Vingt-cinq millions d’Euros, tel est le budget prévu par la Coopération Technique Belge pour le programme post-électoral d’urgence en RDC en exécution du mandat lui confié le 21 juin 2006 par Armand De Decker alors ministre de la Coopération internationale.

Une délégation de la presse kinoise a visité mercredi les travaux en cours de réfection de l’Avenue Mama Yemo dans la commune de Ngaliema. Les travaux sont réalisés par la Coopération technique belge dans le cadre du programme post-électoral d’urgence en Rdc. Ce programme comprend huit volets dont le coût est de 25 millions d’euros.
Elle s’est rendue ensuite à Chanimétal. Sous les explications techniques de M. Nkongo, responsable de la production de la construction navale, elle a pu visiter les différentes réalisations de la construction navale et métallique spécialisée, de la production d’oxygène, d’azote, d’acétylène et d’autres gaz ainsi que la fabrication des pièces de fonderie.
Signalons que le Groupe Chanimétal comprend trois divisions : la division Chanimétal (Un département industriel), la division Chanitec et la division Equipements, toutes les deux faisant partie du département des Représentations industrielles.
Il est bon de savoir que le Groupe Chanimétal est une société à capitaux mixtes dont les 60 % sont détenus par le groupe belge Chanic et quelques privés congolais et les 40 % par l’Etat congolais.
L’ambassadeur Swinnen : "La Rdc est libre de se choisir les partenaires"
Après ces deux visites, la délégation de la presse kinoise s’est vue offert un déjeuner à la résidence de l’ambassadeur belge en Rdc, M. Johann Swinnen. Ce dernier a pris la parole. Il a parlé des relations entre la Belgique et la Rdc et de la crise politique belge à la suite de la démission du Premier belge Yves Leterme.
S’agissant des relations belgo-congolaises, le diplomate belge a tout à fait approuvé la décision du Conseil des ministres du mois de mai qui avait préconisé le réexamen de l’ampleur de la coopération belgo-congolaise afin d’en déterminer la nécessité et l’opportunité.
L’ambassadeur Swinnen s’est félicité de la sérénité qu’il y a dans ces rapports: “ On laisse d’abord la tempête se calmer. Petit à petit, les rapports vont se normaliser. Mais il ne faut pas que cela dure non plus.
Après tout, la Belgique et la Rdc sont semblables à deux arbres qui se frottent lorsqu’ils sont en train de croître ”.
L’ambassadeur belge a souhaité la convocation rapide du Comité élargi des partenaires. Il s’est réjoui aussi qu’en dépit de la tournure des événements, la coopération entre les deux pays ne se soit pas arrêtée.
Une coopération qui va ensemble avec la coopération multilatérale avec des organismes internationaux comme l’Union européenne, l’Onu, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et d’autres coopérations bilatérales.
A ce sujet, le conférencier s’est exprimé sur les contrats chinois: “ Les contrats que la Rdc a signés avec la Chine ne nous offusquent pas du tout. La Rdc, en tant que pays souverain, est libre de se choisir les partenaires. Le choix des partenaires est une affaire exclusivement congolaise. Il faut que le tout se passe dans la transparence, la coordination et la cohérence pour éviter les jalousies, l’incohérence et la mauvaise interprétation ”.
Il a parlé de ampleur de la coopération belgo-congolaise qu’il se chiffre à 200 millions de dollars.
La coopération au développement, dit-il, est un secteur difficile dans les relations internationales. L’accent est mis sur le développement des relations économiques dans lesquelles les deux pays vont se retrouver.
Les Belges et les Congolais, toujours à l’en croire, sont impatients que les relations reprennent comme auparavant. “ Car les mesures du gouvernement congolais que nous avons déplorées, en l’occurrence la fermeture des consulats de Lumbashi et de Bukavu font naître des frustrations Seulement des Belges, mais aussi des Congolais ”.
(Milor)Denis Lubindi/L’Avenir
Last edited: 17/07/2008 17:25:15