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Gros nuages sur les négociations devant mener à la conclusion d’ un nouvel accord formel entre la RDC et le FMI. Le séjour à Kinshasa de la délégation dépêchée par Washington n’ a pas trouvé convaincantes les clarifications leur apportées par Kinshasa sur les contrats chinois. Tout est à refaire. Les experts du département. Afrique du Fonds monétaire in­ternational sont partis de Kins­hasa le dimanche 29 juin 2008 sans donner une quelconque as­surance sur la relance des négo­ciations avec la partie congolaise pour la conclusion d’un second programme triennal avec la République démocratique du Congo.

En effet, la délégation du FMI, dépêchée du 18 au 29 juin 2008, sous la conduite de Brian Ames, n’a pas jugé convaincantes les “ clarifications ” apportées par le gouvernement sur les contrats chinois. Conséquence, “ Il est encore trop tôt de parler des négociations d’un nouveau programme avec la RDC ”, a déclaré Brian Ames au sortir dimanche, du dernier entretien avec la Troïka écono­mique et financière du gouvernement, composée des ministres du Budget et des Finances ainsi que du gouverneur de la Banque centrale du Congo.

L’on est donc revenu à la case départ les explications de Kinshasa n’ayant pas pu faire fléchir les experts du FMI pour ouvrir la voie à des négociations directes en vue d’un nouvel ac­cord formel devant engager le FMI et la RDC au litre de la fa­cilité pour la réduction de la pau­vreté et pour la croissance
(FRPC).

“ Mission  de chercher et d’explications ”. C’est les termes choisis par Brian Ames pour justifier leur présence à Kinshasa entre les 18 et 29juin 2008. Nulle part donc l’expert de Kinshasa n’a fait allusion à d’éventuelles négociations. La primeur d’une telle démarche revenant à Washington, après avoir recueilli des explications nécessaires sur les implications macro-économi­ques des prêts chinois et leur implication sur la soutenabilité de la dette.

C’est dire que Kinshasa n’a pas convaincu. La Commis­sion interministérielle de  suivi des programmes conclus avec les ins­titutions financières internationa­les (CISPI) doit encore affûter ses armes et réunir tous les élé­ments de défense pour répondre aux exigences du FMI. A ce su­jet, Brian Ames a été plus que direct. “ Il y a quelques questions qui restent à clarifier concernant les implications macro-économiques ” des con­trats chinois, a fait observer l’ex­pert du FMI. Une façon, sans doute, de dire que le FMI n’a pas trouvé satisfaction aux éléments de réponse lui présentés par le gouvernement congolais durant leur séjour à Kinshasa.

Résultats satisfai­sants, mais...

Concernant l’exécution du Programme suivi par les servi­ces du FMI (PSSF), la déléga­tion a noté des progrès significa­tifs durant le 1er semestre 2008, jugeant ses résultats “ satisfaisants ”.

Aussi, les rapports FMI­-RDC semblent avoir changé de camp. Les discussions pour un éventuel programme triennal avec le FMI ont tout l’air d’avoir changé de tournure. Car, sur les fondamentaux des critères fixés par le FMI pour prétendre à un nouvel accord avec la RDC, tout est au vert. Difficile donc de se fixer sur ce qui bloquerait exac­tement la conclusion d’un nou­veau programme triennal ?

C’est finalement dans les contrats chinois que le FMI pense avoir trouvé l’arme de dissuasion pour faire plier Kinshasa. Ainsi des négociations d’un programme triennal se trouvent presque au point mort. Et, on tend de plus en plus vers un langage des sourds entre les deux parties Kinshasa continuant à soutenir le caractère “ irréver­sible ” des engagements sous­crits avec la Chine, alors que de l’autre côté, le FMI souhaite leur renégociation pour mieux les ar­rimer aux options fondamentales du programme triennal à con­clure au titre de la FPRC.

On est bien en face d’une impasse qui, malheureusement, ne profite nullement à la RDC. Par le fait que l’inexistence d’un accord entre le FMI et la RDC a pour conséquence prévisible le gel des financements extérieurs, donc des appuis budgétaires, et éventuellement la fin du rêve de réaliser les conditions pour pré­tendre au point d’achèvement. Mais, le plus dur, c’est évidem­ment le service de la dette exté­rieure qui obligera la RDC à se dessaisir d’une bonne partie de ses maigres ressources pour ré­pondre aux exigences de ses créanciers.

Il reste donc à espérer que Kinshasa parviendra à donner des “ clarifications nécessaires ” pour amener le FMI à en­gager de nouvelles négociations d’un programme triennal. Pour l’instant le point n’est pas à l’or­dre du jour, a rassuré Brian Armes.

Signature d’un accord de la réalisations des projets d’infrastructures au Congo

Le ministre congolais des In­frastructures, Travaux publics et reconstruction (ITPR), Pierre Lumbi a procédé le samedi 28 juin 2008 à la signature de l’ac­cord pour la réalisation des projets d’infrastructures en Républi­que démocratique du Congo et des contrats des travaux sur les axes “ Route “ périphérique Sud-Ouest de Kinshasa (Kintambo magasins-pompage- Ngombe Lutendele), bitumage du tronçon beni-Niania. Tronçon routier Lubumbashi-Kasumemo-Kasenga, hôpital central de Kinshasa ”.

Le salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa (GHK) a servi de cadre à cette cérémonie qui, selon le groupement des entre­prises chinoises, marque un début de la coopération qui permet­tra de promouvoir le développe­ment social et le progrès écono­mique de la RDC.

Sur les quatre contrats prévus, trois seulement ont été signés. Notamment ceux relatifs aux travaux de réhabilitations et de modernisation de la route pé­riphérique située au Sud-Ouest de  la ville de Kinshasa sur le tronçon Kintambo magasins-Pom­page-Ngombe Lutendele ; le tronçon routier Lubumbashi­ Kasurnemo-Kasenga au Ka­tanga et la construction d’un hô­pital moderne à Kinshasa, d’une capacité de 450 lits avec 2.000 consultations par jour.


Selon le ministre congolais des ITPR, les deux parties (con­golaise et chinoise), ne s’étant pas mis d’accord sur les clauses du contrat de bitumage du tron­çon compris entre Beni-Niania à l’Est de la RDC, ce dernier pourra être signé dans les jours qui suivent la signature des trois autres contrats. Le temps pour les contractants de se mettre d’accord.

Quant à Wu Zexiani, am­bassadeur de la République populaire de Chine en RDC, il a exprimé sa joie de voir les ac­cords initiés il y a quelques mois par le gouvernement congolais avec le groupement d’entrepri­ses chinoises, arriver à leurs pha­ses d’application réelle. Pour le diplomate chinois, la réalisation de ses accords qui se situent dans le cadre de la coopération sino-­congolaise doit être accomplie dans un esprit coopératif et avec une volonté ferme et tout passera dans le bonnes con­ditions ”.

Li Chang Jin, président di­recteur général de l’entreprise China railway group limited (CREC), s’est penché sur les catastrophes qui ont frappé der­nièrement la République popu­laire de Chine. Selon cet entre­preneur chinois, “  malgré toutes ces (difficultés, les entrepre­neurs chinois sont déterminés à respecter les engagements pris avec la RDC ”.

D’autre part, Li Yaoping, représentant du groupe Sino­hydro, a fait savoir qu’ils s’agit là d’un projet de travaux systématiques caractérisés à la fois par an esprit économique et social. Avec la mise en va­leur de ces accords, plusieurs secteurs connaîtront un développement considérable en RDC ”.

La Banque mondiale veut renforcer son partenariat avec Kinshasa

Le renforcement du partenariat avec la RDC demeure une clé de réussite de différents projets dans un contexte post-conflit. a indiqué le vice-président et res­ponsable des operations de la Banque mondiale. Jeffrey S. Gutman et la presse congolaise, le week-end dernier à la repré­sentation de la Banque mondiale dans la commune de la Gombe.

L’hôte de la RDC s’est dit satisfait à l’issue de son séjour de trois jours. Il était avant tout question d’échanger avec les structures Congolaises y compris la Société civile pour  comprendre les défis de développement de la RDC dans un environnement de pays post-conflit ”,a-t-il dit.

Pendant trois jours, il a échangé avec certains membres du gouvernement notamment le ministre du Plan et celui des Finances. D’autres responsables des communautés des bailleurs de fonds ont été consultés à ce sujet dans la perspective de la coordination de différents projets étant donné la taille de la RDC appelé à faire face à plusieurs défis après la période de conflit.

L’un des temps forts du séjour de l’émissaire de la BM était la visite de la ville de Kisan­gani dans la province Orientale. A ce sujet, le vice-président de la Banque mondiale a palpé du doigt le projet de réhabilitation d’une route d’intérêt national fi­nancé par la Banque mondiale ainsi qu’un projet de démobilisa­tion d’anciens miliciens qui exer­cent différents métiers devant les aider à améliorer leurs conditions de vie.

“ Aujourd’hui, l’impact de la réhabilitation de ce tronçon selon les habitants se fait sentir dans la mesure où la population qui était habitué à l’équivalence de 10 dollars américains pour se déplacer ne paie plus que 2 dollars ”, a dit Jeffrey S. Gutman. En dé­pit de cette réalisation qui sou­lage tant soi peu la population bénéficiaire, la presse est reve­nue à la charge pour critiquer les actions de saupoudrage actuellement menées par la Banque mondiale au lieu de se consacrer aux projets durables à impact vi­sible.

A toutes ces critiques, l’hôte de la RDC a fait savoir que la RDC qui sort d’une situation post-conflit et en rapport avec sa taille d’un sous-continent a des besoins énormes. L’un des ob­jectifs de la Banque mondiale consiste à transférer le savoir­ faire pour aider le pays à bien gérer ses propres programmes. L’essentiel étant de tenir compte de l’efficacité, La qualité, la com­pétitivité et la transparence.

(Milor)

Le Potentiel

Last edited: 01/07/2008 17:20:41

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