L’exploitation du gaz méthane du Lac Kivu partagé en commun par la RDC et le Rwanda a débuté par la partie rwandaise tandis que du côté congolais l’on traîne les pieds pour profiter de l’aubaine de la formidable source énergétique que recèle ce lac !

Longtemps attendue, l’exploitation du gaz méthane du lac Kivu, une manne énergétique inépuisable, démarre enfin. Une première usine d’extraction a été construite au Rwanda. Elle produira de l’électricité dans un mois. Au grand soulagement des habitants et des entreprises.
Soixante-dix ans après sa découverte, le gaz méthane du lac Kivu à l’Ouest du Rwanda va enfin être exploité. Une unité d’extraction a été installée en mai 2008 à 3,5 km au large par la société israélienne, Ludan Engeneering. Elle utilisera ce gaz pour produire 4.5 à 5 mégawats d’électricité. Ils s’ajouteront aux 32 MW actuellement produits par les centrales hydroélectriques et les coûteuses centrales thermiques du pays insuffisants pour satisfaire les besoins des industriels et des particuliers en nombre croissant.
C’est un gazoduc plongé à 550m de profondeur qui transportera le gaz jusqu’à la centrale.
“ Dans un premier temps, le gaz sera brûlé au sommet de la centrale pendant que l’on procède à l’installation des machines qui doivent le transformer en électricité ” , explique un technicien sur place. Ce projet dénommé Kibuye soutenu par International Finance Corporation (IFC) membre du groupe de la Banque mondiale, et le gouvernement rwandais a démarré en septembre 2007.
La production d’électricité est prévue pour le mois d’août 2008.
Remplacer le bois
Les travaux de construction d’une autre centrale sont déjà en cours. Claude Gibaud, chef de mission de la société française Data environnement qui a signé fin 2007, un contrat avec la REC (Rwanda Energy Company), filiale du Rwanda Investiment Group (RIG), explique avec fierté qu’en trois mois, sa société va mettre à son tour en place une station sous marine pour produire de l’électricité : “ Nous allons en premier lieu montrer que le système d’extraction marche, c’est-à-dire que le gaz brûle, puis en second lieu , mettre en place un gazoduc ”. Selon lui, la centrale sous-marine utilisera pour fonctionner l’eau bouillie par les machines sous l’eau et non celle du gaz extrait.
La Bralirwa, la brasserie de Gisenyi, qui a été la première à utiliser ce gisement de gaz peu de temps après sa découverte comme combustible pour une de ses chaudières, attend avec impatience le démarrage des centrales électriques qui doivent d’abord l’approvisionner en courant électrique et profiter aux habitants de Gisenyi et de Ruhengeri.
(Milor)Le Potentiel
Last edited: 23/07/2008 16:54:41