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“Pour mon premier Olympia, j’avais invité le vieux Tabu Ley, cette fois je viens avec le vieux Faugus et je regrette de n’avoir pas réuni les conditions de faire venir Cosmos Mountouari..." "... Et s’ils étaient vivants, Pépé Kallé, Madilu… ces deux là, j’aurais aimé chanter avec eux ce 12 juillet”.

Ses saillies polémiques sont d’un autre temps, Emeneya a choisi de redonner à sa musique son lustre et sa noblesse d’où, sans doute, ce retour à l’Olympia aux contours d’un pèlerinage avec l’onction de Faugus, un nom méconnu des jeunes générations mais qui a inspiré et arrangé des musiques inoubliables. Souvenez-vous : “ Mokolo nakokufa ”, “ Christina ”… ces tubes éternels de Tabu Ley avaient été arrangés par Faugus. Béni soit donc Kester qui lui offre la lumière, pas n’importe laquelle : celle des projecteurs de l’Olympia. Inviter un artiste reconnu à son concert à l’Olympia, au Zénith ou à Bercy procède généralement plus du marketing que d’une démarche artistique pensée.

Pour sa part, Kester n’a pas sorti Faugus de son chapeau pour “ faire bien ”, il avait déjà sollicité sa science pour les arrangements de son dernier opus “ Le jour le plus long ”.

S’il a été, avec Abeti Masikini, précurseur dans l’introduction des arrangements “ world music ” dans la musique congolaise avec son album “ Nzinzi ”, c’est dans le sacré de cette musique de son pays et auprès des anciens qu’Emeneya retourne modestement réarmer son talent : “ On m’a trouvé quelquefois arrogant, mais sachez que devant de grands et de très bons musiciens, je suis d’une humilité quasi religieuse.

Pour mon premier Olympia, j’avais invité le vieux Tabu Ley, cette fois je viens avec le vieux Faugus et je regrette de n’avoir pas réuni les conditions de faire venir Cosmos Mountouari. Et s’ils étaient vivants, Pépé Kallé, Madilu… ces deux là, j’aurais aimé chanter avec eux ce 12 juillet ”.

Le public aura droit au “ chant d’esclave ” et à la danse “ Pigeon-Pigeon ”

Quand hier, vers 21 heures, Kester était en train de répondre à mes questions au téléphone, son orchestre était en pleine répétition et j’entendais jouer “ Kimpiatu ”. Il semble donc clair que ce chanteur va faire la promotion de son dernier album à l’Olympia mais sans oublier de passer en revue les joyaux de la discographie de Victoria Eleison depuis l’époque de “ Jésus et ses douze apôtres ”. Mais Emeneya s’affiche curieux, insatiable et annonce de l’inédit : “ Je vais offrir à mon public un chant d’esclave de pure beauté accompagné d’un saxophoniste de très haut niveau ” (allusion à Manu Dibango, son autre invité ndlr).

Un concert c’est aussi un spectacle qui doit être beau à regarder, à vivre. Kester le sait et s’y est préparé avec tout son groupe : “ On nous a dénié la paternité de la danse Kotazo, nous revenons avec Pigeon-Pigeon et vous m’en donnerez des nouvelles. Par ailleurs, en matière de son et de lumière, on saura allier talent, technicité et professionnalisme. Dario Kindongo, le meilleur promoteur congolais, a mobilisé des moyens importants, tout est réuni pour que le concert reste dans les annales de notre musique ”.

Pour ramener la musique congolaise à l’Olympe, au sommet de cette montagne d’où elle est redescendue pitoyablement ? Rendez-vous le 12 juillet.

Botowamungu Kalome / AEM / MMC

Last edited: 05/07/2008 17:36:32

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