Depuis un certain temps, le gouvernement a pris l’option de tenir les réunions des conseils des ministres en dehors de la capitale, donc en provinces. D’aucuns se posent la question de savoir l’impact financier de tous ces déplacements alors qu’il avait été demandé au gouvernement de réduire son train de vie.

Les journalistes de certains organes de la place ont saisi l’opportunité, lors de la conférence de presse de restitution de la récente mission du FMI co-animée dernièrement par le représentant résident de cette institution, Xavier Maret et le gouverneur de la BCC, Jean-Claude Masangu pour avoir des précisions à ce sujet.
Outre cette question, les chevaliers de la plume ont poussé leur curiosité sur certains aspects qui touchent directement l’institut d’émission. Il s’agit entre autres de savoir quand la BCC va mettre en circulation les coupures à valeur faciale élevée. A quand l’organisation et la recapitalisation de la banque ainsi que le respect de la chaîne de dépenses ?
Le gouverneur de la BCC reconnaît que le gouvernement s’était engagé à réduire son train de vie. Au regard des recettes réalisées actuellement, note Masangu, le gouvernement a mobilisé beaucoup plus de recettes que prévu. Selon lui, le gouvernement est aujourd’hui dans une situation excédentaire : “une marge de manœuvre de loin beaucoup plus grande aujourd’hui qu’elle ne l’était hier”.
Quant à l’émission des coupures à valeur faciale élevée, le gouverneur de la banque dit attendre une stabilité macroéconomique. Les dérapages qu’il y a eu en fin d’année 2007 et début d’année 2008 n’ont pas permis à la BCC de sortir les coupures à valeur faciale élevée. Le n°1 de la BCC se frotte les mains quant aux mesures qui avaient été prises début janvier - mi-février qui ont produit des effets positifs. C’est ainsi qu’en terme de taux d’échange, il y a une stabilité.
Le taux varie aux alentours de 555 à 560 Fc le dollar. Donc, nous attendons, soutient Masangu, une plus grande stabilité macroéconomique avant de prendre la décision de pouvoir émettre les coupures à valeur faciale élevée. Cette démarche est appuyée par le FMI. Pour le représentant résident Xavier Maret, c’est une réforme si importante qu’il ne faut pas la rater. Mais cela doit se faire dans de bonnes conditions avec une campagne de sensibilisation de façon à éviter une mauvaise interprétation.
A la question relative à l'organisation et la capitalisation de la Banque centrale, Jean claude Masangu pense qu’à la fin de l’année encours, la BCC sera même capable de déterminer à quel niveau elle doit être recapitalisée. quel genre d’organigramme elle doit avoir de manière à ce qu’elle soit de plus en plus efficace. En matière d’organisation, la BCC a terminé depuis l’année dernière, la partie informatique.
Pour M.Xavier Maret, les réformes qui se font en matière structurelle aussi bien au niveau de la banque qu’au niveau des finances publiques font aussi partie des discussions sur un nouveau programme triennal. Actuellement, le FMI a une mission d’assistance technique sur la réforme des finances publiques, sur les améliorations de gestion des finances publiques en collaboration avec la Banque mondiale et l’Union européenne.
Le gouverneur de la banque a reconnu qu’il y a eu en 2007, des paiements qui ont été faits en urgence hors chaîne. Mais, il y a eu un mécanisme qui a été mis en place entre les ministères des Finances et du Budget et la BCC pour que toutes les dépenses de l’Etat puissent passer par la chaîne des dépenses.
Il affirme qu’il n’y a pas eu des paiements qui sont passes par des comptes suspends. “ Les comptes suspends sont plutôt à la baisse au lieu d’être à la hausse comme il était auparavant ”, note le gouverneur. Des mécanismes ont été mis en place de manière même qu’en cas d’urgence, il faut que ce paiement soit régularisé en dans 48 heures ou 78 heures.
(Ern.)Dina Buhake/Forum des As
Last edited: 08/07/2008 15:54:37