L’information était confirmée par le porte-parole militaire de la Monuc, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich au cours du traditionnel point de presse hebdomadaire du mercredi 09 juillet 2008, au quartier général de cette mission onusienne.

Les combattants de FDLR/Rude de Mbwavinywa, situé au nord de Kaina, à environ 200 Km de Goma en province du Nord-Kivu, hésitent à se rendre dans un camp de transit érigé par la Monuc et le HCR en accord avec les autorités congolaises, parce qu’ils craignent un rapatriement forcé.
Ainsi donc, environ 30 combattants de FDLR, qui ont pourtant signé les accords de Kisangani ainsi que leur dépendants, exigent cependant que les camps de transit soient établis dans les lieux qui puissent leur permettre de s’enfuir dans la forêt, s’ils estimaient leur sécurité menacée. Au départ, a indiqué le porte-parole militaire de la Monuc, ces combattants rwandais de Fdlr n’ont montré aucun signe d’hostilité vis-à-vis de cette installation qui sera suivie à court terme par le déploiement définitif des forces conjointes FARDC–Monuc.
Le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich a dit que dans le contexte de la mise en oeuvre du volet militaire du Communiqué de Nairobi, un contingent conjoint casques bleus et FARDC est arrivée à Mbwavinywa, une zone sous influence des groupes armés, notamment des Forces démocratiques de libération du Rwanda. Depuis le mois de novembre 2007, 123 cas de viols ont été enregistrés dans cette région par la Monuc, dont le plus récent celui d’une femme enceinte qui est morte après avoir été violée par plusieurs personnes.
Le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich a annoncé, par ailleurs que le 8 juillet dernier, dans le cadre d’une opération militaire, les éléments de la 6ème brigade intégrée des FARDC ont délogé des combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) à Katwiguru et à Kiseguru, villages situés à près de 20 Km au nord-ouest de Rutshuru. Le bilan de cette opération fait état de trois morts dans les rangs des FDLR.
Il faut noter par ailleurs qu’outre cette question de la relocalisation et de rapatriement des combattants de FDLR, le porte-parole militaire de la Monuc a évoqué les travaux de la sous-commission technique mixte Paix et sécurité tenue à Goma sur le processus de regroupement et de brassage des groupes armés, malgré l’absence des représentants du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) et des Forces républicaines fédéralistes (FRF).
Au cours de cette réunion, a indiqué le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich, les représentants des groupes armés se seraient ainsi mis d’accord sur les modalités du plan de désengagement.
Après finalisation du document final, a poursuivi le porte-parole militaire, les groupes armés seront dans l’obligation de déclarer leurs effectifs, les volumes et types de leur armement.
LP/MMC
Last edited: 10/07/2008 17:13:56