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Bonjour | 02/12/2008 18:11 | English Make DC Home page | RSS feed

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La Monuc convie les organisations humanitaires œuvrant dans la province du Kasaï occidental à mettre en place un urgent plan stratégique d’intervention en faveur des foules de sinistrés expulsés d’Angola et qui se concentrent dans cette partie de la RDC. Dans le souci de soulager la misère des milliers d’expulsés d’An­gola, la Monuc a, à travers sa section des affaires civiles, re­commandé la mise en place urgente d’un plan stratégique d’in­tervention qui sera exécuté par les humanitaires de la province du Kasaï occidental.

Une mission inter agences de la Monuc, composée dés représentants de la division des droits de l’homme, Radio Okapi, Unicef, Unfpa et du ministère de la Santé, a séjourné le 17 juin à Kamako, localité située an Sud-Ouest de Kananga, au Kasaï occidental “ pour faire le suivi de la situation des expulsés d’Angola ”. Selon la section des affaires civiles de la Munuc, citée par Sylvie Van den Wildenberg, porte-parole intérimaire, cette mission a recensé au total 13.320 personnes expulsés ce qui va “ permettre à la communauté humanitaire de mettre à jour des mécanismes de réponse aux besoins d’assistance engendré par l’afflux de ces expulsés ”.  

La porte-parole intérimaire de la Monuc a indiqué que le comité local de crise, composé d’Ong locales, de la Direction général de migration (DGM) et de l’administrateur du territoire assistant de Tshikapa, s’est rendu du 21 mai au 17 juillet 2008, dans les localités de Kamako, Kandjanji, Mayanda, Botshia Tshuma et Kabwakala pour iden­tifier les expulsés.

Ce comite a relevé plus de 600 cas de violences sexuelles faites aux femmes par les militaires et policiers angolais, ainsi que plusieurs cas de violation des droits de l’homme suite aux mauvais traitements infligés aux expulsés.­

Il est à noter également la présence sur place à Kamako de 35 enfants non accompagnés. Pour répondre efficace­ment aux besoins de ses milliers de personnes en détresse, la sec­tion des affaires civiles de la Monuc recommande la mise en place urgente du plan stratégique d’intervention qui sera exécuté par les acteurs humanitaires de ma province.

50.000 congolais rapatries

Par ailleurs, selon le HCR, environ 50.000 Congolais venus de la Tanzanie ont regagné la RDC par le port de Bushima. Le HCR a exprimé le souhait de voir l’opération se poursuivre en toute quiétude, exhortant le gou­vernement à apprêter des structures d’accueil des réfugiés qui regagnent le pays.

La même source a con­firmé qu’il y avait encore environ 100.000 réfugiés congo­lais qui séjournent encore sur le sol tanzanien. Ces derniers es­timent que les obstacles à ca­ractère politique et économique les empêchent de rentrer au pays.

La radio onusienne a indiqué que le HCR a demandé au gouvernement congolais d’apprêter un calendrier pour le retour et d’assurer la coordina­tion de leur rapatriement.

S’agissant de l’aide hu­manitaire, le Programme alimen­taire mondial (PAM) avec la participation et en collaboration avec l’Unicef, la FAO, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), les Vé­térinaires sans frontière, l’IPAPEL, ainsi que FOPAC, Don Bosco-Caritas et Pronanut, a lancé le 21 juillet une enquête de référence, sur la capacité d’autosuffisance alimentaire dans les camps des déplacés de guerre et “ screening ” nutri­tionnel, dans 24 sites représentatifs de la province du Nord-­Kivu. Pour une meilleure col­lecte et analyse des données, le Programme alimentaire mondial a organisé à cet effet, du 17 au 18 juillet à Goma, une formation à l’intention de 32 enquêteurs, dont 4 agents du PAM.

A en croire Sylvie Van den Wildenberg, “ cette enquête se déroule depuis le lundi, 21 juillet 2008 et elle prendra fin le 30 juillet ”. L’enquête concerne en priorité les déplacés hébergés dans les camps et évalués à plus de 75 %, et aussi les autres déplacés et les familles d’accueil. Les résultats devraient être consolidés pour la fin du mois d’août prochain.

Une carte nationale d’identité conditionne la traversée entre Kinshasa et Brazzaville

Depuis lundi dernier, l’entrée à Brazzaville par le beach, à partir de Kinshasa, est subordonnée à la présentation d’une carte nationale d’identité. Plusieurs commerçants ont dû rebrousser chemin sans même avoir touché terre. La même condition est exigée dans le sens inverse. Selon la police, c’est une opération normale. Quant aux commerçants, ils redoutent déjà la flambée des prix, rapporte radiookapi.net

Une heure après l’accostage du bateau Matadi au port de Brazzaville en provenance de Kinshasa, des dizaines de passagers étaient toujours à bord, espérant voir la police relâcher sa garde. Une police disséminée depuis la des­cente du bateau jusqu’à la sortie du port, vers le centre ville. Les éléments de la police demandent des pièces na­tionales d’identité, ou un document équivalent. Sans cette pièce, aucun accès n’est autorisé au beach, que ce soit du côté de Brazzaville de Kinshasa. Seuls des aveugles et quelques handicapés peuvent encore passer tranquillement.

Pour le porte-parole de la police nationale du Congo/Brazzaville, le colonel Jean Eve Alakwa, c’est une opération normale. Autrement dit, explique-t-il, les citoyens de Kins­hasa et Brazzaville bénéficient d’un régime préférentiel, puis­qu’il n’y a pas de visas d’entrée dans une ville comme dans l’autre. Mais, il faut qu’ils le prouvent par la présentation d’une carte nationale d’identité, pour éviter d’être confon­dus à des citoyens d’autres nationalités, qui ne bénéficient pas du régime préférentiel et doivent donc payer le visa.

Les commerçants, qui sont venus très nombreux accueillir les passagers venant de la RDC, craignent la flambée des prix des produits de 1ère nécessité sur le marché, notamment le savon, le sucre, le sel, l’huile, les biscuits et bien d’autres.

(Milor)

L’Avenir/Le Potentiel

Last edited: 26/07/2008 14:38:53

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