La 16ème réunion des ministres des pays membres de l’organisation Initiative du Bassin du Nil dont les assises se tiennent actuellement à Kinshasa vient de porter la RDC à la présidence de cette structure. Le ministre congolais de l’Environnement assume cette présidence.

Ouverture lundi à Kinshasa de la 16ème réunion du conseil des ministres des pays membres de l’initiative du bassin du Nil. Du 21 au 22 juillet 2008, les 10 pays membres de cette initiative (Rdc, Burundi, Congo Brazzaville, Egypte, Ethiopie, Kenya, Rwanda, Soudan Tanzanie et l’Ouganda) vont réfléchir sur “ comment renforcer la coopération à travers la consolidation des bénéfices ”. A l’issue de la réunion, M. José Endundo, ministre congolais de l’environnement, conservation de la nature et tourisme a été élévé au rang de président de l’initiative du bassin du Nil.
“ Ce forum constitue pour nous un point de départ décisif pour le développement de certaines contrées de nos pays respectifs, surtout en cette période où nous devons faire face aux effets néfastes qu’entraîne la dégradation de nos terres, les Changements climatiques et toutes autres activités anthropiques qui détruisent notre environnement ”, a indiqué le ministre, avant d’ajouter que son pays prend la présidence de l’association à un moment crucial de l’initiative du bassin du Nil.
Ainsi, les travaux de Kinshasa vont déboucher sur des propositions concrètes en termes de stratégies et de mécanismes susceptibles d’enrichir l’exécution de deux programmes de l’association, à savoir le programme de la vision commune et le programme d’actions subsidiaires.
Il faut souligner que c’est le ministre d’Etat près le président de la République, Me. Nkulu qui a ouvert ces travaux au nom du chef de l’Etat, Joseph Kabila.
“ C’est un réel plaisir et un grand honneur pour la Rdc de présider ces assises. Le bassin du Nil est le berceau de la biodiversité et une région riche qui permettra la réalisation d’un développement durable à la Rdc ”, a-t-il indiqué, avant d’affirmer l’engagement de son pays aux objectifs de l’IBN. Pour le ministre, seule une approche de développement qui requiert l’assentiment des partenaires permettra de sortir de la spirale de pauvreté. D’où la nécessité du renforcement et de la consolidation du processus de développement durable.
M. Audace Ndayizeye, directeur exécutif sortant de l’IBN a reconnu qu’il ne peut y avoir de développement économique dans les pays membres que par un développement économique et durable à travers l’utilisation du bassin du Nil. “ Créée depuis 1999, l’IBN gère à ce jour 8 projets qui sont la base, de notre coopération en vue du renforcement des capacités, a-t-il indiqué. Toutefois, l’initiative reconnaît avoir exécuté certains projets transfrontaliers, comme interconnexion du réseau encore certains pays de la région pour un montant de 100 millions de dollars Us, financement de la BAD. Il faut aussi citer la création d’un cadre de dialogue pour un établissement d’un cadre de concertation au profit des Etats membres de l’IBN.
Mais pour la réussite de tout ceci, il faudra des accords bilatéraux afin de permettre à l’IBN d’assumer ses responsabilités dans l’exécution des projets. “ La hausse des prix, la sécheresse, la forte demande en eau, ne font qu’exacerber la situation. Ce qui implique une gestion concertée et une coopération entre pays membres de l’initiative afin de relever le défit ”, a-t-il conclu.
(Ern.)Jean-Marie Nkambua/L’Avenir
Last edited: 23/07/2008 15:07:42