Les artistes musiciens ont introduit des cris et des paroles obscènes qui blessent et heurtent les bonnes consciences et des danses que certains musiciens ont complètement désacralisé par des gestuels indécents.
Le monde entier a célébré le 21 juin dernier, la Journée internationale de la musique. Plusieurs manifestations ont été, à cet effet, organisées dans différents pays du globe pour honorer l’art d’Orphée et ainsi lui donner un sens. En République démocratique du Congo, bien que rien de solennel n’ait été fait, cette journée n’est pas passée inaperçue.
Le ministre en charge de la Culture et des Arts, Esdras Kambale a adressé un message à la nation, depuis la cité de Gungu, où il se trouvait pour patronner le Festival culturel de Gungu dans la province de Bandundu. Dans cette cité, des groupes folkloriques de provinces du Bandundu du KasaïOccidental et de Kinshasa se sont donnés rendez-vous le 22 juin 2008.
Dans son adresse à la nation, le patron de la culture et des arts dans notre pays, n’a pas manqué de vanter les vertus de la danse et des chants. Qui sont des valeurs caractéristiques qui accompagnent l’homme durant toute sa vie.
En même temps qu’il le plonge dans un univers de rêves où l’homme exprime ses sentiments profonds. Il a aussi rappelé l’une des grandes vertus de la musique qui, dans son essence, adoucit les mœurs. Mais il a cependant fait un constat amer dans la société congolaise où l’immoralité a envahi la musique.
Les artistes-musiciens ont introduit des cris et des paroles obscènes qui blessent et heurtent les bonnes consciences. Il en est même pour les danses que certains musiciens ont complètement désacralisé par des gestuels indécents et par moment scandaleux qui ne valorisent pas les mœurs africaines.
C’est pour justement lutter contre ces anti-valeurs, que le ministre de la Culture et des Arts, s’est résolu de sanctionner les musiciens et orchestres qui ont, à travers leurs chants et danses enfreint les bonnes mœurs. Beaucoup de chants et clips lancés récemment sur le marché du disque, ont été tout simplement interdits.
Mesures qui doivent servir de leçon à ces artistes qui se croient tout permis. Afin qu’ ils comprennent une fois pour toute qu’ils ont en leur qualité de leader d’opinion et de phare de la société l’obligation et le devoir de produire une musique saine et éducative qui élève l’homme et lui apporte un plus.
Poursuivre la lutte
Mais malgré toutes ces mesures et sanctions administrées aux musiciens récalcitrants, le ministère de la Culture et des Arts, a dit M. Esdras Kambale, est loin d’avoir remporté la victoire, car l’immoralité, souligne-t-il, semble avoir encore de beaux jours devant elle.
Voilà pourquoi, il appelle les institutions publiques, les animateurs de la Société civile, les écoles, les parents à s’impliquer dans la lutte contre l’immoralité dans la musique. C’est une tâche qui ne relève pas du seul gouvernement. Elle concerne tout le monde et l’avenir de notre pays en dépend aussi.
Une société qui perd les repères morales bascule dans la jungle, fait insulte à la nation et expose la population à la déperdition, a dit le ministre de la Culture qui pense que le pays peut détenir tout l’or du monde, mais si la morale est absente, tous les efforts seront voués à l’échec.
(Milor)Jean-Pierre Seke/L’Observateur
Last edited: 01/07/2008 18:21:48