A Kimvula, dans le territoire qui porte son nom, le taux de mal ­nutrition a atteint le 19,2% tandis qu’à Kuimba en territoire de Tshela, il est à 11,2%. Un thermomètre qui démontre si besoin en était encore combien la province chère à Kasa­-Vubu mérite bien une attention soutenue de la part des décideurs. Kimvula et Kuimba ne sont que des échantillons.

Ces deux pôles stratégiques devraient demeurer des véritables grenier agricoles. Le premier cité appartient au  district de la Lukaya tandis que le second se retrouve dans le Bas-Fleuve.

Normalement, comme dans une équipe de foot, Kimvula devait encore et toujours continuer à jouer à l’attaque dans l’approvisionnement de la ville-province de Kinshasa, pendant que  Kuimba devait rester à la défense. Mais hélas ! Les deux contrées sont devenues fragiles. Elles ne savent plus bien nourrir leurs populations. Et que dire des autres coins et recoins de la province ?

Pour les experts en la matière, cette malnutrition est surtout due à l’impraticabilité des routes, à l’ab­sence des intrants agricoles et au délabrement fort avancé des infrastructures socio-économiques de base. Et ce sont les mêmes les cau­ses principales de la pauvreté au Bas-Congo.

Ceci revient à dire que les déci­deurs ont tout intérêt à vite réhabili­ter les routes pour faciliter l’évacua­tion et la commercialisation des pro­duits agricoles jusqu’à leur transfor­mation. Ceci pour une réduction sensible du taux de malnutrition.

La base, pour sa part, s’est déjà exprimée à travers le document provincial de Stratégie de Croissance et de Réduction de la pauvreté (DSCRP). Tout dernièrement, lors de la réception de ce document, le gouvernement Mbatshi s’était en­gagé à en faire un document de ré­férence pour tout programme et pro­jet de développement de la province, avec pour objectif d’améliorer tant soit peu les conditions de vie des populations.

Désormais, si l’on veut réelle­ment sortir de la misère, c’est le DSCRP qui doit orienter toutes les interventions tant au niveau national que provincial d’autant plus qu’il reflète la vision de la population. Plaise au ciel que les moyens s’en suivent.

(Gis.)

L’Observateur