Les représentations di­plomatiques de la République démocratique du Congo à l’étranger seront bientôt dotées des Attachés commerciaux. La décision est tombée du minis­tère de l’Economie nationales et Commerce après les travaux du 7éme  Forum annuel de l’African Growth and Opportunity Act (Agoa) auxquels André Philippe Futa a participé du 14 au 16 juillet à Washington. Le minis­tre de l’Economie nationale et Commerce qui déplore le fait que son pays n’ait bénéficié des avantages qu’offre cette loi amé­ricaine créée depuis l5 ans, en­visage également d’autres dis­positions.

Entre autres, l’installation de deux hauts fonctionnaires de son ministère qui auront le Com­merce extérieur dans leurs attributions, et un Comité de suivi dans lequel vont siéger des re­présentants des autres minis­tères en mesure d’intervenir de près ou de loin dans les échan­ges commerciaux entre la République démocratique du Congo et l’extérieur. L’on cite no­tamment les ministères des Fi­nances, du Budget, de l’indus­trie, de l’Agriculture, du Plan, de la Culture et des Arts. Ces dif­férents domaines susceptibles de participer dans ces échan­ges, sont pour la plupart igno­rés dans le cadre de l’Agoa s’étonne le ministre André Phi­lippe Futa. Celui-ci indique qu’un seul produit congolais, à savoir le pétrole intéresserait plus cet accord commercial qui lie les Etat-Unis d’Amérique à une qua­rantaine de pays d’Afrique subsaharienne.

Pourtant, dit-il, plusieurs autres produits qui vont de l’agriculture à l’artisanat devront jouir d’une certaine promotion à tra­vers cette loi sur la Croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa). Néanmoins, il y a des préala­bles que le ministre André Phi­lippe Futa ne s’est pas empê­ché de souligner. Le pays, dit-­il, doit faire preuve d’une bonne gouvernance sur le plan aussi bien économique que politi­que... Mais aussi des perfor­mances technologiques comme l’indiquait l’année passée la Secrétaire d’Etat américaine, Mme Condoleezza Rice dans son al­locution aux assises du 6ème Forum à Accra au Ghana.

Mme Rice qui a bien voulu associer André Philippe Futa à ces travaux du 7ème Forum en l’y invitant personnel­lement à Washington, avait si­gnalé que les marchés mon­diaux sont essentiels à la réus­site de l’Afrique sur le plan éco­nomique, en particulier dans le domaine agricole.

Et de relever que” pour optimiser leur compétitivité et gagner des parts de marché, les produits agricoles africains doi­vent répondre aux normes sani­taires à des pays développés sans pour autant laisser ces pays au désespoir. Mme Rice, a promis le concours de son pays par des (...) échanges universitaires destinés à permet­tre à (...) des meilleurs agrono­mes africains de (...) faire des études dans des universités américaines.

Et la République démo­cratique du Congo n’est pas oubliée à en croire la secrétaire d’Etat américaine. Celle-ci af­firme en fait que” (.1) les Afri­cains et les Américains ont bâti un partenariat pour la paix et appuyé les efforts mis en œuvre pour mettre fin à six ans des conflits les plus meurtriers du monde (...). Et d’entre ces conflits, celui qui a endeuillé la République démocratique du Congo est cité et la phase actuelle est une des voies qui s’ouvre pour ce pays de faire une entrée remarquée dans l’Agoa. Eligible à ce marché depuis 2005, la Rdc envisage finale­ment de profiter de cette loi.

D’où, cette mesure du ministre de l’Economie et Commerce An­dré Philippe Futa de redynamiser le poste d’Attachés commerciaux dans les ambas­sades congolaises. Selon certaines sources, le poste avait existé, mais saboté progressive­ment jusqu’à l’exclure de la no­menclature du personnel diplo­matique  dans des ambassades de la Rdc.

(Ern.)

L’Avenir