Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 29/08/2008 4:50 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Pour ce faire, Human Rights Watch (HRW) espère voir suivre d’autres mandats d’arrêt contre des personnes qui étaient dans la chaîne de commandement du MLC et qui sont aujourd’hui au gouvernement congolais. L’épisode de Bruxelles est terminé pour JP Bemba. Depuis jeudi à 12 heurs 45, heure de La Haye soit 10 heures 45 GMT, le leader du Mlc est arrivé au Pays-Bas. De là, JP Bemba prendra la route de Scheveningen. C’est ici qu’est situé le centre de détention de la Cpi, la fameuse pri­son où est détenu l’ancien président libé­rien, Charles Tylor. C’est aussi dans cette prison qu’avait été dé­tenu l’ancien président yougoslave, Milosevic qui en est mort. Trois autres Congolais avaient précédé JP Bemba dans cette pri­son. Il s’agit de Thomas Lubanga, de Katanga et de Ngudjolo. En ce qui concerne Thomas Lubanga, l’espoir de le voir libéré s’est envolé.

Car, le président de la Cour et le procureur de la Cpi se sont finalement entendus pour lever le scellé sur les do­cuments que la défense de Lubanga exigeait. Par consé­quent, le procès Lubanga aura bel et bien lieu. On peut donc parler de quatre Congolais dé­tenus actuellement à La Haye.

Un cadeau d’anniversaire

L’information a été livrée à l’opinion à travers un communiqué de la Cpi. L’arrivée de JP Bemba coïncide avec la célé­bration des dix ans de l’exis­tence du statut de Rome, qui est l’acte fondateur de cette Cour. Apparemment, la Cpi vou­lait faire de la détention de Bamba un vrai cadeau anniversaire. Car, selon les prévisions­, le transfèrement pourrait intervenir au courant de la se­maine prochaine. Le fait qu’il ait été décidé au moment où la Cpi était en pleines festivités de dix ans du Statut de Rome, n’est pas un geste gratuit.

JP Bemba, rappelons-le, est poursuivi par le procureur de la CPI pour cinq chefs d’ac­cusation de crimes de guerre et trois de crimes contre l’hu­manité. Il s’agit de viols, tortu­res, traitements dégradants, pillages et de meurtres. Ce sont des crimes commis par ses hommes en Centrafrique entre 2002 et 2003, alors qu’ils étaient à la rescousse du ré­gime Ange Félix Patassé. Le mandat d’arrêt était lancé con­tre lui, le 23 mai dernier. Il a été arrêté le 24 mai alors qu’il sé­journait à Bruxelles. Officielle­ment, JP Bemba était en exil volontaire à Faro au Portugal.

Human Rights Watch exulté de joie

S’il y a des gens qui ont sablé le champagne à l’annonce de l’arrestation de JP Bemba et finalement son transfèrement à La Haye, il faut compter parmi eux, Richard Dicker de HRW. Pour lui, “ C’est un grand moment pour ceux, en Centra­frique, à Bangui, qui ont horri­blement souffert, il y a quelques années. Le chargé de la jus­tice internationale au sein de cette Ong, ne s’arrête pas là. Il estime impératif que le pro­cureur se penche sur les cri­mes attribués à Bemba en Ré­publique démocratique du Congo et qu’il enquête sur les chaînes de commandement, en y incluant ceux qui font partie de l’actuel gouvernement congolais. Et Richard Dicker d’espérer que Bemba ne sera pas seul et que d’autres man­dats d’arrêt suivront dans ce cadre ”. Pourquoi seulement ceux qui sont actuellement au gouvernement lorsqu’on sait que ceux qui ont constitué la chaîne de commandement du Mlc ne sont pas tous au gou­vernement ?

Les avocats très sûrs de démontrer son innocence

Les avocats de JP Bemba ne vont pas dans le sens de HRW. Pour eux, l’in­nocence de JP Bemba est sans équivoque. Qui donc accusera les autres membres de la chaîne de commandement du Mlc ? Si JP Bemba entend démontrer son innocence, il est exclu qu’il accuse les autres.

La logique est simple. Ou il plaide coupable et cite ses complices, ou il tient mordicus à l’argument selon lequel les hommes qu’il avait mis à la dis­position de Patassé étaient to­talement sous les ordres cen­trafricains. Le contraire nous aurait étonné: On ne voit pas les ordres qui pourraient venir de Gbadolite venir d’une autre personne que JP Bemba. Ce dernier n’avait jamais raté  l’occasion de dire que Mlc était son affaire suffit pour ce faire de se rappeler les débats autour de l’éviction de  Olivier Kamitatu de l’Assemblée nationale et autour des départs de José Endundo, Thambwe Mwamba et autres Antoine Ghonda !

Il reviendra donc aux avocats de ne suivre qu’un seul lièvre pour démontrer que les ordres n’étaient jamais venus de la Rdc. Car, la seule façon de sau­ver JP Bemba de La Haye, c’est de démontrer que les auteurs intellectuels de crimes en Cen­trafrique sont ailleurs qu’en Rdc.

Qu’est-ce que semble reconnaî­tre Me Aimé Kilolo Musamba, lorsqu’il déclare que le trans­fèrement de Bemba : “ nous donne l’occasion de nous ren­dre ” à La Haye et de présenter les éléments de défense dont nous disposons et qui permet­tront d’établir qu’en aucune ma­nière la responsabilité pénale de M. Bemba ne peut être retenue dans cette affaire ”. Il ajoute: le lien de subordination ” entre M. Bemba et les troupes res­ponsables de ces crimes n’est pas établi, ces miliciens répon­dant à l’époque aux autorités centrafricaines ”.

L’avocat de JP Bemba est plus qu’optimiste: Il n’y a aucun échec dans cette affaire. Je dois vous rappeler que monsi­eur Bemba bénéficie de la “ présomption d’innocence ”. Pourquoi alors la justice belge n’a-t-elle pas accédé à la demande de mise en liberté provisoire du leader du Mlc ? Me Kilolo explique “ Ce que nous avons demandé au niveau de la Belgique, était simple: une mise en liberté qui lui permet­trait de comparaître libre et de préparer, dans des conditions optimales de proximité avec ses avocats, la défense.

La Belgique n’a pas estimé pouvoir ré­pondre favorablement à cette demande. Attendons voir dans les tout prochains jours au ni­veau de La Haye. L’avocat se veut critique vis-à-vis de la jus­tice belge. Car estime-t-il, la Belgique n’a pas voulu lui accorder la liberté, ne fut-ce que provisoire, en dépit du fait que la loi belge concernant la coo­pération avec la Cpi le permet.

En effet, la Cour de cas­sation belge avait ouvert mardi la voie au transfèrement de l’an­cien vice-président de la Répu­blique de la Rdc, chargé de l’Economie et des Finances, devant la CPI. Elle rejetait ainsi les recours qu’avaient introduits les avocats de JP Bemba.

(Ern.)

Joachim Diana G./L’Avenir

Last edited: 04/07/2008 15:02:52

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067