Le ministre des Hydrocarbures, Lambert Mende Omalanga a pris une part active au Congrès mondial du pétrole, qui s’est tenu du 29 juin au 3 juillet 2008, à Madrid en Espagne où il est allé représenter la République démocratique du Congo. Il a regagné le pays dimanche 6 juillet dans la soirée par le régulier S.N. Brussels.

En ministre des Hydrocarbures, Lambert Omalanga a pris une part active au Congrès mondial du pétrole, qui s’est ténu du 29 Juin à 3juillet 2008, à Madrid en Espagne où il est allé représenter la RD.Congo. Il a regagné le pays dimanche 6 juillet dans la soirée par le régulier S.N Bruxelles.
Se confiant à la presse à sa descente d’avion, le ministre des Hydrocarbures a révélé les matières et différents sujets sur lesquels se sont focalisés les congressistes tout au cours des travaux. L’objet de ce grand forum, a dit le ministre Lambert Mende, était de faire le point de la situation des industries pétrolières à travers toutes ses filières en amont comme en aval.
Ils se sont particulièrement penchés sur la situation des pays qui sont producteurs et qui bénéficient de cette évolution grossière du cours du brut et la situation des pays qui sont les importateurs nets du pétrole.
C’est cette dernière catégorie des pays qui paie le prix fort de cette crise pétrolière qui influe sur les autres produits.
Dans l’analyse que les participants ont faite en Espagne, certains délégués ont estimé qu’il s’agissait d’une bulle spéculative qui va éclater dans les six ou douze prochains mois. Mais personne n’a su dire quelle ampleur cette crise prendra et quelles perspectives envisagées.
Les congressistes après de longues discussions et débats, sont arrivés à la conclusion que la flambée des prix des produits pétroliers dans le monde est occasionnée par les intermédiaires.
En effet, plus, ils sont nombreux, plus les prix montent, chacun voulant gagner à chaque étape des transactions du marché. Donc la crise pétrolière qui s’observe aujourd’hui n’est nullement provoquée par les pays producteurs de l’or noir.
Que faire et comment se comporter ?
Face à cette crise pétrolière, que doit-on faire et comment la population doit-elle se comporter ? Pour le ministre des Hydrocarbures, les Congolais devront se montrer beaucoup plus disciplinés. L’on doit combattre des pratiques de spéculations à tous les niveaux. L’on doit également encourager le gouvernement et tous les opérateurs de la chaîne en amont. Le pays doit prendre des dispositions pour commencer aussi rapidement que possible, l’exploration et la production pétrolière.

C’est le secret a dit M. Mende. Si le pays veut se mettre à l’abri des conséquences de cette hausse qu’est exponentielle, mais qui n’est pas encore maîtrisée.
Il appartient dès lors à chaque Etat qu’il soit producteur ou importateur des produits finis, de resserrer sa propre législation, de faire preuve suffisamment de rigueur dans le traitement des cas qui peuvent être définis comme relevant de la spéculation. Il faut une tolérance zéro face aux spéculateurs qui essayent de prendre profit d’une situation qui n’est pas aussi grave qu’on le dit, pour aggraver justement le poids de cette crise de prix sur le ménage, sur l’économie qui doit absolument décoller.
Les stratégies du gouvernement
Le gouvernement de la RDC a déclaré le ministre Mende à l’aéroport de N’djili, doit prendre ses responsabilités en tant que pays détenteurs des potentialités pétrolières pour s’inscrire également dans ce vent de mise en valeur des ressources naturelles pétrolières dont le pays dispose, sans perdre le temps. Parce que nous n’avons pas vu venir la crise. Et l’on ne sait pas non pas quand cette flambée vertigineuse des prix va s’arrêter.
La RDC a l’obligation de prendre des précautions et revaloriser ses ressources naturelles au risque de rater le train de l’histoire. Et de faire une mise en valeur au moment où le produit n’aura plus cette importance qu’il a aujourd’hui.
Au niveau du Congrès mondial du pétrole, les participants ont demandé aux plus grands producteurs d’accroître leur production. L’Arabie Saoudite s’est engagée à accroître effectivement sa production à 200.000 barils supplémentaires/jour. L’Iran et d’autres pays de l’OPEP ont accepté de suivre le mouvement.
Grâce à cette action décidée par les grands pays producteurs de l’or noir, il y aura probablement une réduction sensible de cette poussée haussière. Seulement on ne peut pas espérer d’ici 6 à 12 mois une inversion de la tendance telle que nous la souhaitons.
(Ern.)Jean-Pierre Seke/L’Observateur
Last edited: 08/07/2008 16:23:17