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Bonjour | 02/12/2008 19:26 | English Make DC Home page | RSS feed

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La conférence internationale qui se tient au centre Cepas de Kinshasa sous le thème Institutions financières internationales et la pratique de la corruption en RDC est en train d’établir que le fléau de la corruption s’avère un véritable repoussoir des investissements dans le pays. Le développement de la RDC est tributaire de la ma­nière avec laquelle l’épineuse question de la corrup­tion sera traitée. Erigée en système, ce fléau est con­sidéré par les participants à la conférence internatio­nale du Cepas sous le thème: “ Institutions financiè­res internationales et la pratique de la corruption en RDC ”, comme un repoussoir des investissements en “ RDC ”.

Des thèmes révélateurs de l’état des lieux de la pratique de corruption en RDC ont édifié les participants à la première jour­née. Tous ont reconnu les effets nocifs de la corruption sur la mar­che de la RDC. Malheureuse­ment, ces pratiques sont deve­nues la norme en RDC. s’érigeant même en système. C’est à ce constat amer que les ex­perts de l’Unikin, l’UPc, le Cepas, Osisa et Global Financial integrity sont arrivés et tiennent à proposer des remèdes.

A tous les niveaux, la cor­ruption s’est installée conforta­blement. Le professeur Mabi Mulumba, ancien président de la Cour des comptes, regrette que cette situation soit aggravée par la privatisation de l’Etat. Chacun dans sa sphère dans la chaîne de décision, dispose “ d’un pouvoir discrétionnaire ”. Personne ne respectant les règles établies. La lenteur s’installe pour amener les usagers à se plier aux exigences des représentants de l’Etat.

Les entreprises privées ont trouvé dans la corruption un moyen de réaliser des bénéfices. Une interaction entre perfor­mance des entreprises privées et la pratique de la corruption existe bel et bien. Pour le chef de tra­vaux Batamba Antoine de l’Unikin, “  les entreprises privées ont réussi à développer des stra­tégies pour tenter de surmonter les effets pervers de cette gan­grène ”.

Dans le même  ordre d’idées, “ certaines d’entre elles ont bâti leur prospérité essentiellement sur un recours à la corruption ”. Le prof. Mabi Mulumba l’avait brillamment il­lustré à travers ce qui était ap­pelé “ affaire des crédits d’im­pôts ” qui avait en son temps éclaté à la Direction générale des impôts. Les opérateurs de la té­léphonie cellulaire ont également été cité, suivant le rapport de la commission Mutinga du Sénat. L’Etat congolais a perdu d’impor­tantes ressources, suite au paie­ment minoré des taxes et autres droits dus au Trésor public.

Quant aux entreprises pu­bliques, elles ont développé des mécanismes structurels de cor­ruption. Evariste Mabi Mulumba les énumère : l’inexistence de manuels de procédures adminis­tratives, comptables et de con­trôle interne. La tenue irrégulière de la comptabilité : production tardive des états financiers, omission des facturations de cer­tains clients….

Les politiques ne sont pas en reste. “ Chaque jour qui passe semble éloigner la pers­pective de voir ce pays rejoin­dre les pays prospères et les citoyens pauvres deviennent davantage pauvres et les riches de plus en plus riches ”, a déclaré le prof. Bwebwa Kalala. Le scientifique fait le constat que “ les autorités politique vivent au-delà de leurs moyens à cause de la corruption qui leur procure des ressources financières additionnelles ”. Conséquences, les in­compétents, incapables et immo­raux sont désignés à des postes de gestion. ils se comportent de n’importe quelle manière assurés de bénéficier “ du soutien des autorités plus haut placées qu’elles-mêmes ”. Des cas d’insou­missions sont légion dans l’actua­lité récente des pratiques de la corruption en RDC.

Dans le lot, les institutions financières internationales ne sont pas épargnées. Le ministre des PME considère que le ren­forcement de la dynamique com­munautaire peut amener à déve­lopper des mécanismes de lutte contre l’impunité et les abus tant des dirigeants nationaux que des partenaires extérieurs “ car un pays où l’opprobre n’existe plus, les pouvoirs publics sont seuls incapables d’extirper cette gan­grène.

En conclusion, le prof. Tshiunza Mbiye a poussé un cri de révolte. Il faut une action globale d’autant que le mal est pro-fond. La pire des conséquences reste que la RDC soit devenue un repoussoir des investisse­ments. Des magistrats intègres dotés de moyens adéquats, des politiques aimant leur pays, des médias non corrompus sont des pistes susceptibles de jugu­ler ce cancer social.

(Milor)

Le Potentiel

Last edited: 23/07/2008 16:37:25

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