Le premier vice-président de l’Assemblée provinciale de la ville de Kinshasa, Daniel Boteti, a été assassiné dimanche matin vers deux heures par quatre hommes armés dont deux en tenue militaire, à l’endroit connu sous l’appellation de Haute tension, au quartier du Palais de marbre, dans la commune de Ngaliema.

C'est ce qu'a annoncé le même jour sur les antennes de Radiotélévision nationale congolaise (RTNC) le président de l’Assemblée provinciale, Roger Nsingi.“ En attendant les réponses à toutes ses demandes, le Mlc décide de suspendre à dater de ce jour sa participation aux travaux de l’Assemblée Nationale, du Sénat et de l’Assemblée Provinciale de la ville Province de Kinshasa telle est la conclusion de la déclaration faite hier dimanche 6 juillet 2008, par le Bureau politique du Mouvement de Libération du Congo(Mlc), réuni autour de la question de l’assassinat de l’Honorable Daniel Botethi, député provincial Mlc et Vice-président de l’Assemblée provinciale de la ville Province de Kinshasa.
Parmi les exigences formulées par le parti de Jean-Pierre Bemba, son Secrétaire général, François Muamba Tshishimbi, mentionne l’arrestation des auteurs de ce crime et leur jugement public pour une application des sanctions appropriées, la délocalisation sans délai des éléments de la Garde Républicaine dans les périmètres du Palais de Marbre et de l’Hôtel Okapi et la sanction exemplaire des éléments défaillants dans la chaîne de commandement de la garde républicaine.
En effet, d’après FrançoisMuamba Tshishimbi, il s’agit bel et bien d’un acte criminel crapuleux car les premiers indices de la scène révèlent que la victime avait tenté de fuir lorsqu’il a senti le danger. “ Le corps retrouvé 50 à 60 mètres plus loin du véhicule, la balle dans le bras et l’achèvement à bout portant démontrent avec évidence qu’il s’agit d’un forfait ignoble ” a-t-il insisté, avant de rappeler que la présence des éléments de la Garde Républicaines dans ce périmètre ne s’explique pas.
Cependant, considérant qu’il n’y a jamais eu d’enquêtes sérieuses ayant conduit à l’arrestation, au jugement et à la condamnation des actes odieux, le Mlc a souligné que tant que les résultats ne seront pas obtenus ( délocalisation des GR, jugement et sanction des responsables dans la chaîne de commandement), il ne reprendra pas le chemin des représentations nationales. “ Nous ne voulons pas de promesses peu importe les commissions d’enquêtes, nous attendons les résultats. ” a clamé François Muamba.
Le Mlc se retire des Institutions de la RDC
La réaction du Mouvement de Libération du Congo, parti cher au sénateur Jean Pierre Bemba, ne se fait pas attendre après l’assassinat du Vice-président de l’Assemblée provincial de Kinshasa, Daniel Botheti Loleke, le dimanche 6 juillet 2008 aux environs de 3 heures du matin.
Le MLC, vient ainsi à travers son bureau politique de suspendre sa participation aux institutions issues des élections en République démocratique du Congo. La déclaration a été faite par le secrétaire général, François Mwamba.
Selon le secrétaire général du MLC, son parti politique a pris cette décision de se retirer des institutions de la République pour dénoncer cet odieux assassinat de ce cadre du MLC, fils du général Botheti, abattu par les éléments en uniforme sur l’avenue Haute Tension dans la commune de Ngaliema. ” Nous nous retirons des Institutions issues des élections en RDC, plus précisément de l’Assemblée nationale et du Sénat pour ne pas être complice avec le pouvoir en place qui est incapable de sécuriser les Congolais en général, particulièrement certaines politiciens victimes d’agression, dans le même rayon, de la part des hommes en armes, notamment le député national du RCD, Adolphe Onusumba ”, a-t-il souligné.
Le bureau politique du MLC qui s’est réuni dimanche 6 juillet 2008, dénonce l’insécurité croissante entre l’église Saint Luc et le Palais de Marbre. C’est dans ce cadre qu’il exige ainsi la délocalisation des éléments de la Garde Républicaine dans ce quartier de Ma campagne dans la commune de Ngaliema. Il demande également que les sanctions exemplaires soient prises à l’endroit des assaillants et leurs complices, qu’une vraie enquête soit ouverte pour élucider les circonstances exactes de ce crime odieux, et mettre hors d’état de nuire les coupables.
Nous apprenons que le président du MLC Jean-Pierre Bemba, actuellement en détention aux Pays- Bas par la Cour pénale internationale, a été touché par la disparition d’un des cadres de son parti, en la personne de Botheti. Le numéro un du MLC qui Comparaîtra pour la deuxième fois devant les juges de la CPI le 4 novembre 2008 a envoyé un message d’encouragement à la famille de l’illustre disparu et à ses députés de l’Assemblée provinciale, rapporte une source proche du MLC.
Les députés provinciaux se prononcent...
Le bureau politique du parti de Jean-Pierre Bemba a indiqué que la décision de se retirer des institutions de la RDC ne concerne pas immédiatement les députés provinciaux MLC. Ceux-ci doivent se réunir pour se prononcer sur l’assassinat du vice-président de l’Assemblée provinciale. Le député Botheti, juriste formé à l’Université protestante du Congo, est mort à l’âge de 29 ans. Il laisse une veuve et deux orphelins.
Le président de l’Assemblée provinciale, Roger Nsingi a convoqué une réunion ce lundi de tous les députés provinciaux de la ville de Kinshasa à l’Hôtel de ville de Kinshasa. D’après les observateurs, si les députés provinciaux du MLC emboîtent le pas de leurs Camarades “ de l’Assemblée nationale et du Sénat, l’Assemblée provinciale de Kinshasa sera bloquée. Car le bureau de la législature de la ville de Kinshasa est constitué en majorité des députés du parti de fourmis, soit quatre membres sur cinq. En plus, le MLC compte 22 députés sur les 48 élus des élections provinciales de 2006.
(Ern.)Jerry Kalemo/L’Observateur
Last edited: 07/07/2008 14:58:26