Un élément incontrôlé de FRDC, a réussi le week-end dernier à braquer son arme sur un cambiste et lui arrachant la somme de 800$ et pris fuite, au niveau de rond-point Ngaba. Constatant que la foule était à sa poursuite, ce dernier à décider de mettre fin à sa vie en se tirant la balle lui-même.
Après le braquage des cambistes de Bandalungwa du samedi 12 au dimanche 13 juillet, manqué comme il faut le rappeler, par le meurtre d’un lieutenant des Fardc, les changeurs de monnaie de rond point Ngaba sont toujours inquiets, à la suite de l’insécurité grandissante dans la ville de Kinshasa visant la population kinoise en général, et particulièrement leur profession, ainsi que les acteurs politiques.
Même la police de proximité installée à quelques encablures de la station d’essence Engen, ne semble pas outillée pour sécuriser ces “ commerçants de la monnaie ” du secteur informel. Comment prévenir les braquages quand par leur présence aux coins de rue, des bottes d’argent exposés sur des tabourets, des billets de devises étrangères attirent entre les doigts, ils attirent des malfaiteurs ? Telle est la question que les observateurs se posent dans une tentaculaire à la criminalité ambiante est dirigée vers toutes les couches sociales et dans leur milieu de vie.
L’idée de constituer deux équipes de sportifs appelées à encadrer la place des cambistes, une sorte d’organisation de gardiennage du secteur informel, a même été envisagée par l’association des changeurs de monnaie de Ngaba, mais c’est la faisabilité du projet exigeant la mise sur pied d’une structure de gestion, qui tarde à ce concrétiser.
Pourtant, bon nombre de ces cambistes aimeraient donner leur contribution pour asseoir cette organisation, afin qu’ils soient réellement sécurisés à leur lieu de travail.
Le braqueur avait réussi à arracher 800 dollars
Les habitants de Ngaba, Makala et Righini se rappellent encore que le week-end passé, l’incident malheureux qui s’était produit ce jour-là au rond-point Ngaba.
Ce jour-là, vers 8 heures 30, quelques cambistes réveillés de bonne heure, s’étaient installés à leurs postes pour servir les premiers clients venus. Et débattaient sur les matches de football et la musique congolaise moderne.
C’est cette heure-là qu’a choisi un élément incontrôlé Fardc, pour braquer un cambiste avec son arme. Il a arraché la somme de 800 dollars et pris fuite, pendant que la foule se lançait à sa poursuite. Afin de semer ses poursuivants en furie, le délinquant a tiré des coups de feu en l’air. Mais c’était sans compter avec la détermination des badauds décidés a lui infliger le supplice du collier.
Epuisé et incapable de continuer sa course, il s’arrête et constate que la foule accourt toujours, vers lui. Et devant des badauds sidérés, il a pointé son arme sur son menton et actionné la gâchette. Il est mort sur le champ.
Aujourd’hui, les éléments du poste de police de rond-point Ngaba chargés de cette enquête, ne sont pas parvenus à identifier ce braqueur. On ne sait ni son unité, ni même son adresse domiciliaire.
Ce cas illustre bien l’évolution de la criminalité dans la ville de Kinshasa où après des braquages de nuit et en groupes organisés et en voiture on apprend que les forfaits sont parfois commis par des éléments solitaires a pied et en plein jour.
(Ern.)J.R.T./Le Phare
Last edited: 21/07/2008 17:24:40