Le taux de malnutrition déjà à 19,2% à Kimvula
Kinshasa, 11/07/2008 / Société
Le Bas-Congo, province à vocation agricole, n’est pourtant épargnée par cette catastrophe naturelle qu’est la faim. Pour s’en rentre compte, il suffit qu’une autorité se déplace vers les populations pour entendre des cris comme “ Nzala, nzala ”, qui veut dire, ventre affamé…
A Kimvula, dans le territoire qui porte son nom, le taux de mal nutrition a atteint le 19,2% tandis qu’à Kuimba en territoire de Tshela, il est à 11,2%. Un thermomètre qui démontre si besoin en était encore combien la province chère à Kasa-Vubu mérite bien une attention soutenue de la part des décideurs. Kimvula et Kuimba ne sont que des échantillons.
Ces deux pôles stratégiques devraient demeurer des véritables grenier agricoles. Le premier cité appartient au district de la Lukaya tandis que le second se retrouve dans le Bas-Fleuve.
Normalement, comme dans une équipe de foot, Kimvula devait encore et toujours continuer à jouer à l’attaque dans l’approvisionnement de la ville-province de Kinshasa, pendant que Kuimba devait rester à la défense. Mais hélas ! Les deux contrées sont devenues fragiles. Elles ne savent plus bien nourrir leurs populations. Et que dire des autres coins et recoins de la province ?
Pour les experts en la matière, cette malnutrition est surtout due à l’impraticabilité des routes, à l’absence des intrants agricoles et au délabrement fort avancé des infrastructures socio-économiques de base. Et ce sont les mêmes les causes principales de la pauvreté au Bas-Congo.
Ceci revient à dire que les décideurs ont tout intérêt à vite réhabiliter les routes pour faciliter l’évacuation et la commercialisation des produits agricoles jusqu’à leur transformation. Ceci pour une réduction sensible du taux de malnutrition.
La base, pour sa part, s’est déjà exprimée à travers le document provincial de Stratégie de Croissance et de Réduction de la pauvreté (DSCRP). Tout dernièrement, lors de la réception de ce document, le gouvernement Mbatshi s’était engagé à en faire un document de référence pour tout programme et projet de développement de la province, avec pour objectif d’améliorer tant soit peu les conditions de vie des populations.
Désormais, si l’on veut réellement sortir de la misère, c’est le DSCRP qui doit orienter toutes les interventions tant au niveau national que provincial d’autant plus qu’il reflète la vision de la population. Plaise au ciel que les moyens s’en suivent.
(Gis.)
L’Observateur
Last edited: 11/07/2008 11:48:55