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Bonjour | 07/09/2008 1:32 | English Make DC Home page | RSS feed

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La République démocratique du Congo et la Géorgie sont épinglées pour avoir amélioré leur gouvernance dans le domaine de la qualité de la réglementation. La bonne gouvernance, on en parle souvent comme un slo­gan, une critique généri­que contre le gouverne­ment. Pour l’opposition congolaise, la mauvaise gouvernance étant une nature du gouvernement, il est impossible que ce­lui-ci ait fait  moindre progrès dans ce domaine.

Le rapport de la Banque mondiale dément donc certaines théo­ries pour l’immobilisme et la léthargie dont souffrirait ce gouver­nement.

Quels sont le mérite et l’importance des in­dicateurs ainsi définis par le B M ? Pour Shiomo Yitzhaki, Direc­teur du Bureau central de statistique d’Israël et professeur d’économie a l’Université hébraïque, “ Ce rapport représente le nec plus ultra en matière d’éla­boration d’indicateurs périodiques de gouvernance qui peuvent aider considérablement les analystes politiques et les déci­deurs dans l’évalua­tion des performances de leurs pays. Exceptionnel­lement, il rend publiques les données agrégées et désagrégées, ainsi que les marges d’erreur estimatives pour cha­que pays. Incontestablement, il établi la, norme pour la transparence des données ”.

En effet, la Banque mondiale a publié la version actualisée pour l’année 2008 des Indicateurs de gouvernance dans le monde. La liste des pays lauréats de la bonne gouvernance a été établie par des chercheurs de la Banque mondiale. On découvre dans ce document que les gouvernements de nombreux pays en développement ont fait des progrès remarquables dans la lutte contre la déception. Certains d’entre eux ont même obtenu des ré­sultats comparables à ceux des pays riches pour l’ensem­ble des paramètres de la gouvernance.

A cette occasion, Da­niel Kaufmann, un des auteurs de ce rapport a fait la déclaration selon laquelle certains pays progressent ra­pidement dans le domaine de la gouvernance, notamment en Afrique, ce qui montre qu’un certain degré d’afro­ optimisme ” serait démise.

Le Directeur de la gouvernance Institut de la Banque mondial également a remarqué que les don­nées qui ont permis d’établir ces indicateurs ont égale­ment fait apparaître des diffé­rences sensibles, entre les pays, voire entre les pays voisins au sein de chaque con­tinent.

Ainsi, a-t-il poursuivi : “ Les progrès sont en rapport avec les réformes dans les pays où les dirigeants politi­ques, les décideurs, la so­ciété civile et le secteur privé considèrent la bonne gouvernance et la lutte con­tre la corruption comme des facteurs indispensables à une croissance durable et partagée. ”

La bonne gouvernance pas une affaire des riches

Contrairement à une certaine opinion qui fait croire que la gouvernance ne con­cernerait que les pays en voie de développement, le rapport de la Banque mondiale souli­gne que la bonne gouvernance peut se remar­quer dans des pays à tous les niveaux de revenu. Il précise que certaines économies émergeantes ont obtenu des résultats similaires à ceux des pays riches dans les do­maines des de  la  gouvernance.

Le rapport épingle plus d’une douzaine de pays émergeants dont la Slovénie, le Chili, le Botswana,  l’Esto­nie, l’Uruguay, la République tchèque, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Maurice et le Costa Rica qui ont réalisé; sur certains aspects des de la gouvernance, des perfor­mances supérieures à celles des pays industrialisés comme la Grèce ou l’Italie.

Au cours de la période 2002-2007, les Indica­teurs ont fait apparaître des améliorations sensibles de la gouvernance, mais aussi une dégradation de la situation dans certains cas. En ce qui concerne l’indicateur “ Voix citoyenne et responsabilité ”, le rapport mentionné des pays comme l’Ukraine et Haïti. En ce qui concerne l’indicateur Stabilité politique et absence “ de violence ”, il est men­tionné des pays comme l’Ar­gentine. Dans le domaine des améliorations au plan de la Lutte contre la corruption, sont citées la Géorgie et la Tanzanie.

Les mauvais points

Il est vrai qu’il n’y  a pas une bonne gouvernance totale. Ainsi donc des pays qui font des progrès dans un domaine, peuvent faire piètre fi­gure dans l’amélioration d’autres indicateurs de bonne gouvernance. Il y a des pays qui dans l’ensemble ont soit régressé soit fait du sur place. C’est ainsi qu’en dépit des acquis, en  matière de gouvernance dans certains pays  la qualité générale de celle-ci à travers le monde ne s’est pas véritablement amé­liorée au cours de la dernière décennie.

Si certains pays ont enregistré de bons résultats, d’autres, en nombre égal, ont vu leurs performances se dé­grader sur plusieurs aspects de la gouvernance. Il s’agit particulièrement, selon le rap­port de la Banque mondiale, du Zimbabwe, de la Côte d’Ivoire, de Bélarus, de l’Erythrée et du Venezuela. Quant à d’autres, ils n’ont montré aucun changement significatif au cours de ces der­nières années.

Les réformes, cause d’amélioration de la Gouvernance

Les chercheurs de la Banque mondiale sont arrivés au constat selon lequel, les pays qui ont amélioré leur gouvernance, sont ceux qui se sont engagés dans des ré­formes courageuses.

Ainsi donc les indica­teurs donneraient à penser que les réformes peuvent per­mettre d’améliorer la gouvernance. Et le rapport in­dique qu’au cours de la décen­nie 1998-2007, des pays de toutes les régions ont affiché des améliorations sensibles de la gouvernance. Cela en dépit du fait que certains étaient d’un très faible niveau. Il est mentionné ci­-dessous les pays et les do­maines dans lesquels ils ont fait des progrès.

Ghana, Indonésie, Libé­ria et Pérou (pour la catégorie “ Voix citoyenne et responsa­bilité ” ) Rwanda, Algérie et An­gola (pour la stabilité politi­que et Absence de violence! Terrorisme ”); Afghanistan, Serbie et Ethiopie (pour l’efficacité des pouvoirs publics) Georgie et République démocratique du Congo (pour “ la qualité de la réglementation ”) ;

Tadjikistan (pour l’Etat de droit) ; et Liberia et Serbie (pour la lutte contre la corruption).

Susciter le débat

Pour l’Aart Kraay, écono­miste principal du groupe de recherche sur le développe­ment de la Banque mondiale : “ Les Indicateurs de gouvernance dans le monde et d’autres mesures permettent de susciter le débat public sur les enjeux et les succès de la gouvernance. “ Il poursuit en disant ”... qu’en même temps, le débat sur une gouvernance fondée sur des mesures em­piriques doit faire preuve de réalisme concernant les limi­tes des données existantes. A cet égard, il importe que les utilisateurs prennent au sé­rieux les marges d’erreur si­gnalées dans les Indicateurs de gouvernance dans le monde, marges d’erreur qui traduisent les difficultés inhérentes aux mesures de la gouvernance au moyen d’un type quelconque de données.

Gouvernance et lutte contre la pauvreté

L’étude que la Banque mondiale vient de publier cette année est la septième consa­crée à la mise à jour des In­dicateurs de gouvernance dans le monde. Cette étude, précise-t-on, est l’aboutisse­ment d’une longue décennie de travail des chercheurs. Ceux qui veulent en savoir plus, sont invités à consulter site    web : www.govindicators.org. Ces indicateurs couvrent 212 pays et territoires et se fondent sur 35 sources de données diffé­rentes. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été interrogées dans le monde entier au cours de l’enquête dont des milliers d’experts des secteurs privé public et des ONG.

Améliorer la gouvernance, souligne le rap­port, aide à combattre la pau­vreté et la relever les condi­tions de vie. Dix années de recherche ont montré qu’une meilleure gouvernance favo­rise le développement, et non l’inverse. L’amélioration de la gouvernance par un écart type entraîne une baisse de deux tiers de la mortalité in­fantile et une augmentation à long terme  du revenu d’envi­ron 300 %. Une telle amélio­ration est possible puisqu’il s’agit juste d’une petite diffé­rence entre les meilleurs et les plus mauvais élèves.

Par exemple, concer­nant l’Etat de droit, un écart type est tout ce qui sépare la très mauvaise note de la So­malie ou de l’Afghanistan de celle de pays comme le Kenya et la Bolivie, où les notes de ces derniers pays de cel­les du Ghana ou de 1’Egypte, où ces deux pays à leur tour, du Portugal ou de l’Estonie, ou encore le Portugal et l’Es­tonie des meilleurs perfor­mants comme le Danemark ou la Suisse.

Il a également été éta­bli que la bonne gouvernance améliore sensiblement l’effica­cité de l’aide au développe­ment en général, et des projets financés par la Banque en particulier. En ce qui concerne la Rdc, on peut dire que l’indi­cateur dans lequel elle réalise de bons résultats, est un in­dicateur prometteur. Car, cet indicateur pose les bases du développement du pays dans la mesure où c’est par la réglementation que l’on peut améliorer les autres indica­teurs. Il suffirait pour cela que la paix revienne totalement au pays.

Joachim Diana G./L'Avenir


Last edited: 26/06/2008 17:05:54

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