Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 06/09/2008 2:48 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Je suis d’abord heureux d’être aujourd’hui aux Écrans noirs, de présenter Ezra. Je vis aujourd’hui à Paris et de plus en plus, je vais vivre entre Paris, le Cameroun, le Bénin, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo et le Nigéria. Émile Abossolo Mbo , acteur camerounais, est l’une des plus grandes réussites du cinéma africain. Parti des planches du théâtre universitaire de Yaoundé au Cameroun pour la France, il y a quelques années, son talent lui vaut aujourd’hui d’être présent sur les écrans de télévisions françaises et africaines dans la série Plus Belle la vie reprise sur TV5. Du 31 mai au 7 juin 2008, Émile Abossolo Mbo est revenu sur le continent africain pour participer à la douzième édition du festival africain de cinéma Écrans noirs 2008. Une opportunité pour AEM qui l’a interviewé.

AFRIQU’ECHOS MAGAZINE (AEM) : Le film "Ezra" dans lequel vous avez joué a été projeté à l’ouverture du festival Écrans noirs, quelle sensation avez-vous ressenti en vous regardant ?

Émile Abossolo Mbo : Ca fait du bien de se voir dans un film, c’est beaucoup de bonheur. Cependant, ce n’est pas parce que je suis dans un film projeté à l’écran, mais parce que je joue un rôle dans un film qui parle des enfants soldats en Sierra Léone comme ça aurait pu être en Angola, au Kenya, au Rwanda, au Congo, en Guinée Bissau, en Érythrée, en Somalie, au Tchad et j’en passe. C’est un sujet qui concerne l’Afrique et qui me tient à cœur. Le film est écrit par Newton Aduaka qui est du Nigeria. Cela est un deuxième motif de fierté pour moi car, c’est un ami. C’est quelqu’un qui a de l’amour pour le cinéma, une passion pour l’Afrique. Ma troisième fierté, c’est que ça se passe chez moi au Cameroun, dans une salle où il y a beaucoup de gens qui me connaissent et des gens que je connais. C’est vraiment un grand bonheur pour moi d’entendre pendant et après la projection, comment le film a été reçu, avec quelle attention et quelle générosité le film a été reçu par le public.

Qu’est-ce qu’un événement comme le festival Écrans noirs apporte à l’acteur que vous êtes ?

Le fait de pouvoir venir avec un film magnifiquement tourné, où nous avons donné tout ce que nous pouvions pour l’interprétation, pour un sujet qui, comme je vous le disais, touche l’Afrique est déjà très bénéfique. Le film sortait à Paris le 4 Juin 2008, et nous l’avons visionné à Yaoundé le 31 Mai. C’est comme une avant-première de projection. Le fait que ça se passe chez moi au Cameroun, sur la terre qui m’a vu naître, sur la terre où j’ai appris l’amour du cinéma, sur laquelle j’ai appris à devenir acteur, c’est très symbolique et ça fait énormément plaisir.

Comment trouvez-vous les Écrans noirs 2008 ?

Émile Abossolo Mbo : C’est la première fois que je viens aux Écrans noirs. Je ne peux que dire mille bravos à Basseck Ba Kobhio et à son équipe, surtout aux bénévoles. Car, je peux dire qu’il y a beaucoup de gens qui travaillent là bénévolement, donnent de leurs temps. C’est un festival qui coûte beaucoup plus d’argent qu’il n’en rapporte. Malgré cela, ça fait 12 ans que Basseck Ba Kobhio et son équipe se débrouillent à le tenir. Je pense que c’est formidable. Quand on connaît les difficultés que ça pose, c’est un exploit permanent, à chaque fois, et j’espère que des festivals comme celui-ci, il y en aura beaucoup d’autres très bien organisés, de mieux en mieux organisés. J’espère que le festival Écrans noirs a encore devant lui, de très longues années.

Si on vous demandait de jeter un regard sur les films camerounais comparés aux autres films programmés à ce festival…

Émile Abossolo Mbo : Pour moi, le cinéma n’est pas un art de compétition. Tous les films que j’ai vus sont à encourager. Ce qui est important avec les Écrans noirs, c’est qu’on peut se rendre compte que, de l’Afrique du Sud à l’Algérie en passant par la Mauritanie, l’Éthiopie, le Cameroun, le Burkina Faso, les différentes cultures en Afrique sont représentées. Ce qui relie le plus l’Afrique, c’est vraiment sa spiritualité, ses différentes formes de culture. C’est l’envie que les uns et les autres ont de se mettre ensemble, de mettre leurs talents et leurs énergies ensemble pour améliorer nos vies chaque jour un peu plus.

Parlez-nous un peu plus de vous ?

Émile Abossolo Mbo : Je suis d’abord heureux d’être aujourd’hui aux Écrans noirs, de présenter Ezra. Je vis aujourd’hui à Paris et de plus en plus, je vais vivre entre Paris, le Cameroun, le Bénin, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo et le Nigéria. Je devais déjà faire un film en RCA avec un jeune réalisateur centrafricain, un autre avec Sylvestre Amossou au Bénin et d’autres films en RDC et au Burkina Faso. Je viens d’avoir des propositions des réalisateurs camerounais mais je ne peux pas en dire plus pour le moment. Mais ces films sont très bien écrits. Il y a donc plein de projets en ce moment. J’ai également écrit un spectacle qui s’appelle Chants de Sons. J’ai joué un spectacle à Paris deux fois dans un musée ainsi qu’à l’ambassade des États-Unis en France et j’aimerais continuer à jouer un peu partout dans le monde.

Entretien réalisé par Mohamadou Houmfa / AEM / MMC

Last edited: 04/07/2008 13:03:42

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067