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Bonjour | 06/09/2008 2:43 | English Make DC Home page | RSS feed

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Mme Bemba était dans la salle. Elle a fait le déplacement de Bruxelles pour assister à la comparution de son mari. La prochaine audience aura lieu au mois de novembre. Bemba a comparu ven­dredi après-midi devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI). Comme on le sait, il doit répondre des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis par ses troupes en Centrafrique.

A l’audience  vendredi, il était seulement ques­tion pour le leader du Mlc de se présenter devant les juges. L’audience était dir­igée par la juge Fatournata Dembele Diarra et elle n’a duré que quelque vingt mi­nutes. Jean Pierre Bemba s’est présenté dans la salle d’audience dans un beau costume de cou­leur vert-émeraude. Il portait une chemise rose saumon et une cravate bordeau rayée. Aussitôt quand l’audience avait été ouverte, le juge a voulu savoir si la personne devant lui était bien JP- Bemba.

A cette question de la juge Fatoumata de savoir s’il était réellement Jean-Pierre Bemba, le président du MLC a dit d’une  voix claire qu’il l’était et qu’il est actuelle­ment sénateur. Cette question de formalité a été suivie par d’autres du même genre.

Ainsi, par exemple, la juge a cherché à savoir ce que JB Bemba pensait de ses conditions de détention à La Haye. A cette question Bemba a paru contrarié et a répondu que “ ce n’est pas ce que j’avais souhaité ” en précisant qu’il  n’avait pas l’observation à faire. Pour le leader du Mlc, ce qui l’intéressait ce  n’est  pas les conditions de détention, mais la liberté provisoire pour laquelle ses Avocats ont perdu leurs langues à Bruxelles. A La Haye, ses avocats ont demandé d’avoir tous les documents voulus ( sur les allégations selon lesquelles en liberté, il pourrait influencer le procès ) avant de prendre la décision de demander ou non la liberté provisoire. Et son avocat d’ajouter que le d’ajouter que la procédure d’arrestations  et de transfèrement de son client à la CPI “  sont entachées de graves violations ”. Les juges n’ont pas cherché à aller dans les détails au cours de cette première audience. Il va de soi que le moment venu, ils y reviendront. Qu’est- ce cela chargera-t-il ?

Les irrégularités de la procédure auraient pu être utiles dans l’obtention de la liberté provisoire. Puisque l’audience était publique, il ne revenait pas à l’avocat de relever ce qu’il considérerait comme un manquement de la justice belge.

Tout au long de l’audience qui a duré une vingtaine de minutes, Jean Pierre Bemba, a-t-on constaté, s’est tenu dans une  attitude d’écoute polie. Il avait les jambes croisées et le regard baissé. De temps en temps, il jetait un regard dans la salle où était son épouse qui assistait à cette première audience de son mari. Cela fait partie du côté cruel de la prison, quelles que soient les bonnes conditions dans lesquelles peut se dérouler un procès. Mme Bemba avait fait le déplacement de Bruxelles pour assister à cette audience.


FIDH satisfait

Beaucoup de choses on tété dites au sujet de l’arrestation de J. P.Bemba par la Cpi. Beaucoup de choses se disent encore. Pour beaucoup de membres de son parti politique, la peau de banane sur laquelle leur leader a glissé a été mise sur son passage par ses adversaires politique qui  auraient mijoté des combines avec le gouvernement centra­fricain. Il ressort pourtant des éléments de preuve, et dé­roulement  du procès en offrira davantage, que  le gouverne­ment centrafricain n’est pas le plaignant dans ce procès. La plainte est venue de la société civile centrafricaine à travers les organisations de défense des droits de l’homme de ce pays. Ces organisations se sont adressées à  la justice internationale parce qu’elles n’avaient pas fois en la  justice centrafricaine. C’est en outre qu’il y avait impunité en Centrafrique que ces organisations sont allées à La Haye. Le communiqué de FDH que  nous publions intégralement est un aveu, une preuve de plus que les accusateurs de JP Bemba sont bel et bien en République Centrafricaine.

“ La Fédération inte­rnationale des ligues des Droits de l’homme (FIDH) et ses organisations membres en République Centrafricaine, l’Organisation pour le déve­loppement et la compassion des familles en détresse (OCODEFAD) et la ligue cen­trafricaine de droits de l’Homme (LCDH) se félicitent du transfert de jour de Jean ­Pierre Bemba Gombo au quartier pénitentiaire de la Cour Pénale internationale (CPI) à La Haye. C’est un grand jour pour les victimes et la justice interna­tionale. Ce pas considérable dans la lutte contre l’impunité en RCA est un élément essentiel dans la construction d’une paix durable dans ce pays ”, a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH. Arrêté en Belgique le 24 mai 2008 en application du man­dat d’arrêt de la CPI,  les ju­ges, belges ont validé la  légalité de l’arrestation et mandat d’arrêt, autorisant ainsi son transfère devant  la justice pénale internationale. Il y a 5 ans, la FIDH  portait à la connaissance du Procureur de la CPI les graves crimes commis par les parties au conflit lié au coup d’Etat du Général Bozize en 2002 et 2003 en République Centreafricaine (RCA).

La FDH avait notam­ment mis en lumière la respon­sabilité de Jean-Pierre Bemba, pour les graves crimes commis par ses hommes venus soutenir les troupes loyalistes du président Ange-Félix Patassé. L’impunité en RCA a conduit les victimes centrafri­caines à s’en remettre à la jus­tice pénale internationale.

La FIDH et ses ligues n’ont eu de cesse de les sou­tenir dans cette démarche et d’appeler la Cour à prendre en compte cette situation oubliée, en ouvrant une en­quête et en entamant les poursuites contre les auteurs des crimes de guerre et cri­mes contre l’humanité commis dans ce pays, insistant sur l’ampleur et la gravité de la pratique des viols et autres crimes sexuels.

Cette arrestation est symbolique puisqu’elle vise un des plus hauts responsables présumés des crimes commis en, RCA, également ancien vice-président de la Républi­que démocratique du Congo. Elle donne un signal fort aux auteurs de crimes sexuels qui doivent savoir qu’ils ne peu­vent échapper à la justice. Elle doit ouvrir la voie à d’autres poursuites, considé­rant l’ensemble des crimes, l’ensemble des acteurs des parties au conflit, et quelles que soient leurs qualités et fonc­tions ”.

Haltes à la politisation

Un homme, un père de famille, un Congolais, un homme qui pensait être utile à son pays, est aujourd’hui privé de liberté. Il revient prin­cipalement à ses avocats de préparer sérieusement sa dé­fense pour le tirer de là. Toute agitation sans effets sur le dé­roulement du procès et con­sidérée comme des tentatives personnelles de prêcher pour la chapelle individuelle. Nous ne cesserons jamais de le dire, il n’y a rien de plus moralement condamnable que cette attitude. S’il y a des gens qui peuvent au niveau nationa1 démontrer qu’effectivement, quelqu’un aurait été à la base de la déconfiture du leader du Mlc, ce qui est con­damnab1e, il devra appuyer cela par des éléments de preuves. Effectivement, les Congolais ont besoin de sa­voir qui en aurait voulu ainsi à JP Bemba. Pour ce faire la FIDH qui se porte garant de cette accusation donne ses coordonnées. Quiconque veut en savoir plus peut en­trer en contact avec cette or­ganisation internationale. Contact presse Karine Appy + 331 4355 1412 / + 33 1 43 55 25 18 “ kappy@fldh.org ” A part FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’homme.), on cite parmi les accusateurs de JP Bemba, l’Organisation pour le déve­loppement et la compassion des familles en détresse (OCODEFAD), la Ligue cen­trafricaine des droits de l’Homme (LCDH). Ce sont ces organisations parties ci­viles qui vont être en face du leader du Mlc à travers leurs avocats.

Rappelons, c’est sacré saint principe de droit, JP Bemba demeure innocent jus­qu’à ce que la justice inter­nationale établisse sa culpa­bilité. Le point essentiel, c’est que les accusateurs devront démontrer qu’effecti­vement, les ordres sur le commandement des troupes en­voyées en Centrafrique ve­naient de Gbadolite où rési­dait J.P Bemba. Une autre question que l’on se pose en Rdc et qui reste sans ré­ponse, c’est celle de savoir à quand le procès de Ange Fé­lix Patassé.

(Ern.)

Joachim Diana G./L’Avenir

Last edited: 05/07/2008 17:11:13

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