuse ; la mobilisation rationnelle, efficiente de tous les acteurs et de toutes les structures; la mobilisation des fonds.
Dans un autre registre, le Président de la république de la Rdc a fustigé Kabila les importations alimentaires massives et criantes qui, selon lui, sont de nature à décourager la production nationale mais aussi et surtout, à installer une forte dépendance alimentaire envers les économies extérieures.
“ Notre organisation sous-régionale devra contribuer à la résolution de ces problèmes, dans l’optique de la mondialisation en adoptant un Plan d’actions stratégiques cohérent d’intégration régionale à travers le développement des échanges commerciaux des produits agricoles ”, a rassuré le premier citoyen congolais.
Il sied de souligner en passant qu’au total, la réunion de Kinshasa devra réunir les ministres délégués des onze pays membres de la CEEAC. L’Angola est représenté par le ministre de l’Agriculture, Afonso Pedro Canga ; le Gabon représenté par son ministre Délégué aux Affaires étrangères chargé de l’Intégration régionale, Nelson Messome ; le Burundi représenté par le ministre de l’Agriculture et Elevage, Ferdinand Nderagakura ; La république centrafricaine est représentée par son ministre au Développement rural, Jean-Eudes Teya ; le Congo est représenté par le ministre de l’Intégration (Justin Ballay Megot), des Finances (Pacifique Issoibeka) et du directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, Didier Ngalbaye; la Guinée Equatoriale est représentée par son ministre de l’Intégration régionale, Baltaser Engonga Edjo’o ; la Tchad sera représenté par le ministre de l’Agriculture, Naimbaye Lossimian et des Finances et du Commerces extérieur.
Le Cameroun et le Sao Tomé et Principe y prennent également part. réunion.
La clôture de cette réunion de concertation intervient cet après-midi au Grand Hôtel Kinshasa.
Célestin Lutete/MMC
Last edited: 29/07/2008 16:55:22