Le procès Daniel Botethi pourrait connaître un nouveau rebondissement ce lundi. Depuis le samedi 26 juillet, le présumé cerveau de la bande qui avait opéré le jour de l’assassinat du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa est tombé dans les filets de la Police nationale.

Kadi, ainsi que l’avait identifié le prévenu Patrick Mwewa, serait gardé dans un centre hospitalier de la place.
Selon des sources concordantes, c’est vers 3 heures du matin de la nuit de samedi à dimanche que le présumé cerveau de la bande à Patrick Mwewa, Kady non autrement identifié, a été appréhendé par des éléments de la Police commis à sa recherche. Des sources dignes de foi, qui livrent cette information, renseignent que le fugitif tentait, avant son arrestation, d’entrer par effraction dans l’une des résidences de feu le général Mayele, à Binza/UPN.
Ces mêmes sources affirment que Kady revenait de la province du Bas-Congo où il était en cavale. Sentant l’étau se resserrer autour de lui, il avait décidé de revenir à Kinshasa d’où il comptait prendre une autre destination. Malheureusement, les éléments de la police ont mis la main sur lui.
Lors de son arrestation aux croisements des avenues Masikita et Haut-Congo à Binza/UPN, des échanges de tirs ont eu lieu entre lui et les éléments du Colonel Kanyama de la police du district de la Lukunga. Atteint, il a été neutralisé. C’est ainsi qu’il serait actuellement interné aux soins intensifs dans un centre hospitalier de la place.
Le cerveau moteur
Si Patrick Mwewa est considéré comme celui qui a permis de mettre la main sur les membres de la bande et tiré sur Daniel Botethi, Kady est le témoin capital de l’assassinat du député provincial. Il en est le cerveau moteur de la bande et pièce maîtresse désormais de ce procès.
A en croire Patrick Mwewa, c’est Kady qui était en contact permanent avec les émissaires du gouverneur André Kimbuta. C’est encore lui qui distribuait la prime envoyée par le prétendu commanditaire aux autres membres de la bande. Son arrestation est une avancée significative dans ce procès. Car, au-delà des questions entourant jusqu’ici le mystère de cet assassinat, la Cour s’intéressera sur son emploi du temps depuis qu’il a été en cavale pour savoir où il se cachait et s’il n’a pas été aidé dans sa fuite temporaire.
L’audience de ce lundi s’annonce donc intéressante pour autant qu’elle promet d’autres révélations qui devraient aboutir à faire plus de lumière sur les circonstances et les péripéties de la préparation de l’embuscade ayant occasionné la mort du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa.
Le gouverneur de la ville de Kinshasa, cité à comparaître en tant que présumé commanditaire de l’assassinat de Daniel Botethi, le président de l’Assemblée provinciale et le ministre provincial de l’Intérieur seront également à la barre. Jusque-là, le tribunal n’a pas dit sous quel statut ils se présenteront devant cette juridiction.
Quoi qu’il en soit, tout le monde continue à faire confiance en la justice congolaise, à travers cette cour militaire. Certes, toute l’agitation qui entoure déjà ce stade le déroulement du procès soulève plusieurs interrogations. Tout se passe comme si l’on voulait exercer une pression, si ce n’est déjà fait, sur les membres de cette Cour. Ce qui fausserait le verdict et la vérité ne triomphera pas. Ce n’est pas cela le souhait du public congolais.
Deux présumés assassins de l’acteur de théâtre Mbonge aux arrêts
Deux de quatre présumés assassins de l’acteur de théâtre, Mbonge, ont été arrêtés samedi, indiquent des sources proches de la famille du disparu.
Selon les mêmes sources, ces tueurs étaient partis à Lutendele, une cité de la commune de Mont-Ngafula, consulter un féticheur pour étouffer la poursuite de l’enquête sur leur meurtre. Mais malheureusement pour eux, la personne qui leur a été indiquée pour les aider est proche de la famille de feu Mbonge, et cette personne les dénoncera à la police. Deux autres présumés assassins complices courent toujours les rues.
L’acteur de théâtre Mbonge avait été abattu dans la nuit de mardi à mercredi à côté du “ Pont Moleka ”, dans la même commune et non loin du sous-commissariat de la police de Pompage à Kinsuka, rappelle-t-on.
La population de Kinsuka serait indignée par le comportement des éléments de la police dudit sous-commissairat de police pour leur lenteur à intervenir à temps. Deux autres personnes non autrement identifiées ont été également abattues la même nuit par la même bande.
(Yes)Le Potentiel/Acp
Last edited: 28/07/2008 18:05:33