Winan Mignon qui séjourne actuellement à Kinshasa après 30 ans d’absence s’exprime sur son album “ Mémoire c’est la Zaïkologie ” dont les rythmes font penser à Zaïko Langa Langa.

Winan Mignon a quitté la Rdc, terre de ses ancêtres depuis les années 1980 pour la Belgique. Mais c’est en France qu’il vit actuellement. Il ne s’est jamais déconnecté de la diaspora congolaise. Il manie parfaitement le lingala avec toutes ses tournures, contrairement à certains “ exilés ” (lui ne l’est pas)... qui n’ont fait qu’à peine deux ans à l’étranger et font semblant d’oublier déjà tout de leurs origines. Un reniement dû au complexe de supériorité (?) que l’on ne retrouve pas chez Winan Mignon qui, pourtant, occupe aussi un emploi d’agent administratif au sein du Conseil supérieur de l’audiovisuel français, une haute institution de l’Etat. Dans sa culture métissée, la musique est l’atout par lequel il exprime ses origines congolaises.
Il nous revient, trente ans après, avec dans ses valises, son quatrième album baptisé “ Mémoire, c’est la Zaïkologie ”.
En auditionnant son opus, force est de constater que sa voix pourrait se confondre à celle de Nyoka Longo et cet album serait plutôt un disque de Zaïko Langa Langa. Pour cause, comme dans tous ses précédents albums, il se fait accompagner, uniquement, avec les musiciens évoluant ou ayant évolué dans Zaïko Langa Langa. Il est un défenseur de la “ Zaïkologie ”. A Kinshasa, il choisit de démarrer sa campagne médiatique sur Digital Congo TV / Radio et internet. Nous en sommes très flattés et découvrons -le davantage dans l’interview ci-après :
Multi média Congo (MMC): Bonjour Monsieur. Comment préférez vous qu’on vous appelle : Winan ou Monsieur Winan
Winan Mignon (WM) : Oh ! Je préfère Winan Mignon. Peut être que Winan simplement ou Mignon serait plus convivial. Cela réduirait la maigre distance qu’il y a entre toi et moi. Nous pouvons même nous tutoyer si tu le souhaites.
Ok, veux-tu d’abord te présenter aux visiteurs de Digital Congo et nous parler de toi ?
Faut-il que je me présente ? Parler de moi revient à raconter mes 48 ans de vie. Je vais essayer de faire court.
Bien sûr. Si on peut commencer par là parce que les visiteurs de Digital Congo.net ne te connaissent pas du tout.
Je suis Winan Mignon, né à Kinshasa le 30 juin 1960, jour de l’indépendance de la RDC. Je suis le fils de Athanase Mukwayanzo et de Agnès Balanda. Je suis l’aîné d’une famille de 10 enfants. J’ai fait mes études primaires au Collège Albert Ier à Kinshasa-Gombé, à la mission catholique des frères joséphites de Kinzambi dans le Bandudndu, puis à l’institut de la Fraternité à Kikwit où j’ai obtenu mon bac (Diplôme d’Etat). Je suis arrivé à Bruxelles en 1981 pour poursuivre mes études et j’ai quitté cette ville en 1988 pour m’installer à Paris en France.
Bon anniversaire bien que cela soit déjà passé il y a aujourd’hui bientôt trois semaines.
Oui, Merci. Mieux vaut tard que jamais.
On peut continuer. Je rappelle que tu es Français d’origine congolaise (RDC). Mais qu’est-ce que tu fais dans le vieux continent ?
J’ai une double casquette. Je suis agent, employé de bureau de la fonction publique française et je suis aussi chanteur, auteur- compositeur, interprète.
Donc un musicien à tes temps perdus ?
Temps perdus ? Pourquoi perdus ? Je n’aime pas trop cette expression. Ce n’est pas du temps perdu. Au contraire, pour moi c’est du temps gagné. J’aurai aimé être un musicien professionnel mais je ne le suis pas. Néanmoins, je fais la musique avec autant de soin qu’un professionnel. Ce n’est donc pas du temps perdu, dès lors, c’est l’instant où je suis vraiment moi.
Tu reviens te ressourcer au bercail. Après presque trois décennies d’absence, j’ai envie de dire que tu n’es plus Congolais. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Pourquoi n’es tu pas revenu plus tôt ? Quelque chose tu y empêchait ?
Aujourd’hui, je suis à Kinshasa et crois- moi, je me pose la même question. Rien mais alors rien ne m’interdisait de revenir en RDC. Il n y a pas eu d’histoires par ci ou par là. C’est simplement que je n’y pensais pas. Il n’y a pas une autre raison. Je me plais en Europe et je n’ai pas vu passer le temps. La RDC reste mon pays. C’est aussi chez moi. Mes racines sont congolaises, mon cœur est français. On ne pourra jamais me couper de ma base bien que j’ai épousé une autre nation.
Zaïkomania ” implique un effet de mode, une mode qui disparaît avec le temps
Qu’est ce que tu es venu faire ou chercher ici
J’ai de la famille ici (Papa, maman, frères, sœurs et famille au sens large). Ici, à l’endroit où nous nous trouvons, c’est ici “ il parle en lingala : bakunda motolu na ngai ” que l’on a enseveli mon cordon ombilical. Donc revenir ici n’est qu’une suite logique.
MMC: Es-tu marié… à une Congolaise ?
Oui, je suis marié à une Congolaise et je suis père de 3 enfants
Outre ton agréable et ravissante présence parmi nous, des nombreux présents, tu nous as apporté “ Mémoire, c’est la “ Zaïkologie ”, ton dernier disque. Pourquoi les mots comme “ Mémoire et Zaïkologie ” ? Ce sont des mots évocatifs et aussi un néologisme. Et puis on a l’impression que tu fais l’apologie de Zaïko Langa Langa. Es - tu Zaïkoman ?
Oui, on peut le dire comme ça. Je suis un “ Zaïkoman ” comme l’est tout fanatique et tout descendant de Zaïko. Je ne parle pas de “ Zaïkomania ” car “ Zaïkomania ” implique un effet de mode, une mode qui disparaît avec le temps. Or, la “ Zaïkologie ” est un courant de pensées, une technique musicale, une façon d’écrire des chansons dans le style zaîko, une technique, une science qui a pour but de perpétuer l’existence du Tout Choc Zaïko Langa Langa. La “ Zaïkologie ” demeure et restera.
Comment t’es venue l’idée d’inventer la “ Zaïkologie ” ?
Je ne suis pas l’inventeur de la “ Zaïkologie ” car la “ Zaïkologie ” existait déjà. Il n’ y a qu’à regarder l’arbre généalogique de l’orchestre Zaïko, l’émanation de Los Nickelos. Moi, je ne fais que promouvoir cette idéologie en y versant une certaine substance. Par contre je dois ce mot “Zaïkologie ” à Maître Beniko Popolipo. C’est de sa bouche que je l’ai entendu pour la première fois. Ce mot ne vient donc pas de moi.
Au lieu de créer ton propre style, tu préfères faire une copie conforme de ce que Zaïko fait ?
Ce n’est pas une copie. C’est plutôt le style qui me sied le mieux. Faire du Zaïko ne me gène pas du tout et j’en suis plutôt modestement très fier.

C’est l’aboutissement d’un apprentissage que j’ai commencé dès l’âge de 10 et 11 ans. J’apprenais à chanter en imitant la voix de Nyoka Longo ou encore celle de Bimi Ombale. Ces derniers sont mes deux premières idoles. Au fur et à mesure que je grandissais, j’ai découvert que mes idoles s’inspiraient de Los Nickelos et Yeye National.
C’est ainsi que je suis allé, moi aussi, suivre l’enseignement dispensé par Tony Dee, Zizi Nzanga, Zatho Kinzonzi et Max Mongali pour ne citer que ceux-là. Voilà pourquoi, vous retrouvez tous ces ingrédients dans ma voix et dans mes compositions. Tout artiste, à ses débuts, s’identifie d’abord à son maître. Il essaie d’abord de l’imiter. Puis maturité aidant, l’artiste finit par trouver une identité qui lui est propre. J’aurai pu être chanteur de Zaïko. Mais malheureusement ou fort heureusement, je n’ai pas eu cette opportunité dans ma vie.
Et pourquoi le titre “ Mémoire, c’est la Zaïkologie ” ? Combien de chansons compte cet album ?
je me suis déjà longuement étalé sur la “ Zaïkologie ”. Mémoire, c’est parce que l’une des chansons de cet album s’appelle “ Mémo ” et aussi parce que l’ensemble des chansons fait appel à notre mémoire. Ca réveille nos souvenirs, ça nous rappelle une certaine époque et ça nous rappelle aussi un certain style de musique. J’ai travaillé à l’ancienne. C’est un enregistrement en live, pas de programmation et nous avons essayé de produire un son ancien. Cet album contient sept chansons dont : Mamé mamé, Kebé, Naomie, Ma Maguy, Mémo, Marie Catho et Martin Sinnock. Ont joué dans cet album, Maître Beniko Popolipo à la Guitare solo et accompagnement, Montigia à la basse, djudjuchet à la batterie et j’ai fait toutes les voix.
Mais comment donc le fonctionnaire que tu es, s’autorise à faire de la musique ? N’y a-t-il pas une incompatibilité entre tes deux jobs ?
Je ne crois pas qu’il est interdit à un agent de l’état de faire de la musique. La musique ? C’est ma passion première. C’aurait pu être mon métier principal. Mais le destin en a voulu autrement. Ma plus grosse difficulté c’est de trouver le temps pour la musique. Quand un jour de congé ou quand je trouve une nuit ou un week - end de disponible, c’est à la musique que je consacre ces moments qui sont donc du temps gagné et non pas du temps perdu.
Tu n’es pas à ton premier coup d’essai et pas assez connu du grand public. Comment expliques- tu cela ?
J’évite les feux de la rampe. On m’a toujours reproché de ne jamais m’investir dans la promo de mes albums. J’estime qu’une chanson bien faite n’a pas besoin de matraquage. Elle se propage toute seule car l’oreille sait ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. L’oreille est incorruptible. D’où, je m’investi beaucoup dans le travail que dans le bla-bla.
“ Felling ” en 1981, est mon premier album enrenregistré à bruxelles avec des zaïkologues tels que Roxy Tshimpaka, Enoch Zamuanga, Oncle Bapius et Ilo Pablo. “ Merci maman Maréchal ” et “ Elombe Nkoyi mobali ” sont les deux titres d’un maxi 33 tours produit à Bruxelles en 1984. “ Ina motema ” en 1987. un album enregistré à bruxelles avec la collaboration du guitariste “ Zaïkologue ” Maître Beniko Popolipo et Didier Boluwe, un transfuge de l’ Ok Jazz.
Le Président Nyoka Longo est mon grand frère, mon ami et mon idole
Réaliser une chanson, le promouvoir ce n'est pas une mince affaire. Cela demande des moyens. Est-ce que cela te rapporte ?
(Rires). Je te vois venir. La musique ne me rapporte pas d’argent pour l’instant. Au contraire, elle m’en prend énormément. C’est le fonctionnaire qui aide l’artiste à s’auto produire. Si mon objectif était de gagner de l’argent en faisant de la musique, je crois qu’il y a longtemps que j’aurais arrêté la chanson. J’ai dit plus haut que la musique est ma passion première. C’est un besoin vital qui me procure le plus grand des plaisirs. Partager ce plaisir avec les autres décuple mon plaisir.
Donc tu finances toi-même la production de tes œuvres ?
Oui. C’est surtout pour préserver mon autonomie. Pour ne pas être dépendant et pour faire la musique que j’ai envie de faire. Celle que j’entends. Une musique qui me ressemble. Une musique qui est le reflet de mon comportement, de mon tempérament, de mon éducation et qui correspond à ce que je suis. Vous savez, quand vous travaillez avec l’argent de quelqu’un d’autre, vous n’êtes pas tout à fait libre. Il y a des contraintes car certains producteurs imposent leurs points de vue et cela finit par froisser ou désorienter l’artiste. Je le vois dans les studios à Paris.
Ma stratégie est dans un premier temps je produis, je finance, je fais le disque qui me ressemble et après je cède ma production à quelqu’un dont le métier est de vendre la musique. Faire des chansons et véhiculer une œuvre sont deux métiers différents. Moi, je sais faire la chanson …
En effet, tu es en quête d’un producteur capable de mettre sur le marché. Quels producteurs congolais as-tu déjà contacté ? Quelles maisons de distribution t’intéresse ? Et comment peut on te joindre ?
Tous m’intéressent. Peu importe, Congolais ou pas Congolais. Je signerai avec le premier qui me fera une meilleure offre.
Pour l’instant je suis à Kinshasa et je suis joignable au Tél : 00.243.81.99.020.21. A Paris, mon Téléphone est le 00.33.6.71.96.02.10. Mon adresse E-mail est :
mignonwinan@yahoo.fr
“ Feeling ” est le nom de ton premier album produit en 1981. Une vingtaine d’année plus tard, Zaïko Langa Langa baptisera aussi un de ses albums “ Feeling ”. Tu vas pour cela traduire en justice le président Nyoch pour usurpation du nom de ton album ?
Olingi olukela nga bitumba na président Nyoch ? Naboyi. (Veux –tu me créer des problèmes avec Nyoch.). Je ne pécherai pas contre la Zaïkologie. Le Président Nyoka Longo est mon grand frère, mon ami et mon idole. J’ai des relations très privilégiées avec lui et je tiens à préserver cette bonne relation. En effet, dans l’univers de Zaïko Langa Langa, deux albums portent le nom “ Feeling ”. Lors d’une conférence de presse au cours duquel le président présentait le deuxième album “ Feeling ”, chez charlotte Tshimbalanga à Saint Denis, j’avais été agréablement surpris d’entendre, Ya Jossart, dire devant tout le monde :

“ Notre album s’appelle FEELING mais le premier album qui a porté ce nom est celui de WINAN MIGNON qui est un des nôtres et ici présent parmi nous. Quand moi, Jossart, j’avais réalisé qu’un autre album portait déjà ce nom, il était trop tard car la fabrication de la pochette de notre disque était déjà lancée. Voilà pourquoi nous nous retrouvons avec deux album portant le nom FEELING. ”
J’étais debout, face à Nyoka Longo qui me regardait et J’en étais très touché à côté de Guy Mabita, Sobin Manene, Sami sax, Koko Waya, Eugide Defer et autres membres du fan club de Zaïko. Donc comme je l’ai dit tantôt, j’ai des relations très privilégiées avec Zaïko. Je tiens à cette relation que j’ai avec Nyoka Longo et avec des chanteurs comme Evoloko, Bimi Ombale, Bozi Boziana, Likinga Redo et Gina wa Gina que j’ai encore vu ce matin et avec qui j’ai rendez-vous ce soir. Comprenez, ce sont des artistes que je respecte et que je vénère. Je pèse bien mes mots. N’oublions pas que si chante aujourd’hui, c’est parce que j’imitais la voix de Jossart et celle de Bimi.
Tu viens de faire 30 ans en Europe. Dans tes chansons tu cites “ Engambe Edo, Adam Bombole, Etienne Mundele, Didi Kinuani . . .”. Pourtant quand tu as quitté le pays tous ces gens n’étaient que des illustres inconnus. A moins que je me trompe.
Illustres inconnus ? Je ne sais si nous parlons du même Engambe Edo. Dans tous les cas, sachez que je n’ai jamais déserté la communauté congolaise. A Paris comme à Bruxelles, je rencontre des personnes sympathiques et qui me disent parfois : “ mokolo okoya Kin obenga ngai ” (Quand tu viens à Kinshasa tu m’appelles). J’évolue aussi bien dans le milieu congolais que français. Je suis passe partout. Quand je vais dans un milieu congolais je me comporte comme un Congolais, quand je suis dans un milieu français je suis Français. Edo Engambe est un aîné, que je connais très bien. Dans la grande famille Mukwayanzo à laquelle j’appartiens, plusieurs parents ont assumé des très hautes responsabilités dans la fonction publique (secrétaire générale, directeur de l’assemblée nationale, directeur à la banque centrale du Congo) et c’est comme ça que j’ai des très nombreuses accointances dans ce milieu.
La musique congolaise, c’est aussi les mabanga, (les dédicaces). Je ne vous le reproche pas. De même que la plupart des musiciens chantent l’amour. En auditionnant ton disque, la première et la deuxième chanson exploitent la thématique de l’amour, de la déception dans l’amour, de l’ingratitude. Est- ce que tu en as été particulièrement victime ?
Nous avons tous été au moins une fois trahi ou déçu par un proche. Cela fait partie de la vie. L’amour est le thème qui revient le plus souvent dans mes chansons car j’aime l’amour et j’aime aimer. Tu sais ? Au bureau, et quand j’étais adolescent, mes collègues et amis (es) disent et disaient de moi . . .(rire) : “ celui-là est un grand amoureux ”. Comprenez le passionné, c'est-à-dire celui qui aime passionnément et qui le vit avec une intensément. Quand c’est une bonne histoire, c’est intense quand c’est une déception c’est aussi intense. Quand on est un grand amoureux, on connaît des hauts et des bas. Tout ce que je chante n’est pas forcément ce que je vis moi. Quelques fois j’invente une histoire comme un scénariste écrit un film. Il m’arrive aussi de raconter la vie de quelqu’un d’autre, une histoire qui m’a été rapportée. J’entre dans la vie de l’autre et avec mon imagination, j’écris à sa place en assaisonnant son histoire avec mes ingrédients à moi. J’améliore le texte, j’y rajoute un peu du mien, je sale, je poivre, je mets de l’oignon pour que la chanson passe. Je vis le côté amoureux densément. Comme un comédien, je joue le rôle de musicien compositeur.
Dans un document présenté au public, dans le cadre de la promotion ou de l’annonce de la sortie de votre album, Anicet Mobe te présente comme le séducteur des femmes. D’abord qui est cet Anicet MOBE.
Anicet Mobe est un chercheur sciences sociales de nationalité Congolaise qui vit à paris. C’est un homme de très grande culture intellectuelle et aussi un grand mélomane. Il est connu de toutes les célébrités. C’est l’une des plumes qu’on lit dans La libre Belgique, Le Soir, Le Monde diplomatique et etc . . . Séducteur ? Je ne sais pas. C’est comme ça que lui me voit. Oh ! Je reconnais quand même que j’aime jouer du charme auprès des dames. C’est vrai, j’aime charmer
Tu es donc charmant ?
Je suis plutôt charmeur. Charmant ? Je ne sais pas. Séducteur ? J’essaye seulement. Un jour, face deux françaises collègues de bureau, l’une d’elles m’avait qualifié de dragueur. L’autre rétorqua en : “ Non il n’est pas dragueur. Il est un charmeur ”. Et je me retourna vers les deux et je leur ai demandé : quelle la différence entre un dragueur et un charmeur. Celle qui m’avait qualifié de charmeur me dit : “ vous savez, le dragueur cherche toujours à conclure par un contact physique. Il cherche à passer à l’acte. Tandis que le charmeur est un joueur. Il joue du charme. Il essaye d’être galant, essaye de plaire, d’être agréable et s’arrête quand il atteint cet objectif ”. Oui, je crois que le charme passe par la séduction.
Propos recueillis par Boni Tsala/MMC
Last edited: 19/07/2008 13:22:11