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Bonjour | 12/10/2008 9:29 | English Make DC Home page | RSS feed

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Contrairement à ce que l’on pouvait penser, les contrats chinois avec la RDC ne suscitent pas que des aigreurs chez les traditionnels partenaires du Congo puisque d’aucuns parmi ces partenaires trouvent de plus en plus qu’il y a lieu de s’en accommoder désormais en accroissant plus résolument leurs activités dans le pays. Loin de décourager les partenaires économiques de la RDC, le contrat avec la Chine oblige, depuis peu, l’Union européenne à plus de résultats sur le terrain.

C’est ainsi que chaque jour qui passe, la population est étonnée par le zèle avec lequel des cantonniers habillés en vert se déploient sur de nombreux chantiers routiers longtemps abandonnés.

L’Union européenne ne s’arrête pas à la construction et la réfection des routes, mais prend actuellement la relève dans les travaux de salubrité.

En effet, contrairement aux accords passés, les financements promis à la RDC sont décaissés et concourent à faire avancer rapidement les travaux. Que ce soit sur les routes, les rivières, le ramassage des ordures… Partout, cette institution semble déterminée à relever le défi.

Le premier constat qui se dégage de ce changement d’optique est qu’on observe de moins en moins des nids de poules sur les chaussées, cas des avenues Flambeau, Kabambare… Pendant que sur le Boulevard du 30 juin et ses alentours, les brigades de salubrité de l’Hôtel de ville ont carrément cédé le terrain aux brigades vertes de l’Union européenne.

Le deuxième constat est que, contrairement à la fébrilité observée dans la gestion des chantiers, aujourd’hui les travaux sont menés avec des engins neufs, les travailleurs sont équipés (cache-poussières, gants, bottes...) et le financement ne fait plus défaut.

On a l’impression que des entreprises de voirie travaillent avec une conscience renouvelée et courent derrière le temps qui, du coup, redevient précieux. L’heure où les chantiers étaient inaugurés avec pompe pour être abandonnés quelques jours après semble révolue.

Le troisième constat est le marketing face à des investisseurs chinois qui ont les moyens de leurs ambitions. Ces derniers, non seulement ont brisé le tabou de petits financements considérés comme des points d’eau dans l’océan des besoins de la RDC au sortir de la guerre, mais encore ont donné la mesure de leur vision pour le Congo en déboursant des milliards de dollars pour sa reconstruction.

Face à ce défi, la première démarche européenne consiste à regagner les cœurs des Congolais en évitant qu’ils tombent sous les charmes du concurrent chinois. La seconde démarche tient à reprendre pied sur l’espace économique de peur de perdre l’essentiel des marchés congolais.

Aux décomptes, l’Union européenne ne serait pas prête à s’aligner derrière les positions extrémistes du gouvernement belge, mais préparerait plutôt le lit de ses grandes interventions au Congo. Les moyens, elle n’en manque pas, mais l’audace semble plus chinoise qu’européenne.

L’émulation    créée actuellement dans la construction des infrastructures devrait donc profiter à la RDC pour remettre son peuple au travail et relancer la production, gage d’une économie forte.

(Yes)

V. Eyobi/Forum des As

Last edited: 23/07/2008 15:07:59

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