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Bonjour | 02/12/2008 20:43 | English Make DC Home page | RSS feed

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Le ministre des Hydrocarbures, Lambert Mende Omalanga a pris une part active au Congrès mondial du pétrole, qui s’est tenu du 29 juin au 3 juillet 2008, à Madrid en Espagne où il est allé représenter la République démocratique du Congo. Il a regagné le pays dimanche 6 juillet dans la soirée par le régulier S.N. Brussels. En ministre des Hydrocarbures, Lambert Omalanga a pris une part active au Congrès mondial du pétrole, qui s’est ténu du 29 Juin à 3juillet 2008, à Madrid en Espagne où il est allé représenter la RD.Congo. Il a regagné le pays dimanche 6 juillet  dans la soirée par le régulier S.N Bruxelles.

Se confiant à la presse à sa descente d’avion, le ministre des Hydrocarbures a révélé les matières et différents sujets sur lesquels se sont focalisés les congressistes tout au cours des travaux. L’objet de ce grand forum, a dit le minis­tre Lambert Mende, était de faire le point de la situation des industries pétrolières à travers toutes ses filières en amont comme en aval.

Ils se sont particulièrement penchés sur la situation des pays qui sont producteurs et qui bénéficient de cette évolution grossière du cours du brut et la situation des pays qui sont les importateurs nets du pétrole.

C’est cette dernière catégorie des pays qui paie le prix fort de cette crise pétrolière qui influe sur les autres produits.

Dans l’analyse que les par­ticipants ont faite en Espagne, certains délégués ont estimé qu’il s’agissait d’une bulle spéculative qui va éclater dans les six ou douze prochains mois. Mais personne n’a su dire quelle ampleur cette crise pren­dra et quelles perspectives en­visagées.

Les congressistes après de longues discussions et dé­bats, sont arrivés à la conclu­sion que la flambée des prix des produits pétroliers dans le monde est occasionnée par les intermédiaires.

En effet, plus, ils sont nom­breux, plus les prix montent, chacun voulant gagner à cha­que étape des transactions du marché. Donc la crise pétrolière qui s’observe aujourd’hui n’est nullement provoquée par les pays producteurs de l’or noir.

Que faire et comment se comporter ?

Face à cette crise pétrolière, que doit-on faire et comment la population doit-elle se compor­ter ? Pour le ministre des Hydrocarbures, les Congolais de­vront se montrer beaucoup plus disciplinés. L’on doit combattre des pratiques de spéculations à tous les niveaux. L’on doit également encourager le gou­vernement et tous les opéra­teurs de la chaîne en amont. Le pays doit prendre des dis­positions pour commencer aussi rapidement que possible, l’exploration et la production pétrolière.

C’est le secret a dit M. Mende. Si le pays veut se mettre à l’abri des conséquences de cette hausse qu’est expo­nentielle, mais qui n’est pas en­core maîtrisée.

Il appartient dès lors à cha­que Etat qu’il soit producteur ou importateur des produits fi­nis, de resserrer sa propre législation, de faire preuve suf­fisamment de rigueur dans le traitement des cas qui peuvent être définis comme relevant de la spéculation. Il faut une tolé­rance zéro face aux spécula­teurs qui essayent de prendre profit d’une situation qui n’est pas aussi grave qu’on le dit, pour aggraver justement le poids de cette crise de prix sur le ménage, sur l’économie qui doit absolument décoller.

Les stratégies du gou­vernement

Le gouvernement de la RDC a déclaré le ministre Mende à l’aéroport de N’djili, doit pren­dre ses responsabilités en tant que pays détenteurs des po­tentialités pétrolières pour s’inscrire également dans ce vent de mise en valeur des ressour­ces naturelles pétrolières dont le pays dispose, sans perdre le temps. Parce que nous n’avons pas vu venir la crise. Et l’on ne sait pas non pas quand cette flambée vertigineuse des prix va s’arrêter.

La RDC a l’obligation de prendre des précautions et revaloriser ses ressources natu­relles au risque de rater le train de l’histoire. Et de faire une mise en valeur au moment où le produit n’aura plus cette importance qu’il a aujourd’hui.

Au niveau du Congrès mon­dial du pétrole, les participants ont demandé aux plus grands producteurs d’accroître leur production. L’Arabie Saoudite s’est engagée à accroître effectivement sa production à 200.000 barils supplémentaires/jour. L’Iran et d’autres pays de l’OPEP ont accepté de sui­vre le mouvement.

Grâce à cette action déci­dée par les grands pays pro­ducteurs de l’or noir, il y aura probablement une réduction sensible de cette poussée haussière. Seulement on ne peut pas espérer d’ici 6 à 12 mois une inversion de la ten­dance telle que nous la souhai­tons.

(Ern.)

Jean-Pierre Seke/L’Observateur

Last edited: 08/07/2008 16:23:17

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