Au moins 42 passagers sont morts noyés et plus de 100 sont portés disparus après le naufrage de leur embarcation sur le fleuve Ubangui, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, selon la Radio Okapi.net

Vingt-deux passagers formellement identifiés, ont eu la vie sauve après le naufrage qui s’est produit dans la nuit de mardi à mercredi sur ce fleuve frontalier de la République centrafricaine, a indiqué à l’AFP Félix Ibula, agent à la mairie de Gbadolite, chef-lieu du Nord Ubangi. Quarante-deux cadavres ont été retrouvés, a-t-il ajouté. Selon la radio Okapi parrainée par l’ONU, citant une mission d’enquête conjointe du district du Nord Ubangi et de la préfecture centrafricaine de la Basse Koto, l’embarcation transportait 182 passagers parmi lesquels des Congolais et des Centrafricains, ainsi que des marchandises.
Au moins 115 passagers sont portés disparus dans le naufrage. “ On ignore encore à l’heure actuelle si quelques passagers, en plus des 22 rescapés, ont pu se sauver ”, a précisé Félix Ibula. “ La barge a heurté un rocher avant de couler ”, a-t-il ajouté. L’accident s’est produit au niveau du groupement Gbongi, dans le territoire de Bosobolo, à plus de 600 km au nord-est de Mbandaka, capitale provinciale de l’Equateur.
Les naufrages sont fréquents sur les nombreux lacs et rivières de la RDC, notamment du fait de la surcharge des embarcations – dont le nombre réel de passagers ne correspond généralement pas aux données des registres de navigation – et d’un mauvais balisage des voies navigables.
La plupart des embarcations ne remplissent pas les conditions de sécurité de navigation (gilets, bouées de sauvetages, signalisations lumineuses notamment).
Plus de 2.000 sacs de manioc et de maïs coulent dans la rivière Kasaï
Une baleinière en provenance de Mabenga à sombre dans la nuit de lundi à mardi dernier sur la rivière Kasaï, à la hauteur de Kisakinda, à 100 kilomètres, en amont de Bandundu-ville. Les 150 passagers qui étaient à bord ont tous été repêchés, mais toutes les marchandises dont plus de 2.000 sacs de cossettes de manioc et de maïs ont coulé avec l’embarcation.
Selon M. Mpunyi Baloki, propriétaire de cette baleinière, le HV Avenir, le manque de balisage a été la cause de cet accident. D’après lui, l’embarcation a heurté une pierre en pleine rivière avant de couler avec toute sa cargaison.
En revanche, tous les passagers ont pu être repêchés par un canot rapide du même propriétaire.
Une équipe de plongeurs essaie depuis de sortir la baleinière à la surface au moyen de câbles, mais sans succès jusque là. Les chances de récupérer en bon état quelques marchandises sont également minimes. En plus du manque de balisage, certains témoins de l’accident l’attribuent à la surcharge et à la baisse du niveau des eaux. Il y a six mois des signaux de balisage avaient pourtant été renouvelés sur ce tronçon. Mais les riverains, affirment les sources, les auraient enlevés pour qu’ils continuent à gagner de l’argent comme éclaireurs. Ce naufrage est le troisième en trois semaines sur la même rivière, rappelle-t-on. Les deux premiers ont également été attribués aux mêmes causes.
(Ern.)Le Palmarès
Last edited: 26/07/2008 14:48:28