Si la crise entre Bruxelles et Kinshasa n’est pas encore enterrée, il y a tout de même des indices que l’on observe tendant vers la normalisation des relations. La diplomatie secrète continue son bonhomme de chemin.

Le suspense demeure entre Kinshasa et Bruxelles depuis les déclarations peu Diplomatiques du ministre belge des Affaires Etrangère, Karel De Gucht. Il empêche que des deux cotés, l’on tient à transcender des sentiments pour privilégier les intérêts supérieurs des peuples belge et congolais. Le sénateur Henri Thomas Lokondo, brillant parlementaire et membre influent de la Commission sénatoriale des relations extérieures œuvre dans cette direction. Il contribue à l’élévation du niveau des débats en insistant sur l’honneur et la dignité des congolais. Ce qui l’amène à réagir chaque fois que cet aspect du problème est banalisé. Surtout qu’une décision courageuse du gouvernement congolais ne serve de prétexte à un membre du gouvernement belge de se faire bonne conscience.
Aussi, réagissant aux dernières déclarations de Karel De Gucht, dans une interview accordée à un journal neerlandophone belge sur les dernières accusations du cabinet du Premier ministre Antoine Gizenga relatives au détournement de fonds par les régions financières et des entreprises publiques et qui font réjouir Karel De Gucht, le sénateur Lokondo tient à souligner le sens de responsabilité du gouvernement congolais “ ce rapport d’abord laissons au gouvernement lui-même qui avait initié cette enquête avant les déclarations. J’ai toujours répété qu’on n’interdit pas aux non congolais ou à tous nos compatriotes de dénoncer ce qui ne va pas dans la gestion de notre pays en reconstruction, mais c’est la manière de le faire qui est aussi important. Si cette manière outrage les institutions du pays et jette de l’opprobre collectivement non. Tout le monde dans un élan néo-colonialiste pour entamer l’image de l’Etat, là je dis fermement non. Tous les conseils sont les bienvenus, mais il faut tenir compte de l’honneur et de la dignité des Congolais. Pardessus tout, c’est maintenant à la justice de jouer son rôle et de montrer de quoi elle est capable ”.
Et de poursuivre sur l’insistance du ministre belge des affaires étrangères de ne rien retirer sur ce qu’il avait dit et à la base justement de la crise actuelle entre Kinshasa et Bruxelles : “ A ce que je sache, personne ne lui a demandé de retirer quoi que ce soit. Et il peut toujours ajouter ce qu’il veut. En tous les cas, moi je n’ai jamais été émotif, j’ai toujours fait un effort pour être rationnel ”.
Requalifier les relations belgo-congolaises

En fait, à observer des signes avant-coureurs vers une normalisation des relations entre la Belgique et la RDC, il y a fort à parier que la diplomatie secrète s’emploie activement. La crise qui secoue en ces moments les deux pays a été encore une occasion pour jeter un coup dur sur les Congolais et chercher à savoir ce qu’ils en pensent.
Aussi, les festivités marquant le 177ème anniversaire de l’indépendance du Royaume des Belges avant-coureurs vers une normalisation des relations entre la Belgique et la RDC, Il y a fort à parier que la diplomatie secrète s’emploie activement. La crise qui secoue en ces moments les deux pays a été encore une occasion pour jeter un coup d’oei1 sur les Congolais et chercher à savoir ce qu’ils en pensent.
Aussi, les festivités marquant le 77ème anniversaire de l’indépendance du Royaume de Belgique, le 21 juillet 2008 constituaient une belle opportunité de faire l’état des relations belgo-congolaises.
A ce sujet, le sénateur Lokondo a été très attentif pour apprécier les déclarations des uns et des autres. Surtout soupeser le discours du côté belge. L’ambassadeur de la Belgique en RDC lui a permis de réagir : “ C’était un discours courageux d’apaisement et de décrispation. C’est son rôle. C’était un discours pathétique pour le réchauffement de nos relations de nos relations refroidies. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, comme il l’a dit. J’avais vraiment apprécié le discours. D’ailleurs, je dois être honnête, ce n’est pas un tabou, en tant qu’homme politique et homme d’Etat, j’ai transmis mes appréciations positives aux instances supérieures de l’Etat. C’était un devoir politique et moral pour moi. Ce discours du reste officiel, appelle, à mon avis, de notre part aussi, diplomatie oblige, un nouveau comportement allant dans le sens de la pacification rapide de nos relations. Il faut maintenant dialoguer et plusieurs cadres sont là. Le gouvernement belge doit aider également son Ambassadeur en RDC ”.
A travers toutes ces déclarations, à observer de près les images qui ont marqué le 48 anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo lors des festivités de Kananga émaillées par la présence des invités de marque en la personne des présidents de deux chambres belges; et l’anniversaire de l’indépendance de la Belgique avec la présence du président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo à Bruxelles, on peut se permettre de paraphraser le sénateur Lokondo : l’heure de la requalification des relations belgo-congolaises a sonné ”.
(Ern.)Freddy Monssa Iyaka D./Le Potentiel
Last edited: 28/07/2008 18:15:20