Cinq évêques dont Mgr Mosengwo, des pasteurs, des musiciens chrétiens et de la musique typique congolaise seront à la soirée Vip organisée au Grand Hôtel Kinshasa (Ghk)dans le cadre de la célébration du jubilé d’argent de Paul Balenza.

“ Je place mon jubilé sous le signe de la persévérance, de la constance, de la fidélité et de l’humilité ”. Cette déclaration a été faite vendredi par l’artiste musicien chrétien Paul Balenza qui a animé un point de presse à la place Marie Laure dans la commune de Kasa Vubu en présence de M. l’abbé Noël Bula Ndungu, curé de la paroisse Christ-Roi. Faisant preuve de grande maturité dans ses réponses, ce musicien chrétien qui vient de totaliser 25 ans dans le métier de chantre du Seigneur a en outre annoncé que cinq évêques dont Mgr Mosengwo, l’Archevêque de Kinshasa et ses 3 auxiliaires, le Nonce apostolique, des prêtres et des pasteurs, des musiciens chrétiens et de la musique typique congolaise prendront part à la soirée Vip qui sera organisée le jeudi 10 juillet au Grand Hôtel Kinshasa (Ghk)dans le cadre de la célébration cette année de son jubilé d’argent (25 ans).
La soirée qui connaîtra l’intervention en prélude avec la Chorale Mgr Luc Gillon portera sur l’animation musicale, l’exhortation, la remise des cadeaux, l’appel des fonds et aussi la vente de son œuvre qui sont consignés dans de nouveaux supports Cd qu’il vient de rééditer : Plus de 20 albums.
Au sujet de l’animation musicale, Paul Balenza qui sera accompagné par son groupe “Vie Nouvelle en Christ ” fera un tour de chant dont le répertoire porte sur ses oeuvres avec les musiciens invités.
Le samedi 12 juillet, il fixe rendez-vous au public à la Foire internationale de Kinshasa (Fikin) pour un concert populaire.
La musique chrétienne ne m’a jamais déçu. Ce sont plutôt les musiciens qui pratiquent cette musique qui m’ont déçu. C’est surtout quant j’ai chanté avec le vieux Josky de Bana Ok, Déo Brondo de Zaïko à l’époque dans l’album “ Amour infini ” qu’ils m’ont déçu, a souligné le frère Paul Balenza.
Certains sont allés à la télé pour dire qu’en agissant de la sorte j’ai mélangé la lumière et les ténèbres, j’ai rassemblé le chaud et le froid, alors que, a-t-il soutenu, lors de mon passage à Paris, j’ai vu ces mêmes personnes en train de travailler en studio avec des gens qui ne sont même pas des chrétiens. Lorsque l’on réalise quelque chose dans le domaine du sacré, on ne doit pas croire que tout est sacré. Il la promotion qui passe dans les médias, prendre un avion…
Celui que l’on appelle également “ Noko Polo ” (l’Oncle Paul) estime que tout ce que l’on dans ce que fait les chrétien ne peut pas être totalement spirituel. Est –ce que nous sommes plus chrétiens qu’eux, s’est-il exclamé avant de souligner que ces musiciens que l’on qualifie parfois de païens sont aussi des chrétiens.
En diabolisant les autres, nous devons savoir que nous aussi nous serons jugés ”, a-t-il signalé. Pour Paul Balenza, il ne faut pas juger ces musiciens mais il faut leur faire comprendre que ce qu’ils font n’amène pas l’homme vers son créateur.
Evoquant ses sources d’inspiration, il a indiqué que qu’il ne tire pas seulement son inspiration de la Bible mais des faits sociaux comme le divorce.
J’ai commencé à faire cette musique à partir d’un constat. Dans plusieurs fêtes de l’église notamment en ce qui concerne les sacrements de première communion, les parents exploitaient la musique typique avec toutes les insanités que comportaient certaines de ces œuvres. D’où il fallait remédier à cette lacune. Mais cela n’était pas facile puisqu’il fallait adapter la musique liturgique qui est exploitée à l’église. Il fallait donc une musique plus rythmée. Cela n’était pas facile parce que nous avons apporté une musique qui n’était pas liturgique, a soutenu l’heureux jubilaire qui a par ailleurs expliqué : “ Incompris au départ, nous avons même écopé d’une suspension dans le groupe du Renouveau dans l’Esprit de la paroisse Saint Gabriel dont nous faisions partie. On nous a accusé d’amener le bar à l’église à cause des chants avec des rythmes un peu cadencés ”.
Répondant à la préoccupation des journalistes qui l’ont reproché de son absence dans les médias, tout en promettant de corriger cette lacune, il a expliqué qu’il n’est pas bien de passer dans les médias lorsqu’on pas un message. Il y a des gens qui passant à la télé pour ne rien dire et à force de les voir, les téléspectateurs zappent. Mais il a aussi décrié le comportement de certaines assemblées qui au lieu d’unir les enfants de Dieu divisent ceux-ci.
D’où, la constance. A ce sujet il a déclaré : “ Moi je demeure Catholique et je suis resté dans cette église parce que le Dieu est le même. Il ne faut pas que lorsque les choses ne marchent pas chez Maman Olangi que j’aille ou chez Papa Mutombo Kalombo.”. Mais, a-t-il déclaré dans une déclaration à la Télévision Tropicana dont il était invité du journal dans la soirée, il m’arrive aussi de me produire dans d’autres assemblées comme “ La Puissance ” de l’honorable pasteur Jean-Oscar Kiziamina Kibila.
Frère Paul n’a pas aussi manqué d’évoquer les difficultés quant à la promotion de ses œuvres entre autre le fait qu’il n’a pas reçu un quelconque soutien de l’église alors que les autres étaient budgétisés leurs communautés rappelant par la même occasion que Nyoka Longo a beaucoup contribué à sa carrière en lui prêtant les instruments de son groupe Zaïko.

De même que Paul Balenza n’a pas aussi manqué d’exprimer ses ambitions dans le domaine de la politique et aussi de la production musicale.
Mot de circonstance de Paul Balenza à l’occasion du point de presse
Chers amis de la Presse,
Qu’il nous soit permis, avant toute chose, de vous remercier pour votre disponibilité. Ceci prouve l’intérêt que vous accordez à notre carrière ainsi qu’à notre modeste personne.
Nous ne saurons aborder le vif de notre rencontre sans saluer la mémoire d’un géant de la musique chrétienne qui nous a quitté il y a une année. Nous vous prions d’observer une minute de silence en mémoire du regretté Charles Mombaya Masani.
Chers amis de la Presse,
Nous nous retrouvons en ce magnifique cadre de “ Chanel Café ” pour vous annoncer officiellement les festivités retenues à l’occasion de notre jubilé d’argent. Ce jeudi 10 juillet au salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa, il est prévu un concert Vip et le samedi 12 juillet a l’esplanade de la Fikin, un concert populaire.
Nous célébrons un quart de siècle de notre carrière. 25 ans émaillés d’embûches et d’obstacles qui n’ont pas pu freiner notre élan. 25 ans de dur labeur, de persévérance et d’abnégation dans La moisson du Seigneur. 25 ans de constance, de fidélité à l’engagement et d’humilité dans l’accomplissement de notre mission. 25 ans, c’est aussi 22 albums qui ont cimenté la foi des millions des chrétiens a travers le monde. Rappellez-vous des cantiques classés aujourd’hui dans le registre des chants populaires tels que “ Tomalanda”, Kombo ya Masiya”, “ Nta Bosembo”, “Batu ya Mikumba”, Yahwe Yahwe”, “Masiya Bolingo”, .... 25 ans, c’est aussi l’âge de maturité de la musique chrétienne congolaise dont nous avons accompagné les premiers pas pour lui donner sa forme orchestrale actuelle.
25 ans après, nous sommes fiers d’avoir ouvert d’autres horizons à cette musique qui, jadis, n’était spécifique qu’aux célébrations eucharistiques et aux cultes. Il a donc fallu enrichir la thématique et la rythmique de la musique chrétienne pour l’adapter a toutes les circonstances de la vie en société.
25 ans après, d’autres défis restent a relever et nous en sommes conscients. Aussi voulons-nous ajouter une nouvelle dimension a notre carrière en mettant notre riche expérience au profit de la nouvelle génération a travers I’encadrement et la promotion de jeunes talents. Mais également nous consacrer à la production discographique et scénique.
Tout en vous remerciant pour votre particulière attention, nous sommes à votre disposition pour répondre a vos éventuelles préoccupations.
Biographie artistique de Paul Nzalio Balenza
1983 : Avec son ami Roppy Mutshipule, fonde l’orchestre “ Arc-en-ciel ” à la paroisse catholique Saint Gabriel à YoIo-Sud, commune de Kalamu.
1984 : enregistre son premier album “ Foi et Vie ”, parraine par le regretté Père Jacques Van hoof.
1986 : largue l’album “ Vie nouvelle I ”, qui se démarque de la musique liturgique traditionnelle. Cette oeuvre jette les bases de la musique chrétienne actuelle à travers sa rythmique, ses textes et l’introduction du Seben.
1987: participé à un séminaire de formation audiovisuelle assuré par le Père Triverio, à I’issue duquel il réalise son premier clip intitulé “ Monimambu ”.
1988: devient Coordonnateur de la chorale paroissiale Bondeko et préside la Commission liturgique paroissiale de Saint Gabriel.

1989 : - quitte “ Arc-en-ciel ” et crée son groupe “ Vie nouvelle en Christ ” qui se produit jusqu’à ce jour. Avec ce groupe, Il impose la musique chrétienne au-delà du seul cadre ecclésiastique (réjouissances, deuil...) ; - interprète “ In memoriam Cardinal Malula ”.
1991: - intègre l’Association des Musiciens Chrétiens du Zaïre (AMCZ) créée par feu Charles Mombaya ; - fait un tour d’horizon des réalités sociales à travers l’album acoustique “ Bomoi na kati ya bomoi ”, compose notamment de la chanson “ Sekoula le phaseur ” ; - donne un spectacle à l’Esplanade de l’Hôtel du Midi, à Yolo-Sud. C’est le tout premier concert chrétien en live vendu en Europe.
1994 : valorise la femme dans l’album “ Muasi ya tango ya sika ”
1998: livre un concert au Collège Boboto a l’occasion de ses 15 ans de carrière. Featuring avec Kool Matope, Kunda Sisters, Vicky Vuadi, Layizia, Aimé Nkanu, Aimée Dikitele...
2000 : - entreprend une tournée à travers la RDC et quelques pays africains ; - sort l’album “ Amour infini ” qui réunit les musiciens dits “ profanes ” (Josky Kiambukuta de Bana Ok, Deo Brando de Zaiko, Florence Mabaya d’Anti-Choc, Ramazani de Viva la Musica, Jean Goubald Kalala) et les musiciens chrétiens (Kool Matope, Kunda Sisters, Mushaba) ; - participe avec d’autres grands de la musique congolaise à la réalisation du single “ Cri du Congo ” écrit par le Cardinal Frédéric Etsou et coordonné par l’Abbé Madimba.
2002 : entreprend .une tournée européenne au cours de laquelle il réalise l’album “ La main de Dieu ” et livre quelques productions scéniques.
2005 : largue “ The best of Paul Balenza ” qui reprend les anciens succès.
2006 : est décoré de la médaille du mérite des arts, sciences et Lettres décernée par le Président de la République pour “ sa contribution positive au développement et au prestige du pays à travers ses oeuvres musicales ”.
2007 : compose “ Adieu Tata Cardinal ”, un album réalisé en mémoire du Cardinal Frédéric Etsou.
2008 : fête son “ Jubilé d’argent ” (Service de communication).
(Paul Balenza :
paulbalenza25ans@yahoo.fr, 0999939259).
Boni Tsala / MMC
Last edited: 07/07/2008 16:34:30