Les étudiants en sciences politiques et administratives de l’Université de Kinshasa ont salué sans tarir d’éloges l’acte patriotique posé par le président de l’Assemblée nationale qui vient, en effet, d’assurer par ses propres fonds la réhabilitation de l’auditoire G1 de cette Faculté.

Ailleurs, une plaquette sur que les travaux de réhabilitation ont été rendus possibles par Vital Kamerhe. Mais, à l’Université de Kinshasa, l’intéressé n’a pas voulu la publicité sur l’acte qu’il vient de poser. A son initiative personnelle, l’auditoire de G1des sciences politiques et administratives a été réhabilité et inauguré, le 13 juin dernier.
Ces travaux interviennent après le passage de la commission parlementaire conduite par le député Denis Kambay, lui-même ancien de l’Unikin (en droit) comme Vital Kamerhe (en économie). On se souvient, cette commission avait dressé un état de lieux déplorable de ce qu’est devenu l’Unikin.
Certes, à la “ Colline inspirée ”, l’on reconnaît les efforts du chef de l’Etat, Joseph Kabila, pour la réhabilitation des infrastructures, notamment aux Homes 10 et 20, ainsi qu’au Home 150 des filles. Mais l’Unikin, déjà cinquantenaire, a plus besoin d’une cure de jouvence. Le danger érosif guette le site. La pression démographique a des effets néfastes sur les infrastructures.
La garde universitaire, sur l’ordre des autorités académiques a entrepris de démolir toutes les “ constructions anarchiques ” (boutiques et cabanes de fortune) érigées sur le campus. Par ailleurs, source de revenu pour les mêmes autorités et la coordination estudiantine. Ces “ petites maisons ” représentent un danger permanent: mauvais raccordement électrique, cause parfois d’incendies; nuisances de tous genres.
La Crasse
Construit en 1954, l’ex-université Lovanium, accueille 500 professeurs, près de 1.000 chefs de travaux et près de 1.700 assistants. Avec autant de personnel administratif, l’université de Kinshasa dont la capacité est de 5.000 étudiants, en compte actuellement 25.000 pour 10 facultés droit, lettres, sciences agronomiques, psychologie et sciences de l’éducation reconnues comme les anciennes facultés.
A cela s’ajoutent la médecine, les sciences pharmaceutiques, la polytechnique, les sciences économiques et de gestion, les sciences sociales, administratives et politiques et les sciences. Les auditoires sont actuellement populeux et archicombles.
Les salles disposées à accueillir 500 étudiants, en reçoivent désormais plus de 1.500. D’où, la dégradation rapide des infrastructures et équipements. Les conditions d’hygiène laissent à désirer. Cela fait des lustres que les bâtiments ont été repeints, les fosses septiques vidées... La plomberie est un véritable désastre dans les homes des étudiants. La vétusté de la tuyauterie laisse échapper les eaux usées et de toilette, répandant ainsi de mauvaises odeurs...
(Ern.)Florian Fimbo Ebubu/Le Soft
Last edited: 02/07/2008 17:07:56