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Bonjour | 02/12/2008 16:50 | English Make DC Home page | RSS feed

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Ils en étaient à deux doigts à dégainer. Le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo et le Chef de la Diplomatie de RDC. Tout pourtant à ce jour les rapprochait. Puis soudain tout a basculé, les éloignant l’un de l’autre. Pourquoi ? L’affaire du passeport biométrique hérité du 1+4, commandé par les ministres MLC Raymond Ramazani Baya et François Muamba Tshishimbi aura été la patate chaude jetée dans la main de la BCC. Qui s’en tire à bon compte. Un marché de fourniture de passeports biométriques faussement par le ministre MLC du 1+4 Raymond Ramazani Baya à plus de 13 millions de dollars américains.

Passé au Français François-Charles Oberthur, inconnu de la Banque Centrale du Congo. Reconduit - fort curieusement - par le ministre AMP Antipas Mbusa Nyamwisi. Entre Jean-Claude Masangu Mulongo, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo et le ministre Mbusa, la guerre à fleurets mouchetés faisait rage...

Dix ans comme Gouverneur de la Banque Centrale! Dix ans qu’il écrit et réécrit l’histoire. Et qu’il ouvre sa onzième année! Jean-Claude Masangu Mulongo en a vu de toutes les couleurs. Il en a avalé toutes les couleuvres! Même le «M’zee» Laurent Désiré Kabila - son «Mzee» à lui - l’aura jeté en prison. Sans ménagement !

Irène, son épouse inconsolable arrivée sur les lieux de la détention lui rendre visite, aura été fouettée copieusement par des gardes… Dur, dur! On ne s’amuse pas avec la Révolution qui s'installe.

Mais le «M’zee» s’en repentira aussitôt après. Le Gouverneur avait raison, sur toute la ligne. La reconnaissance finit par venir, après, qu’importe! Ainsi soupire JCMM.

L’autre Jean-Claude (Trichet) ne cesse d’être dans la nasse de l'État - du Chef de l'État - en France, son propre pays. Et depuis que ça dure.

C’est le lot des Banques Centrales. Mais l’État ne peut qu’être reconnaissant.

Car les Grands ont le cœur grand… Ils savent reconnaître leurs petites erreurs. Leurs petites faiblesses. Même dans le Dernier Roi d’Écosse, l’une de grandes productions d’Hollywood…

La Bcc a-t-elle fauté ?

Dans l’affaire du passeport biométrique qui fait rage, la Banque Centrale a-t-elle fauté ?

  Au ministère des Affaires étrangères, le ministre Antipas Mbusa Nyamwisi en est convaincu. Au Palais du Peuple où le dossier a atterri, il s’en trouve des Députés pour crier haro sur le baudet ?

Pourtant, si en dix ans d’exercice à la tête de l’Institut d’émission, Jean-Claude Masangu Mulongo - le vertueux géniteur du Franc r-dCongolais - dont tout le monde convoite la réussite exemplaire et veut s’en inspirer, a glissé sur des peaux de bananes, cette fois, le Gouverneur est debout dans ses souliers.

La BCC a bien reçu commande, à la date du 21 octobre 2005 du ministre des Affaires étrangères Raymond Ramazani Baya (lettre n°130.09/2971/MIN./AFFECI/2005 datée du 21 octobre 2005), d’un million de passeports ordinaires lisibles à la machine (biométriques) et d’un million de vignettes de visas.

Inaugurée le 21 juillet 1987, l’imprimerie de l’Hôtel des Monnaies a réalisé sa première production de billets de banque à la même année. L’Etat a ainsi pu réaliser des économies substantielles des devises qui naguère partaient dans les importations des billets de banque.

Dans l’objectif de sécuriser le pays contre le risque de contrefaçon de différents documents des services publics et paraétatiques, le Gouvernement a demandé à la BCC en 1990 de doter l’Hôtel des Monnaies d’une chaîne d’impression des documents de sécurité.

  Depuis, outre la production fiduciaire, l’Hôtel des Monnaies produit les documents de sécurité et autres imprimés de valeur dont la vignette de l’administration fiscale, le timbre fiscal, le passeport (ordinaire, de service et diplomatique), le permis de conduire, et… les fameux imprimés de valeur (ordres de paiement du ministère des Finances, carte de travail pour étrangers, diplômes d’État de l’Enseignement secondaire et ceux de tous les établissements de l’Enseignement supérieur et universitaire, imprimés de l’Inspection générale des Finances, imprimés de la Dgrad, divers imprimés des Entreprises publiques. Ceux de la RVA, du FPI, de la Sonas, de l’Ogefrem, de l’Inss, du Centre National d’Expertise, etc.

En 2004, par une note n°0023/CAB/MIN/FINANCES/2004 du 10/01/2004, le ministre des Finances (à l’époque André-Philippe Futa) rappelait la décision du Gouvernement portant sur le marché des imprimés de valeur et imprimés spécifiques de l’État.

Soit, aucun marché public d’imprimés de valeur et d’imprimés spécifiques des services publics de l’Etat ne doit aller ailleurs qu’à l’Hôtel des Monnaies de la BCC, cette imprimerie devant absorber «automatiquement» ce marché sans recours à la procédure d’adjudication sauf dans le cas où l’Hôtel des Monnaies déclare ne pas être en mesure de traiter la commande.

A moindre coût

En ce qui concerne le passeport r-dcongolais, c’est depuis 1990 que l’Hôtel des Monnaies le produit, sans sous-traitance quelconque, et le livre à la satisfaction de son destinataire, soit le Ministère des Affaires Étrangères. Quant au passeport biométrique, l’Hôtel des Monnaies est tout à fait capable de le produire à moindre coût et l’a, à ce jour, prouvé.

Qu’en est-il de l’affaire du nouveau passeport congolais biométrique, c’est-à-dire, lisible par les ordinateurs ?

Membre de l’OACI, Organisation de l’Aviation Civile Internationale, notre pays a été appelé à se conformer aux normes et recommandations de celle-ci, notamment en ce qui concerne la sécurité transfrontalière des personnes (immigration et documents de voyage).

Au regard de la Recommandation 9303 de l’OACI relative à la lisibilité du passeport à la machine, il a été observé que le passeport de RDC présente des faiblesses notables du fait de sa personnalisation manuelle, encore pratiquée à ce jour, et de la photo d’identité toujours collée à la main au lieu d’être imprimée dans le support. L’OACI a donné aux États un deadline qui court jusqu’en 2010. Par bonheur, le pays a encore du temps devant lui…

Ce n’est pas pour cela qu’il doive dormir sur ses lauriers. Or, tirant profit de cette exigence de l’OACI, le ministre Ramazani Baya a voulu faire … vite. Même trop vite.

Il place ainsi sa commande du million de passeports ordinaires biométriques, d’un système de personnalisation de ces passeports et d’un million de vignettes de visas.

T. Matotu/Le Soft

Last edited: 14/07/2008 12:01:15

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