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Bonjour | 21/08/2008 21:54 | English Make DC Home page | RSS feed

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Le n° 1 au Katanga du parti Union pour le développement du Congo (U.D.CO.) affiche les ambitions de sa formation aux prochaines élections locales avec apport de tonus nouveau à la plate-forme présidentielle pour un soutien total des cinq chantiers du Chef de l’Etat. M. Dieudonné Mulimilwa, vice-président du parti Union pour le développement du Congo (UD.CO), en charge de la province du Katanga, bataille comme le président national et principal fondateur du parti, l’honorable député national Banza Mukalay Sungu, pour hisser l’U.D.CO au devant de la scène parmi les formations qui comptent dans le pays. En témoigne l’activité débordante que déploie le n° 1 de l’U.D.CO au Katanga chaque fois qu’il se déplace particulièrement dans la capitale. Il profite, en effet, de son bref séjour actuel à Kinshasa pour expliquer les ambitions de son parti à la faveur d’une interview accordée à Digitalcongo.net

Le leader de l’U.D.CO présente par exemple  les enjeux de l’heure que sa formation tient à affronter avec lucidité pour atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés de se positionner en ordre utile aux prochaines élections locales, afin d’apporter avec les atouts gagnés un soutien ferme et conséquent aux cinq chantiers du Chef de l’Etat, programme de développement que ce parti considère de salutaire et de décisive pour le pays.

L’occasion des mêmes confidences est également mise à profit par M. Mulimilwa pour évoquer les sujets préoccupants de l’heure, notamment les réalités du Katanga objet de ruée générale vers l’exploitation de ses ressources minières dans un contexte social qui risque de se révéler délicate pour la province. Des éclaircissements édifiants sont apportés aussi à la question particulière de la présence chinoise qui ne cesse de susciter des commentaires en sens divers. Voici l’essentiel des confidences du n° 1 de l’U.D.CO au Katanga.

M. Dieudonné Mulimilwa, vous êtes co-fondateur du parti Union pour le développement du Congo, U.D.CO en sigle, dont vous occupez la vice-présidence en charge de la province du Katanga, comment vous préparez-vous aux prochaines élections locales ?

Comme notre parti est sorti le 5 janvier 2008 à Lubumbashi où est établi son siège social, et que nous misons beaucoup sur les élections locales, pour gagner beaucoup de postes et que le parti a pris vraiment l’ascenseur le plus rapidement possible, puisqu’on s’est installé à Lubumbashi le 5 janvier, date de sortie du parti, on est vite parti à Mbuji-Mayi, Kinshasa, Bas-Congo, bientôt Bandundu où nous venons d’envoyer des émissaires du parti. Vraiment nous sommes en train de préparer les élections municipales.

Mais c’est pour bientôt ces élections locales. Ne trouvez-vous pas que vous êtes en retard des préparatifs ?

Non, nous ne sommes pas en retard, et d’ailleurs ce serait un retard par rapport à quoi ? Je crois que nous sommes plutôt en avance, parce qu’il y a les autres formations politiques créés avant nous mais qui ne sont pas encore au niveau de préparation de ces élections municipales ! Mais pour nous qui sommes venus après, je peux dire que nous sommes vraiment en avance, puisque nous nous préparons beaucoup pour ces élections en attendant qu’on puisse en fixer le calendrier. Nous sommes prêts en visant beaucoup de postes.

M. le président provincial de l’U.D.CO. , vous qui êtes originaire du Kivu, est-ce que vous vous sentez à l’aise en opérant sur la scène katangaise ?

Je peux vous affirmer la main sur le cœur que je me sens très à l’aise au Katanga. Puisque je suis comme tout citoyen congolais qui peut évoluer partout sur le territoire national, eh bien, je peux tout aussi bien évoluer à Kinshasa, au Bandundu, au Kasaï, et pourquoi pas au Katanga. Je suis effectivement très à l’aise au Katanga. C’est à cause de cela qu’en regardant le nombre de Kivutiens qui sont au Katanga on a estimé normal que je sois le responsable du parti à partir du Katanga où je suis très à l’aise après y avoir fait mes études. J’y fais ma vie sans jamais être inquiété jusqu'à y compter parmi les notables katangais, parce que je suis vraiment très introduit dans les milieux des notables katangais.

Dès lors, en tant que responsable provincial au Katanga où resurgissent des relents xénophobes sinon d’égocentrisme remarqués dans la traque récemment annoncée par les autorités municipales contre des bandes des déplacés incontrôlés, que dites-vous de ces glissements ?

Je commencerai par vous affirmer que le Katanga est la province qui est en train d’émerger sérieusement et cela non seulement à cause de ses richesses minières ou autres ressources locales, mais il y a aussi l’agriculture. En fait beaucoup misent sur cette province et envisagent s’y déployer. Il va de soi qu’on ne refuse à aucun Congolais venant d’une autre province d’aller au Katanga. Cela ne pose aucun problème, puisqu’en tant que Congolais, il est partout chez lui sur l’étendue du territoire national.

Vous savez : la situation du Katanga, c’est comme le cas de l’arbre qui porte des fruits et sur lesquels tout passant ne peut manquer de jeter des pierres pour les cueillir. C’est cela le Katanga pour le moment. On peut parler de tout, vilipender même les autorités provinciales, mais au Katanga il y a la paix, tout le monde peut y aller. Sauf que l’on ne peut pas accepter tout venant, notamment des bandes de voyous débarquant à Lubumbashi pour voler, violer… Cela on ne peut l’accepter !

Donc vous soutenez la sorte de traque que les autorités municipales de Lubumbashi ont décidé de mener contre les “ phaseurs ” qui seraient du reste des délinquants pas toujours des mineurs, mains même des enfants majeurs ou des adultes ?

Quand on parle de “ phaseurs ”, on ne considère pas seulement ceux communément appelés enfants de rue, mais aussi des adultes et autres grandes personnes incontrôlées qui ne font rien, qui passent la nuit dehors en courant derrière les petites filles pour les violer… Tout cela n’est pas normal et on ne peut pas l’encourager !

Et qu’est-ce que les autorités de Lubumbashi comptent faire de ces gens qui, à vous entendre, sont des adultes qui viennent de loin : les embarquer pour les emmener où ?

Ce ne sont pas seulement les gens venus de loin, il y a aussi les délinquants de la place, de Lubumbashi. Les “ phaseurs ”, il y en a partout. Ce sont les moineaux des centres urbains. Il y a des gens de Lubumbashi comme ceux venus de loin.

On ne peut pas accepter des perturbateurs pour une province ou une ville qui est en train de se remettre en ordre, qui fait de son mieux pour se développer. On ne peut pas être comme l’Afrique du Sud déjà développée et qui fait face au fléau du banditisme que ce pays a les moyens de maîtriser. Le Katanga ne peut pas accepter la criminalité au niveau vécue en Afrique du Sud, par exemple.

Le Katanga, vous l’avez bien dit, c’est l’arbre qui porte beaucoup de fruits et donc qui doit profiter pratiquement à tout le monde. Maintenant la province est bien contrainte de faire face à la ruée vers l’exploitation de ses ressources minières par des étrangers de tous bords, même des Chinois !A propos de cette présence qui fait jaser des Chinois au Katanga, qu’est-ce que vous en dites, puisque tout récemment il y a été épinglé le cas d’une entreprise minière chinoise reprochée pour des conduites répréhensibles.   

En fait les Chinois s’implantent au Katanga comme partout ailleurs en République démocratique du Congo, pour les cinq chantiers du Chef de l’Etat. Mais au Katanga, s’agissant notamment des exploitations minières, on s’aperçoit d’un développement notoire pour les sociétés minières. Cela n’est d’ailleurs pas encore parvenu au niveau que la population attend. C’est encore le début. Vous avez suivi le discours du gouverneur du Katanga à l’occasion de l’anniversaire de l’indépendance le 30 juin. Le chef de l’administration provinciale a déclaré que les sociétés qui n’arrivent pas à satisfaire la population doivent fermer pour laisser la place aux gens qui veulent vraiment travailler et donner du travail à la population.

Donc le cas récemment pointé d’une société chinoise contrevenant aux recommandations des autorités provinciales en matière d’exploitation minière est bel et bien dans le collimateur ?

Vous savez : tous les Chinois qui sont arrivés au Katanga pour chercher les minerais n’ont pas signé des contrats avec la Gécamines. Il y a des Chinois qui sont arrivés avec leurs propres moyens, il y en a d’autres qui sont passés par la porte du gouvernement. Et ces Chinois-là, je crois qu’ils ne se sont pas encore investis à cent pour cent. Ils sont encore dans les papiers avec le gouvernement et la Gécamines. A côté de ces derniers il y a ceux qui sont arrivés par la fenêtre ou n’importe comment, et ce sont ceux-là qui font n’importe quoi. Mais le temps est arrivé pour absolument nettoyer et laisser la place à ceux qui veulent vraiment le développement du Katanga et le développement de la République démocratique du Congo.

Dans ce contexte de sorte de ruée générale vers l’eldorado katangais, est-ce que vous expliquez aux militants de votre parti le comportement consciencieux et responsable qu’il leur sied de prendre ?

Ce que nous expliquons à nos militants au regard de la situation économique du Katanga. Comme ils savent très bien que nous cherchons le pouvoir et nous sommes derrière le pouvoir et que pour parvenir au pouvoir maintenant il faut passer par les élections, notamment celles municipales que nous cherchons à gagner, nous ne nous lassons pas de conscientiser nos militants que le fait que, une fois au pouvoir, il nous reviendra d’aider le président de la République qui a amené l’idée des cinq chantiers, qui a amené les Chinois corrects ici chez nous pour travailler avec le gouvernement congolais et avec la Gécamines tout comme avec le peuple congolais, parce que, en fait nous expliquons à nos militants la situation qui se passe aujourd’hui en RDC à travers le Katanga et qu’ils doivent absolument comprendre dans son vrai sens, à savoir que : une fois gagné les élections, on essaiera aussi d’emmener notre pierre de construction, élément que les amis qui sont aujourd’hui au pouvoir ont oublié peut-être. Nous on va apporter quelque chose de nouveau.

Pouvez-vous être précis sur ce quelque chose de nouveau que vous comptez apporter ?

Vous savez : si vous avez un nouveau né dans la famille, on fonde sur lui l’espoir d’un acquis nouveau. Vous savez : dans l’AMP (Alliance de la majorité présidentielle) on a en quelque la situation d’un mari qui a plusieurs femmes. Le président de l’AMP apparaît comme un mari et nous, l’U.D.CO, sommes parmi les dernières femmes du président. Souvent quand on marie une dernière femme, celle-ci prend généralement la place de préférée. Nous, nous devons tout faire pour que le président puisse avoir de nous quelque chose de nouveau. Nous tenons vraiment à apporter le meilleur de nous-mêmes au Chef de l’Etat !

Propos recueillis par Daniel Nzuzi/MMC

Last edited: 05/07/2008 17:01:35

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