Les véhicules qui approvisionnent la ville de Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Equateur, sont de véritables engins de mort pour les passagers. A leur état vétuste s’ajoute l’inconséquence des chauffeurs dont la plupart conduisent dans un état d’ébriété.
Selon la radio onusienne, la route Mbandaka-Bikoro constitue un cas de figure de cette situation. Sur ce tronçon, il n’existe aucun véhicule de transport en commun digne de ce nom. On n’y voit que de vielles carcasses qui, à la limite, ne devraient servir que de camions cargos pour le transport des marchandises. Faute de mieux, ils servent aussi au transport des passagers à leurs risques et périls.
Tout couvert de poussière, un voyageur en provenance de Bikoro qui débarque d’un camion de l’armée, confirme cette appréhension : prendre place à bord de ces camions, c’est mettre sa vie en danger, car à tout moment. On peut se faire renverser en cours de route et ne pas arriver à destination.
Les conducteurs de ces véhicules de fortune reconnaissent le mauvais état de leurs engins. Ce qui ne les empêche pas, selon des témoignages de se comporter en gangsters des routes. Ces conducteurs se caractérisent par le képi qu’ils portent sut la tête, de grosses lunettes fumées, la cigarette sur les lèvres tout an long du trajet ; ainsi que par leur propension à prendre un verre de trop avant de conduire. A cela s’ajoutent l’excès de vitesse et la surcharge, principales causes d’accidents enregistrés régulièrement sur cette route.
Agacée, la police de circulation routière de la contrée menace et voudrait mettre fin à cette délinquance routière. Bernard Nianga Bolengo, commandant de cette police, lance un sévère avertissement. “ Les épaves que nous avons doivent avoir des freins, de bons pneus, et des phares. En ce qui concerne le nombre de passagers, le conducteur doit s’en tenir à la limite fixée par son assureur. Ceux qui ne se conformeront pas à ces instructions, seront traduits en justice ”. Les populations riveraines espèrent que ces mesures seront effectivement d’application. Si non elles ne resteront qu’un vœu pieux.
A Kinshasa, la situation est presque analogue, mais dans les banlieues. Un coup d’œil sur le parking de l’UPN/Binza. Mikondo à Kimbanseke et ailleurs, le prouve. Il n’existe que de vieilles carcasses prêtes à être destinées à la casse qui servent de transport du sable et de la caillasse ou autres marchandises et des passagers en partance pour des localités environnantes de la capitale. C’est seulement au soir que ces engins de la mort, sans phares pour la plupart, freins parfois pour certains, se mêlent aux véhicules réguliers pour regagner les garages ou domiciles de Leurs propriétaires. Comme à Mbandaka, ces véhicules d’un autre age sont pointés du doigt dans les cas d’accidents nocturnes.
(Milor)OK/L/Le Potentiel
Last edited: 15/07/2008 17:00:46