Réunion de la commission interministérielle chargée du suivi des programmes conclus avec les institutions financières internationales (CISPI) en vue de fixer les nouveaux arrangements de la coopération en cause entre la RDC et le groupe de ces partenaires financiers.

Les membres de la commission interministérielle chargée du suivi des programmes conclus avec les institutions financières internationales se sont retrouvés autour de leur résident Athanase Matenda, ministre congolais des Finances. Il s’agit d’une première réunion qui se tient après la mission effectuée récemment par une mission du Fonds monétaire international en République démocratique du Congo:
“ Cette réunion qui s’est déroulée au Grand Hôtel de Kinshasa, était une occasion pour le président de la CISPI de faire le point de son voyage à Paris, où il a accompagné le président de la République, Joseph Kabila, qui rendait visite à son homologue Nicolas Sarkozy.
“ La réunion de ce jour est une réunion de routine de la CISPI. Comme vous le savez, nous venons d’une réunion à Paris où nous avons accompagné le président de la République ”, a-t-il indiqué. Pour Athanase Matenda, le point à l’ordre du jour était le contact avec le Groupe de Paris afin d’analyser la suite du travail qui est fait entre la Rdc et les institutions de Bretton Woods.
En effet, il était prévu qu’au 30 juillet, la Rdc puisse communiquer la lettre d’intention révisée au Fonds monétaire international, c’est-à-dire, celle qui doit intégrer les différentes modifications intervenues dans le cadrage macro-économique congolais. Comme le taux de croissance, le taux d’inflation, etc.
A ceci, il faut aussi ajouter la convention sino-congolaise qui, d’après la FMI est de nature à alourdir la dette congolaise. En plus, le taux accordé par la Chine à la Rdc et non concession et il s’agit d’une convention qui viole la convention de Paris sur l’efficacité de l’aide. Cette lettre d’intention révisée doit aussi répondre à la question de savoir pourquoi la Rdc n’a pas soumis la convention sino congolaise à la concurrence internationale, règle qui doit être respectée lorsqu’un pays est en relation avec plusieurs partenaires au développement.
Au cours de la réunion d’aujourd’hui, souligne le ministre, nous avons convenu qu’au plus tard le 25 juillet, que chaque membre du gouvernement qui a des propositions à fournir au FMI puisse les déposer auprès du Premier ministre qui les intégrera dans le projet de la lettre d’intention révisée à communiquer au FMI. Soulignons que la lettre d’intention est un jargon officiel c’est-à-dire, c’est le programme économique et financier qu’exécute le gouvernement avec l’aide du FMI. C’est un programme économique qui intègre la politique monétaire, budgétaire, fiscale, etc.
Il faut souligner que la réunion d’hier a aussi passé en revue les différents repères structurels. “ Nous avons noté que sur 4 repères qui restaient, 3 déjà sont accomplis et le 4ème est en voie d’être accompli ” a articulé Matenda. A ce sujet, il faut dire qu’il y a des aménagements internes qui sont entrain d’être faits.
Quid du repère non accompli ?
Comme nous venons de le dire, à ce jour il n’y a qu’un seul repère qui n’est pas encore accompli par les autorités congolaises. Parmi les avancées significatives, il faut citer la restructuration de la direction générale des impôts (DGI). L’objectif maximiser les recettes par introduction d’un certain nombre des structures dans le secteur des mines, des postes et télécommunications, etc.
Toutefois, le seul repère qui pose quelques problèmes est celui concernant l’intégration des activités de caractère douanier au sein de l’office des douanes et accises (OFIDA). Mais le ministre a été très sûr lorsqu’il a indiqué que ce travail était déjà entrain d’être fait au niveau du ministère du portefeuille.
L’objectif pour le gouvernement congolais c’est d’entrer le plus tôt possible en programme avec le Fonds monétaire international (FMI).
C’est à l’issue d’une exécution réussie que la Rdc peut bénéficier d’un allègement de sa dette de plus de 10 milliards de dollars Us. Il s’agit d’une véritable épée de Damoclès qui ne fera du mal à la population, surtout que le gouvernement congolais est déterminé à en finir avec ce mécanisme qui n’a que trop duré.
(Ern.)Jean-Marie Nkambua/L’Avenir
Last edited: 25/07/2008 16:41:14