Nul ne sait jusqu’où peut aller le rouleau compresseur du procureur Luis Moreno Ocampo, alors que les esprits avisés impliqués dans le dossier de Jean-Pierre Bemba tentent de se soustraire en se réfugiant en lieux sûrs.

La première comparution de Jean-Pierre Bemba à la CPI, donne des insomnies aux proches de l’ancien président Ange Félix Patassé. Les esprits alertes préfèrent se réfugier en lieux sûrs ou se déplacer sur la pointe des pieds. Entre temps, la Libye compte autant que le Soudan parmi les pays africains qui n’ont pas ratifier la collaboration avec la Cour pénale internationale de La Haye.
Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme, Me Nganatouwa Goungaye Wanfio, l’un des principaux accusateurs de Jean-Pierre précise, à cet effet, que le dossier ouvert à la CPI a des ramifications qui vont surprendre plus d’un.
C’est dire que nul ne sait jusqu’où peut aller le rouleau compresseur du procureur Luis Moreno. Les esprits avisés impliqués dans ce dossier tentent de se prémunir.
Il s’agit notamment d’un proche de Patassé en la personne de Abdoulaye Miskine, qui, ayant remarqué la gravité de la situation et l’astuce qu’avait mise en place la Cour pénale internationale pour faire arrêter Jean-Pierre Bemba, avait quasiment refusé de se rendre à Libreville pour signer l’Accord global de paix du 21 Juin 2008, L’accord reste ouvert et il est très peu probable que l’ancien bras droit de Patassé ne prenne le risque de s’aventurer dans un voyage qui risque d’être sans lendemain. La CPI a surpris Jean-Pierre-Bemba par un mandat d’arrêt international sous scellé. Elle peut encore le faire pour d’autres protagonistes sur lesquels pèsent de fortes présomptions. Abdoulaye Miskine averti, n’a pas l’intension de se livrer comme un poisson. Il se terre en Libye où il est plus à l’aise et là où les mandats d’arrêt de la CPI n’auront pas d’effet.
Patassé attend le mandat de la CPI
L’ancien Président centrafricain n’a pas l’intention de se soustraire de la CPI.
De son exil au Togo, il se dit prêt à se rendre à La Haye si la Cour pénale internationale mettait en mouvement la procédure.
Quand Ange-Félix Patassé devra expliquer pourquoi il a fait venir Jean-Pierre Bemba et ses mercenaires, il ne lésinera pas sur les moyens à mettre en œuvre pour noyer le plus grand nombre de personnalités possibles. Et c’est là que, beaucoup au sein du pouvoir actuel qui pensaient être absout par la CPI, vont faire leur examen de conscience, surtout que le Statut de Rome, dans certaines de ses dispositions, est implacable. Du coup, certains dans les cercles du pouvoir commencent à pointer du doigt la Cour de cassation, à leurs yeux, responsable d’avoir transmis le dossier à la Cour pénale internationale.
Ce qui est valable pour Bangui, l’est aussi pour Kinshasa. En effet avec la configuration politique après les élections en RDC, ceux qui ont eu à collaborer avec le leader du MLC dans la rébellion, se retrouvent éparpillés dans les différentes institution de la République.
N’est-on pas dans la situation de tel est pris qui croyait prendre ?
(Ern.)Le Palmarès
Last edited: 15/07/2008 15:39:41