La descente lundi du tribunal de l’auditorat militaire sur le lieu du crime où fut commis le meurtre du député Daniel Botethi pour la reconstitution des faits a édifié autant les jurés que l’assistance sur les actes et le rôle joué par les assassins qui comparaissent au procès

Le coin des avenues Haute tension et Plantain, au quartier Ma Campagne, a abrité les travaux du Tribunal militaire de garnison de Ngaliema, consacrés essentiellement à la reconstitution des faits. Deux prévenus principaux ont été amenés sur le terrain pour qu’ils décrivent chacun, toute la scène du crime tel qu’elle s’est déroulée dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 juillet 2008.
Devant une foule nombreuse constituée par les avocats des parties, des journalistes, des militaires, des policiers et des badauds, le tribunal à d’abord invite Patrick à décrire ce qu’il avait vécu cette nuit-là. Mwewa a retracé leur itinéraire qui a commence par le camp bataillon mobile de Kintambo. C’est là qu’ils ont fume du chanvre et bu le lotoko, l’alcool indigène.
Ensuite, ils se sont dirigés, dira t-il, au camp Luano, à la cache des tenues et armes de guerre, avant de se de porter sur le lieu des faits.
Les voilà au fameux virage de tous les coups, le croisement de deux avenues Haute tension et Plantain, situé en face d’une station HT/MT de la Snel. Un endroit stratégique qui offre une vue panoramique sur les véhicules grimpant la colline. C’est l’observatoire de la bande et le secteur de prédilection des braquages. Mwewa s’est d’abord situé au croisement des avenues Nguma et Haute tension ou il a dit qu’il faisait le guet.
Plusieurs véhicules passaient sur l’avenue Nguma et c’est quand il apercevra la Mercedes de Daniel Boteti emprunter l’avenue Haute tension, qu’il ira alerter la bande.
La-dessus, le prévenu avait donné diverses versions qui ne concordent pas. Pourtant, au camp Kokolo, il soutenait qu’il est demeuré à son poste d’observation. Surpris par des coups de feu, il est alors monte pour s’enquérir de cette fusillade.
Dans ces circonstances, Mwewa a attrapé une balle dans l’abdomen sans savoir qui a tiré.
Lundi, il a livré quelques assurances selon lesquelles ce sont ses acolytes qui lui ont reproché d’être paniquard et avaient tire sur lui. Mais l’organe de la loi et les avocats de parties civiles se sont réjouis du fait que Mwewa a pu donner la position occupée par ses compagnons d’armes et leurs acolytes. Selon lui, ils s’étaient postés à la clôture du grillage de la station HT/MT de la Snel. Position que les experts de la police scientifique de la DRGSS ont relevé dans leur croquis du lieu et qui indique l’orientation de la trajectoire des balles qui ont touché Daniel Boteti.
(Milor)Le Phare
Last edited: 22/07/2008 17:31:18