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Regard sur le comédien Toto Kisaku

Kinshasa, 07/07/2008 / Culture
Il joue éga­lement le rôle du Frangin dans “ Roberto Zucco ” de Bernard-Marie Koltès, mise en scène de Philip Boulay à la Halle de la Gombe (Centre culturel français de Kinshasa) en 2004. Toto Kisaku revient d’une tournée en Belgique (29 janvier au 23 mars). Il a joué en Belgique dans un théâtre de vulgarisation du Droit de l’enfant au Congo et en Belgique. Et marque ici la différence de ce style de spectacle théâtrale avec le théâtre vivant du genre contemporain où l’on peut, en une phrase, universali­ser une pensée, un concept. Il a aussi joué dans une pièce sur le refus de visa aux enfants de rue qui devraient aller jouer en Belgique  avec des comédiens belges, sous l’égide de l’Ong belge Volens. Il s’est donc produit dans une ving­taine d’écoles à Bruxelles,  au Centre culturel français de la capitale de Belgique et à la Maison de culture de Namur.

C’est comme assis­tant de Sophie Lecarpentier que Toto dé­bute comme professionnel du théâtre participant à la création de “ Patati Pa­tata et des Thralalas ” de Dieudonné Niangouna en 2002. Toto participe à la création de “  Combat de Nègres et des chiens ” de Bernard-Marie Koltès, mise en scène d’Edgar Kulumbi avec le Théâtre des Intrigants au Centre culturel français de Kins­hasa. En 2003, il interprète le rôle de Petit Abou dans “  Tabataba ” de Bernard- Marie Koltès, mise en scène de Philip Boulay, spectacle crée à la Halle de la Gombe (Ccf Kins­hasa) avant d’être installé partout dans les quartiers de la ville (“  en cités ”). Ce spectacle est repris en 2005 sur l’ensemble du ter­ritoire de la ville de Blanc Mesnil en Scine-Saint-De­nis à l’invitation du Forum de Blanc-Mesnil, dans le cadre du Festival Paris Quartiers d’été et au Fes­tival international d’Avi­gnon en 2006.
    
Invité par le théâtre de l’Unité- Direction de Jacques Livchine à parti­ciper aux “ Brigades d’in­terventions ”; “ cham­bres d’ amour ” au Festi­val international des théâ­tres Francophones de Li­moges en 2003, il joue éga­lement le rôle du Frangin dans “ Roberto Zucco ” de Bernard-Marie Koltès, mise en scène de Philip Boulay à la Halle de la Gombe (Centre culturel français de Kinshasa) en 2004, puis en 2005 à Oua­gadougou au Burkina Faso et à Niamey au Niger dans le cadre de Pilotobe(s)! Festival International Itinérant du Niger. Il est en scène aussi dans “  “ Vingt ans, et alors ” de Don Duyns mise en scène d’Alex Herabo à la Halle de la Gombe à Kinshasa avec le soutien du Centre Culturel français et de l’Ambassade Royale des Pays Bas en RDC.

La pièce est reprise en tournée dans plusieurs festivals internationaux en Afrique. En avril 2007, Toto Kisaku met en scène “  La mort    d’Oluwemi d’Ajumako ” de Maryse Condé à la Halle de la Gombe. Le spectacle est invité à la 5ème édition du Festival “ Mantsina sur scène ” au Congo-Brazza­ville en novembre et dé­cembre 2007. Toto Kisaku est par ailleurs éblouissant dans    “ Topdog/ Underdog ” de Suzan Lori Parks, mise en scène de Philip Boulay au Théâtre de l’Athénée Louis Jouvet, à Paris du 27 septembre au 20 octobre 2007, et au Fo­rum de Blanc-Mesnil en France du 25 au 27 octo­bre 2001. Topdog/ Underdog traite, comme la pièce de Genet, des clichés qui s’attachent au Noir, s’y joue une tragi-comédie de l’image, celle dans laquelle la société occidentale a force le Noir à se “ refléchir ”, et réfléchir... La pièce met en scène deux acteurs, Toto Kisaku et Daddy Moanda. Deux frè­res dans la pièce, ils par­viennent à créer un duo d’une grande justesse qui emporte les spectateurs dans une aventure senti­mentale pleine de rebondis­sements. Et Toto Kisaku, dans le rôle de Booth est le frère cadet de Lincoln

L’acteur

29 ans, artiste co­médien, Toto Kisaku est issu de l’Institut national des arts (Ina). C’est au sein de cet institut qu’il découvre le théâtre, étant jadis épris beaucoup plus de la musi­que. L’art d’Orphée, c’est maintenant qu’il l’apprend à travers quelques accords sur guitare. Il paraphrase ici le réalisateur américain Woody Allen qui a dit que la vie, c’est le chemin qu’on il a pas pris. Fon­dateur de deux associa­tions “  Kinois en Muta­tion ” (K-Mu) en 2005 et Studio Saka, un studio d’arts contemporains afri­cains.

(Milor)

Martin Enyimo/Le Potentiel

Last edited: 07/07/2008 18:24:58

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