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Le gouvernement a promis hier aux acteurs congolais des institutions de micro-finance (IMF) des “ garanties ” et le renforcement de la législation sur l’exercice des activités dans leur secteur où il a relevé une “ vaste escroquerie ” - et de leur accorder. Au cours d’une séance de travail à laquelle a été associée le secrétaire général Samy Suaka (PME) en son bureau, le ministre Simon Mboso de l’Industrie, Petites et moyennes a écouté leurs doléances contenues dans un mémo envoyé au Premier ministre, le 3 juillet courant.

Il a rappelé à leur intention que le Conseil des ministres, réunis le 27 juin 2008 à Kananga, a “ pris acte du rapport faisant état d’une vaste escroquerie dont sont victimes plusieurs compatriotes de la part d’une ASBL, dénommée Dutch International qui a opéré irrégulièrement à Kinshasa, Lubumbashi et Goma dans le domaine d’octroi des crédits à des conditions irréalisables, soit 38% d’intérêt endéans 30 jours ”.

Pour éviter désormais la reprise de “ pareilles escroqueries ”, le gouvernement a décidé la mise en place d’une commission conjointe Gouvernement/Banque centrale du Congo en vue de contrôler la régularité d’ouverture et de fonctionnement des institutions de micro-finance au regard des dispositions légales réglementaires.

“ Le gouvernement va assainir la profession ”, a annoncé le ministre, en signalant que “ sur 30 millions de dollars américains d’engagements pris par Dutch International, seuls 6 millions Usd ont été récupérés ”.

Il a donné des pistes de solution aux doléances des acteurs de la micro-finance à capitaux congolais qui demandent au gouvernement de “ réglementer ” la profession, réserver aux institutions étrangères le rôle de refinancement des structures congolaises “ qui devront à leur tour assurer le relais auprès des populations bénéficiaires des services de micro-finance ”.

Sont également réclames, la libération et au besoin le renforcement de la contribution financière du gouvernement au PASMIF de manière à assurer une participation financière substantielle à ce programme et à favoriser le développement de ses activités en faveur des intérêts nationaux.

“ Le gouvernement doit accélérer le processus d’adoption de la politique nationale de microfinancement par l’endossement rapide de la Stratégie nationale de la microfinance en même temps que la Banque centrale du Congo accélérera l’élaboration de la législation relative aux institutions de microfinance ”, la présidente du Regroupement des institutions du système de financement décentralisé du Congo (RIDEC), Mme Angélique Ntumba Ngomba qui conduisait la délégation.

A l’heure où les institutions congolaises de microfinance envisagent de se regrouper en une “ association professionnelle forte ” pour défendre leurs intérêts, le gouvernement les invite à participer activement à une vaste campagne de sensibilisation des populations qui, à cause de leur extrême pauvreté, ont du mal à “ ne pas céder ” aux tentations de gain facile d’argent et d’enrichissement sans effort qui les exposent au risque certain de perte de leurs avoirs comme dans les cas de triste mémoire Bindo, Panier de la ménagère et Nguma.

Angelo Mobateli/Le Potentiel


Last edited: 17/07/2008 16:55:19

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