Bénéficier d’un congé de maternité est un droit primordial pour toutes les femmes travailleuses du monde entier.
La femme qui est une belle créature du Très-Haut, avait reçu une mission noble de la part de ce dernier, celle de donner la vie. Une mission exclusive qui est bel et bien vouée à cet être seul. Plus question de l’en discriminer dans les milieux professionnels, car il faut savoir que, le congé de maternité se mérite avec tous les avantages reconnus.
Une femme travailleuse, une fois enceinte, doit bénéficier des conseils et informations pratiques sur ses droits spécifiques, avant, pendant et après sa grossesse. Qu’en pensent les femmes elles-mêmes ? Des Kinoises s’expriment sur cette préoccupation à Digital Congo.net
Pour Astrid Kabena, journaliste et éditrice du journal “ Le Démocrate ”, il n’y a pas des raisons de combattre la maternité, car elle est sacrée. Certains chefs d’entreprise semblent oublier qu’ils ont été engendrés par des femmes. Disons par ailleurs que, pour qu’on comprenne des choses naturellement aussi qu’elles le sont ; il faudrait une révolution féministe pour résoudre le problème de la travailleuse enceinte. Les chefs des entreprises doivent écouter les syndicats et les mouvements féministes qui ne luttent que pour le suivi et l’épanouissement de tous.
Quant à Mamy Kapinga couturière, elle estime que c’est vraiment injuste pour un chef d’entreprise de refuser de choyer la femme travailleuse en situation de maternité. Son état de grossesse ne doit pas être culpabilisé. Elle n’a pas de choix. C’est pourquoi elle est femme, elle doit faire des enfants et ce n’est pas un problème du tout. Car cela concourt au développement et à la croissance de l’humanité. Cependant la moralité des entrepreneurs fait qu’ils refusent le congé de maternité augmente le nombre d’infractions traitées ou jugés à l’Inspection du travail et dans les tribunaux, stop à vos sautes d’humeurs, vous chefs d’entreprises, qui mettez à l’index la femme qui veut avoir un enfant.
En ce qui la concerne Mademoiselle Daniella Mbelu, économiste de formation, souligne : “ nous devons savoir que la femme et l’homme ne peuvent que trouver le plaisir dans les enfants. La période de maternité et du congé qui lui est due est comprise avant, pendant et après la grossesse. Donc un congé de maternité a toute sa raison d’être. Il n’y a ni à justifier ni à expliquer. Certains patrons de mauvaise foi demandent aux employées qui reviennent de la maternité de renouveler leur contrat, sinon ils les licencient.
A cet effet, bon nombre de femmes ne veulent plus concevoir par crainte de perdre leur emploi ; cela est très grave. A ce que je sache, il n’y a aucune date limite, à la femme pour annoncer son état de grossesse. Il doit y avoir une loi nette et claire sur ce sujet. Aucune discrimination ne doit être acceptée. Il y a beaucoup d’abus. Par exemple, à l’annonce de la grossesse, on fait signer un nouveau contrat à la dame assorti d’une révision à la baisse de son salaire. En tout cas cela n’est pas correct et peut la pousser à quitter l’entreprise. Certains employeurs, parfois, vont jusqu’à licencier la femme enceinte sans justification réelle ou sérieuse.
Enceintes, au Congo des femmes se sont vu refuser leur congé de maternité par des entrepreneurs asiatiques. Signalons par ailleurs qu’ils sont nombreux à Kinshasa et à l’intérieur du pays.
Ceci nous pousse à aller plus loin encore, avec le cas d’une dame qui, à la reprise du travail après son congé de maternité, ne sait plus où poser les pieds. Elle ne récupère pas son poste ni ses attributions. Cela se passe dans une entreprise dans la capitale congolaise.
L’employeur se réserve le droit de changer certaines tâches de son employée. Il doit rester humain et ne pas retirer à celle-ci toutes les tâches qui lui incombaient avant le congé, une mise au placard relève indubitablement de la discrimination pure et simple et c’est une sorte de harcèlement psychique.
Prenons le cas d’une femme fonctionnaire qui ne peut jamais travailler debout pendant de longues heures. Les taches jugées incompatibles avec la grossesse peuvent être interprétées comme un harcèlement. Quand bien même, elle travaille, il est impossible pour une femme de se détacher de sa nature, de celle qui consiste à faire les enfants. Les avantages normalement alloués à la maternité doivent lui revenir régulièrement, avant et après l’accouchement. Qu’à cela ne tienne, il faut que l’Etat congolais aide les femmes dans ce genre de contentieux ; et pour cela, l’Inspection du travail a encore beaucoup du travail à faire. L’Univers a voulu ou a été crée ainsi. D’où les reproches dans le cadre professionnel à l’encontre d’une employée, agent ou fonctionnaire enceinte doivent être bannis.
Car il s’agit là d’une atteinte à un droit fondamental et par conséquent une violence faite à la femme. Dans beaucoup de compagnies, on rencontre présentement plusieurs formes de séquestrations de droits de la travailleuse.
Propos recueillis par Gisèle Mbuyi/MMC
Last edited: 18/07/2008 17:10:09